L’Assemblée des gilets Jaunes à Saint Nazaire : L’affirmation d’un tournant anticapitaliste

Le week-end dernier, s’est tenue la deuxième « assemblée des assemblées » des Gilets Jaunes. Durant trois jours, 800 personnes, venant des quatre coins de la France et représentant plus de 250 délégations, ont débattu, échangé et partagé sur la situation du mouvement et ses perspectives d’avenir. Si ils reconnaissent subir la fatigue, alors que se profilent le XXIIème acte ce samedi, la détermination et la fougue de tous les présents sont grandissantes.

Si les uns et les autres ne sont pas tous d’accord sur les modes d’action ni même sur ce que doit être le but de ces assemblées des assemblées (doivent t-elles être uniquement des assemblées de discussion, ou doivent t-elles permettent de structurer démocratiquement le mouvement des gilets jaunes à l’échelle nationale ? Et si c’est le cas, comment gérer le cas des représentants ?), tous sont néanmoins d’accord sur le fait qu’il y a un ennemi commun : « le système ». Et un objectif prioritaire de base qui est celui de faire tomber Macron et ses réformes.

Il y a aussi la volonté de continuer ce qui avait été commencé avec « l’appel de Commercy », lors de la première assemblée des gilets jaunes à Comercy en Janvier, qui réunissaient seulement 200 délégués de 75 assemblées. A l’époque déjà, la première AG des AG avait vu les débats pencher fortement vers des thématiques et valeurs « de gauche » : sur la répartition des richesses, la question du mal logement, l’opposition aux violences policières, la convergence des luttes… Et les grandes revendications qui furent retenus à la fin : « Nous nous révoltons contre cette société profondément injuste, contre la vie chère, la précarité, la misère. Nous voulons pour nos proches, nos familles, et nos enfant vivre dans la dignité. 26 milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité, c’est inacceptable. Partageons la richesse. Nous exigions l’augmentation immédiate des salaires, des minimes sociaux, des allocations et des pensions, le droit inconditionnel au logement, à la santé, à l’éducation, des services publiques gratuits, et pour tous! » rappelle une gilet jaune.

Une autre camarde rappelle l’ampleur de la répression, dénonce la loi « anticasseurs « (finalement promulguée ce jeudi), et réclame la fin de l’impunité pour les forces de l’ordre, et l’amnistie pour toutes les victimes de la répression ».

A Saint-Nazaire, l’objectif était donc de continuer à structurer et organiser un espace de cohésion nationale. Un espace qui soit totalement horizontal, qui permette de faire émerger des propositions allant dans le sens de la population. Tout le contraire du « Grand Débat », que les gilets jaunes jugent unanimement comme étant une mascarade. Mascarade qui, sur le dos du contribuable (12 millions d’euros mobilisés) vise à attribuer le beau rôle à Macron en dépeignant les gilets jaunes (et l’opposition en générale) comme étant non représentatifs et leurs propositions dangereuses et irréfléchies.

Les gilets jaunes ont aussi, à cette occasion, rappelé leur attachement aux valeurs d’égalité entre tous et toutes, que pour la majorité d’entre eux ils portent des valeurs qui ne sont ni racistes, ni sexistes, ni LGBTIphobes, contrairement à ce que s’entête à dire le gouvernement.

Les différents thèmes de débat ont été répartis en 9 ateliers : « Stratégies », « actions », « revendications », « communication », « élections européennes », « faire face à la répression policière », « assemblée et municipalisme », « convergences écologiques », « comment ouvrir d’autres maisons du peuple ».

Sur ce dernier point, il y a un truc vraiment « stylé » qui s’est fait à Saint-Nazaire : depuis le 17 novembre, les Gilets jaunes occupent un bâtiment abandonné, qui était auparavant un pôle emploi. C’est devenu le lieu principal d’organisation du mouvement à Saint-Nazaire. Ce squat a permis de récréer des liens de solidarité pour les personnes qui sont  en lutte, alors même que certains sont dans une extrême précarité et dorment dans leur voiture. Ce squat autogéré, imprégné par la culture ouvrière et le syndicalisme, est pourtant menacé d’expulsion par le préfet du département. Mais les Gilets jaunes de Saint-Nazaire ont le soutien des dockers, qui menacent de se mettre en grève en cas d’agissements des forces de l’ordre. C’est donc dans ce squat; que les maçons ont du agrandir pour l’occasion, que s’est tenue cette AG des AG. L’un des objectifs, c’est d’arriver à recréer ces espaces autonomes de lutte et de sociabilité dans d’autres villes…

