Sur une pancarte, samedi, on pouvait lire : « Ne vous suicidez pas, rejoignez-nous ».
Qui en a parlé ? Aucun média officiel. Il est donc injuste et malhonnête de ne retenir que : « suicidez-vous ». Ceux qui n’ont retenu que « suicidez-vous » – de la police ou pas – ont voulu exploiter ce fait ; ils se font ainsi les complices d’un pouvoir criminel en refusant de désigner clairement les vrais responsables de la situation inquiétante aujourd’hui en France.
Les suicides dans la police – 28 depuis le début de l’année -, dans la fonction publique, chez les agriculteurs… sont le résultat des méfaits d’un pouvoir sourd, méprisant ; d’un pouvoir au service des profiteurs du monde capitaliste pour qui la vie humaine ne compte pas : pas plus celle des gilets jaunes que celle des policiers !
Un pouvoir qui effraie les gens avec une dette/racket, qui parle profit, rentabilité, compétitivité, et des « pauvres » riches qu’il faut ménager pour qu’ils s’enrichissent toujours plus au lieu de s’attaquer aux injustices qui sont la source de tous les problèmes que nous vivons en France…
Nous sommes au sixième mois de mobilisation – du jamais vu – et nombreux ont été les appels lancés en direction de la police, des forces de l’ordre pour qu’ils soient solidaires du mouvement : « la police avec nous ; songe, policier mon frère, toi qui ne fais qu’obéir… ; désobéissez ; toi tu es mon frère, ma sœur et moi qui suis-je pour toi ; ne vous suicidez pas, rejoignez-nous… » ; et la réponse des mercenaires est venue, brutale, criminelle : plus de 20 morts dont une personnes directement touchée par un projectile ; combien d’éborgnés, de mains arrachées, de visages défigurés, de crânes fracassés, de personnes blessées, gazées dont des handicapés, des femmes enceintes, des enfants ?! Sans parler des embastillés.
Ils ont « réussi » à faire de vous des monstres décervelés, pour des primes tâchées de sang : sang d’innocents… Un CRS se vante même de toucher 500 euros par samedi !
Comment pouvez-vous vous regarder dans une glace sans être effrayés ? Comment pouvez-vous affronter le regard de vos proches, celui de vos enfants à qui vous apprenez à ne pas mentir en sachant que vous mentez au sujet des Gilets Jaunes ; en sachant que vous êtes au service d’un pouvoir fait de criminels, de voleurs, de menteurs ; un protecteur de voyous à l’image de Benalla largement gâté… Pour acheter son silence, l’Elysée est allé jusqu’à falsifier une vidéo qui constitue un élément de preuve accablant pour cet individu…
Des magistrats s’inquiètent à juste titre de « l’évolution de la République française vers un Etat policier » ; des journalistes indépendants se plaignent des violences policières, (voir le communiqué du Syndicat National des Journalistes).
Vous-mêmes avez été touchés par des violences ; mais combien d’éborgnés, de mains arrachées parmi vous ? Aucun, aucune !
Pourquoi ce déchaînement de violences contre des femmes et des hommes à terre dont le crime est de refuser la soumission et de lutter pour le bien de tous ?
Si « ce que réclamaient les Gilets Jaunes était justifié et légitime au début…», pourquoi les avoir traité avec mépris ?
Macron a – sans doute – reçu l’ordre de lâcher du lest et c’est ce qu’il va présenter jeudi prochain en essayant de manœuvrer comme d’habitude en déshabillant Pierre pour habiller Paul, sans toucher aux profits ni aux privilèges des nantis… Le but est de diviser le mouvement pour le démobiliser mais les gilets jaunes ne seront pas dupes !
Ce petit p est illégitime pour proposer quoi que ce soit : il est l’ordonnateur de crimes exécutés par Castaner… Leur place est devant une justice indépendante ! Il est temps pour les républicains d’entre vous, mesdames et messieurs les policiers, de les arrêter et de les remettre à la justice…
Si vous voulez sauvez votre honneur et votre image, c’est maintenant !
HB