Un autre objectif est celui de parvenir à sensibiliser toutes les personnes qui ne sont pas encore « Jaunes ». Pour cela, une semaine d’actions, lors de la semaine du 1er mai est prévue (en référence à la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs). A été également évoquée la nécessité de s’unir et de « converger » avec les autres mouvements de contestation, pour ramener du monde sur les ronds-points (comme le mouvement des enseignants en lutte contre les réformes Blanquer, ou le mouvement des jeunes pour le climat). Définir de nouvelles formes d’actions semble important aussi, l’occupation de rond points ne recentrant plus le même succès qu’au début du mouvement.Le besoin de pluralité d’action aussi. A plus long terme, la date du G7 en août à Biarritz est évoquée.

En ce qui concerne les élections européennes, tous sont d’accord, là aussi, sur le fait que c’est une mascarade et que les listes autoproclamées « Gilets Jaunes » ne sont pas représentatives. Du coup, il faut profiter de cette échéance pour dénoncer la politique ultra-libérale et antidémocratique de l’UE. Les actions coup de poing et les actes de sensibilisation doivent continuer à se multiplier.

Si la prochaine assemblée est programmée pour la fin du printemps, la couleur de ce mouvement dont l’assemblée a réaffirmé les valeurs sociales et de lutte des classes, laisse présager des lendemains qui chantent pour la lutte. Et comme le montre cette assemblée, la réappropriation par le peuple de sa démocratie, par le biais de nouvelles formes de démocraties participatives, doit être à même de parvenir à structurer le mouvement des gilets jaunes afin qu’il puisse devenir un mouvement offensif (et non plus seulement un mouvement défensif visant à essayer d’enrayer les attaques sociales des gouvernements), qui vise à abattre le système oligarchique bourgeois et à le remplacer par une société plus égalitaire et plus libre, où chacun oeuvre pour le bien commun.

Et si, ces assemblées autonomes et ouvrières avaient les cartes en main pour propager l’insurrection que l’on attend depuis des décennies ? Et si, ceux qui ne sont rien parvenaient à tout renverser ?

 

Lucas Silva

Valrose : en face du château, les murs prennent l’eau…

Valrose, la fac de Sciences de Nice, est souvent considérée comme étant la plus belle université de France, où le cadre de travail est le plus idéal.

Il y a de quoi ! Un décor tellement magique que le grand château, le petit château, le parc, les jardins et ses statues sont classés « monuments historiques » depuis 1991.

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Pourtant, la réalité étudiante est bien différente. En face du « château » bien conservé et d’une grande beauté, les immeubles de l’université prennent l’eau et les façades font sale mine …

Etat Valrose

D’un côté, une administration vivant dans un décor de rêve, abritant les futurs ministres de l’enseignement supérieur (Frédérique Vidal, actuelle ministre, était présidente de l’Université de Nice avant 2017). De l’autre, des étudiants travaillant dans une barre de plus en plus insalubre, avec peu de confort.

Le « rayonnement de l’université », tant promu par la présidence, ne se retrouve plus du tout dans l’entretien des bâtiments. Encore moins dans l’apprentissage, de plus en plus délaissé par manque de moyens.

Pour rayonner, vaut mieux se restreindre à regarder le ciel azuréen !

 

Joseph. P

Macron, vous êtes misérable, méprisable et maintenant criminel : PRENONS NOTRE DESTIN EN MAIN POUR BÂTIR UN MONDE JUSTE ET HUMAIN !

Macron… Macron, vous êtes misérable, méprisable et à maintenant criminel !

Je ne vous dis pas merci. Pourtant, vous avez réussi – malgré vous – à libérer des femmes et des hommes qui font partie d’un peuple longtemps enchaîné. Enchaîné par un climat de terreur entretenu volontairement, et par cette illusion en faisant croire qu’il suffit de bien voter et demain il fera beau… Peuple soumis, sous la pesanteur d’une servitude volontaire paralysante, favorisée par des opportunistes de tout bord et encouragée par des collabos…

Les gilets jaunes, ces femmes et hommes ADMIRABLES – que vous continuez avec vos semblables de traiter avec dédain(*)- ont compris que désormais c’est de leur détermination que dépend la suite des événements… Ils ont bien compris que votre sort est réglé ; les rats quittent le navire, votre gouvernement tâtonne, une grande partie de votre cour court à la recherche d’une planque, au chaud, dans une basse cour – mais plus sûre. Et Brigitte qui rêvait de jouer le rôle de première dame n’est-elle pas en train de déprimer, de votre fait ? Pauvre dame ! Ce sont là les prémisses d’un pouvoir pourri en pleine décomposition… qui implose et cela se voit à l’extérieur ! Maquillez-vous autant que vous voulez, cela ne changera rien…

La suite ? Vous avez voulu jouer le malin en lançant votre « grand débat » et il se termine par une débâcle puisque 6% seulement des Français donnent crédit à votre initiative faite pour divertir et gagner du temps. Sans vous rendre compte, vous nous avez laissé le temps de mesurer notre capacité de convaincre et de résister… Convaincre : 70% de Français nous font toujours confiance malgré tout, et notre résistance est sans précédent : cinq mois de luttes, de mobilisations et « on est là » ! Vous nous avez permis de faire comprendre aux gens que le sort des patrons est entre nos mains… Bientôt nous allons faire le tri… Les patrons voyous seront remerciés et ceux qui ont commis des crimes, jugés !

Vous êtes dans une sorte de fuite en avant ; vous bradez les biens publics à des intérêts privés,… Nous reviendrons sur tout ça car ce sont nos biens que vous bradez et vous n’avez aucune légitimité pour le faire ! Les acheteurs/profiteurs sont avertis. Nos biens communs seront repris sans indemnité.

Vous pensiez, vous, votre clique et tous les chiens de garde du système capitaliste que nous étions dans les annonces de slogan, ignorant la portée des concepts, le sens et la valeur de ce que nous avancions ! Erreur. Lorsque nous parlons de prendre notre DESTIN EN MAIN POUR BÂTIR UN MONDE JUSTE ET HUMAIN, cela veut dire que désormais c’est nous qui allons décider pour servir l’intérêt général !

En fait, nous ne réclamions rien pour nous, nous exigions TOUT POUR TOUS ! Comme vous êtes tous aveuglés par le pouvoir et que vous avez refusé d’entendre à temps, c’est nous qui allons le faire à présent. Et le faire à notre rythme, car nous avons tout le temps de prendre notre temps pour ne négliger ni la reconnaissance de nos aînés ni l’avenir de nos enfants et petits-enfants, ou celui de notre planète… Avec toutes les bonnes volontés, nous allons nous mettre au travail en commençant par redonner envie aux gens ; commencer par reconstruire les personnes que le système a déclassées, détruites… Nous savons que la tâche est importante mais ce combat vaut la peine d’être mené avec enthousiasme, courage, détermination et une certaine fierté d’avoir largement contribué à libérer la France des mains de corrompus, de fraudeurs, de parasites, bref de grands malfaiteurs !

Le peuple de France mérite de vivre dans un climat serein qui respire le bonheur. Et la France mérite mieux que cette image désastreuse d’une Démocrature conduite par des escrocs et des criminels… La France doit retrouver sa place parmi les nations qui œuvrent pour la paix, la prospérité et en harmonie avec la nature.

Paix, justice et joie de vivre : nous ne les voulons pas que pour nous, mais partout et pour tous !

(*) A écouter l’intervention de Claude Malhuret. Sénateur de l’Allier, un gâté parmi tant d’autres par celles et ceux qui leurs assurent une situation confortable avec de grands privilèges qu’ils n’ont pas eux, les « gueux ».

 

HB

HISTORIQUE : IL FAUT SAUVER L’HUMANITÉ !

L’Humanité, le journal de Jean Jaurès, est le journal qui porte le nom le plus pur et le plus beau qui puisse paraître.

L’Humanité porte sur ses épaules le poids historique d’un passé à soutenir le peuple, la classe des travailleurs du monde entier. Il faut se souvenir, un siècle de luttes, un siècle – parmi les grandes pages – la mort de Jean Jaurès, de Staline, la victoire en 1945, l’épopée de la sécurité sociale, Nelson Mandela, Mumia…

Ce journal est un témoin d’une grande valeur. Mais aujourd’hui, l’Humanité se meurt… Nous allons savoir, en août, si nous allons être séparés à jamais de notre ami l’Humanité. C’est pourquoi, des comités locaux de l’association « Les Amis de l’Humanité » fleurissent partout en France, défendent le journal, commémorent et donnent des pistes pour sa sauvegarde.

Nous aimons l’Huma, nous le défendons et le meilleur des soutiens reste l’abonnement. Nos camarades rédacteurs se sont évidemment rendus à l’Assemblée Générale constitutive de Nice (mais nous invitons nos camarades dans toute la France à rejoindre les groupes locaux) et même, pour l’un des nôtres, à avoir le privilège de rentrer dans le bureau de cette association.

Toute l’équipe de l’Indignation félicite déjà les Amis de l’Humanité pour leur engagement et la réussite de l’Assemblée Générale, et nous envoyons tout notre soutien à l’Huma, ses employés et leur famille et bien entendu ses lecteurs assidus, certains depuis leur enfance. Il s’agit du grand journal qui nous inspire, nous avons peur de perdre un ami, un camarade de lutte, qui, de par son aura et sa dimension intemporelle, veille sur les luttes et les opprimés de ce monde. Alors que vive l’Humanité !

 

L’Indignation

L’apprentissage des langues étrangères, dès le primaire !

Depuis des années, encore désormais, on nous ressort que les jeunes français ne savent pas parler correctement les langues étrangères (à commencer par l’anglais).

Pour avoir des éléments d’explication, nous avons contacté un professeur de langue dans un lycée de l’académie de Nice.

-Quel est votre constat personnel ?

C’est un constat flagrant, aussi bien en anglais qu’en LV2, ou même pour la langue maternelle qu’est le français. Les élèves rencontrent de nombreuses difficultés d’expression, de syntaxe, de grammaire et d’orthographe, qui sont de véritables lacunes, et qui malheureusement perdurent et s’installent dans la jeunesse et même dans la société française !

-Comment l’expliquer ?

Comme la maternelle n’est pas obligatoire, les enfants arrivent au CP avec un niveau qui n’est pas forcément le même. Les activités qui sont faites à l’école dès l’âge de 3 ans permettent aux enfants de s’éveiller déjà intellectuellement et de communiquer avec les autres. C’est aussi au contact des autres que la langue s’acquiert.

En primaire, l’accent est mis sur l’apprentissage de la langue française. Même si dans certaines écoles, l’anglais fait son apparition, ce n’est véritablement qu’au collège que les bases de la langue dite « internationale sont posées. D’après moi, c’est trop tard ! Car on sait que les enfants, dès le plus jeune âge, sont capables d’assimiler plusieurs langues. La plasticité cérébrale d’un élève qui parle deux langues chez lui est plus développée et performante que celle d’un élève qui commence une seconde langue à l’âge de 11 ans.

Si au collège les bases de la langue française sont « relativement » acquises, l’apprentissage d’une langue étrangère va généralement se calquer sur le français en essayant de trouver des équivalents parfois peu pertinents. Or, un petit enfant au contact de plusieurs langues ne va pas procéder de la sorte. L’acquisition de la langue lui sera beaucoup plus naturelle, sans aller sans cesse dans la transcription et traduction : « mais pourquoi on dit / conjugue comme ça alors qu’en français … ? ».

De nos jours, l’apprentissage des langues se fait surtout par compétences, cinq précisément : compréhension de l’écrit, expression écrite, expression orale en continu, expression orale en interaction, compréhension de l’oral. L’accent est particulièrement mis sur l’oralité de la langue, ce qui est en soi une bonne chose puisque c’est une langue « vivante », parlée et nécessaire à la communication (par exemple lors de déplacements à l’étranger). On veut surtout miser sur la répétition orale. Mais beaucoup d’élèves ont besoin d’abord de voir comment s’écrit un mot pour « l’imprimer » et le retenir. Lors d’une audio, ils veulent tout comprendre et font donc un blocage. On veut mettre des extraits authentiques – ce qui est très bien ! -, mais la plupart a un débit trop rapide pour une acquisition correcte du document. La langue ne fait dès lors pas sens, et donc ils baissent les bras très rapidement.

Après, il faut dire que les élèves n’apprennent pas toujours correctement, voire ne travaillent pas du tout à la maison. Nous assistons depuis quelques années à un phénomène de démission de l’apprentissage extra-scolaire. Or, pour les langues étrangères, il faudrait une pratique d’au moins une dizaine de minutes par jour. La répétition permanente est essentielle. Seulement deux-trois heures par semaine au collège (entre une heure trente et deux heures au lycée en LV2), c’est insuffisant pour une acquisition de qualité de la langue… Ajouté à cela, les classes sont trop chargées ! Et on sait très bien que l’apprentissage individuel ou par petits groupes n’est pas du tout similaire à un apprentissage collectif. Chaque élève a des besoins pédagogiques différents, et avance à un rythme qui lui est propre. Or, ce n’est pas évident pour un enseignant d’adapter sans cesse ces pratiques avec un nombre aussi important d’élèves.

De plus, et nous ne pouvons que le déplorer, les langues étrangères sont dans l’inconscient collectif reléguées à un second plan. On peut le comprendre : souvent, les parents n’ont pas connaissance de ces langues et ne peuvent pas aider leurs enfants. On pense également à tord que ces disciplines ne serviront pas véritablement dans le futur (avenir professionnel).

Sans bien évidemment oublier la temporalité scolaire de l’apprentissage des langues. Alors que la plupart des élèves ont des difficultés en français à l’entrée au collège, l’ajout de la LV1 en 6ème, suivi de la LV2 en 5ème, perturbe l’acquisition des langues étrangères. Au lycée, la situation s’avère parfois dramatique : alors que certains élèves ont fait le choix de l’italien au collège, ceux-ci doivent opter pour une autre LV2 dès la Seconde (aujourd’hui, beaucoup de lycées ne proposent pas les mêmes langues que celles pratiquées au collège). C’est un véritable problème !

-Un dernier mot ?

Il faut absolument que l’apprentissage des langues étrangères se fasse plus tôt, dès le primaire (principalement pour l’anglais) !

 

Estrella

Dictature de Facebook : les articles de L’Indignation dérangent !

Ce soir, alors que nous publions comme à notre habitude un article, Facebook a de nouveau censuré notre liberté d’expression !

Celui-ci revendiquait la nécessité de reconstruire une organisation de jeunesse révolutionnaire, s’adressant dans le même temps aux lignes nationales et aux camarades.

Voici le lien de l’article, ne pouvant plus le publier sur le réseau social : https://journalmilitantprogressistehome.wordpress.com/2019/04/01/la-necessite-de-reconstruire-une-organisation-de-jeunesse-revolutionnaire-message-pour-les-lignes-nationales-et-pour-les-camarades

La raison affirmée par Facebook : « ce lien enfreint les Standards de la communauté ».

Dictature Facebook

Depuis le début de la création de notre page, et surtout depuis la publication de l’article dévoilant le scandale de la FACE, le réseau social de Mark Zuckerberg nous empêche de partager nos idées.

Nous dénonçons une atteinte grave à la liberté d’expression. Et nous appelons à la solidarité de l’ensemble des militants progressistes et révolutionnaires pour dénoncer ce comportement « dictatorial » contre un journal libre !

L’Indignation fait peur, nous le savons. Nous nous laisserons pas faire !

Prochain article : demain à 17h.

L’Indignation

1000 LIKES SUR LA PAGE FACEBOOK – UN GRAND MERCI !

Dimanche soir, soit deux mois après le premier article publié sur la page Facebook « L’Indignation – Journal Militant », nous avons passé la barre des 1000 likes !

Nous remercions l’ensemble de nos soutiens et lecteurs qui nous suivent quotidiennement.

Nous vous invitons à diffuser cette page auprès de vos amis pour que nos articles puissent toucher encore plus de personnes.

En espérant très bientôt atteindre la barre des 1500 likes !

L’Indignation

 

Cher frère civilisé ! Pendant ce débat pour les européennes, l’immigration est encore venue alimenter les « débats »…

Cher frère civilisé ! Pendant ce pseudo-débat pour les « élections européennes », l’immigration est encore venue alimenter les « débats »…

Je formule en RAPPEL ici la voix des sans voix… Tu as prétendu que j’étais un arriéré et décidé de venir me « civiliser ». Tu as pillé mes richesses. Tu as exploité ma force. Tu as violé nos femmes et nos enfants (et cela continue). Tu as torturé et/ou assassiné des Hommes libres qui s’opposaient à tes brutalités et mis en place, après ton départ forcé, des potentats formés par toi dans tes écoles. Tu as créé de toutes pièces des monstres -religieux ou pas-, tes mercenaires Low Cost, pour semer la barbarie chez moi et justifier tes interventions néocoloniales.

Aujourd’hui, j’ai décidé de traverser la mer – au péril de ma vie – pour venir me « civiliser » chez toi et tu me refuses l’hospitalité en me traitant de sans-papier, d’irrégulier, de réfugié économique ou de misère du monde. Le seul choix que tu me laisses, comme vous dites chez vous, est de « CREVER – de préférence chez moi ou durant ma traversée – LA BOUCHE OUVERTE ». Complexé et ingrat, tu fais de l’Oncle Sam – dans un mythe Hollywoodien – ton sauveur, mais tu manques de gratitude et de respect pour les millions de victimes russes, africaines, tes véritables libérateurs.

Est-ce ainsi que tu conçois les mots LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ ?

Mon cher frère « civilisé », tu n’as plus le droit de choisir pour moi. Ou tu cesses de piller mes richesses et tu acceptes qu’on partage les fruits de la terre et du travail sinon – en me poussant à bout comme tu le fais – tu vas finir par me forcer à venir te demander des comptes, à travers un audit comme vous dites, pour savoir qui vole qui ? Qui profite de qui ? Qui s’engraisse sur le dos de qui ? Qui a une dette envers qui ?

« La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde …» dites-vous ; mais qui donne à la France le droit de coloniser, de piller les richesses des peuples et de poursuivre ses opérations « humanitaires », un peu partout dans le monde ?

NB : J’allais oublier : fermeté face à l’humain sans défense que je suis et serpillière vis-à-vis de ceux qui t’espionnent et t’empoisonnent la vie… J’allais oublier, aussi, ce « terrorisme » avec des opérations téléguidées à la Merah, Kouachi,…pour détourner l’attention des mouvements de revendications légitimes des citoyens et/ou pour cacher les revers enregistrés par tes mercenaires qui « font du bon boulot » comme en Syrie ?! Pour couronner le tout, votre sinistre premier ministre-qui rêve de devenir un Caudillo- vient de faire sienne cette formule CHOC de « guerre des civilisations » de Bush avec lequel il partage « les valeurs de démocratie, de justice et de liberté…» contre la « barbarie ».

 

HB

Les retraites, enjeu du travail – Formation le 13 avril à Nice avec Bernard Friot !

La n-ième « réforme du système de retraite » sera dans les prochains mois la nouvelle grande offensive de régression orchestrée par Macron et ses sbires contre l’ensemble du peuple français. Cette destruction de la retraite telle qu’elle a été pensée à la Libération est dans les cartons depuis un moment, elle répond aux injonctions de l’Union européenne, ce grand syndicat de l’oligarchie continentale, par l’intermédiaire de son bras armée la Commission européenne1. Pour mener à bien cette bataille il faut être armé idéologiquement et avoir les idées claires sur le sujet.

C’est pour cette raison que nous organisons, nous les communistes des Alpes-Maritimes, une après midi de formation sur le thème des retraites et du travail. Elle se déroulera samedi 13 avril à partir de 13h30 au siège du PCF à Nice, 6 rue Balatchano. Elle sera animée par Bernard Friot, professeur émérite à l’Université Paris Nanterre, économiste et sociologue du travail à partir de son nouvel ouvrage Le travail, enjeu des retraites2.

Cette journée sera aussi l’occasion pour Barnard Friot de nous présenter sa nouvelle conférence-gesticulée, une conférence théâtralisée, au titre évocateur de « Je veux décider du travail jusqu’à ma mort »3. Comme son nom l’indique, elle défend la reconnaissance de la retraite comme une période de travail. Elle veut tordre le coup à la conception selon laquelle les retraités ne travaillent plus, où ils sont « enfin libérés du travail », alors que tout être humain se définit justement par rapport à son travail, à ce qu’il produit…

Cette négation correspond en effet à la définition capitaliste du travail. Pour le capital, pour les propriétaires des moyens de production et d’échange, pour la finance mondialisée, un être humain ne travail que si, et seulement si, il valorise du capital. Des millions d’entre nous sont exclus de la définition capitaliste du travail : étudiants, fonctionnaires, femmes au foyer, chômeurs, retraités… Tous des gens plus ou moins utiles, mais non productifs… Ils dépensent, voir nous coûtent un « pognon de dingue »4… A travers l’exemple des retraités ce sont donc toutes ces catégories qui sont représentées. Ils contribuent tous à la production des richesses de notre pays. C’est pour cette raison qu’en 1946 les communistes conçoivent le système de retraite comme la poursuite d’un salaire validant par la même occasion leur contribution à la production de valeur économique.

Déroulement de l’après-midi et de la soirée :

  • 13h30 : accueil café pour prendre des forces.
  • 14h00 : formation-discussion « Le travail, enjeu des retraites » suivi d’un petit apéritif.
  • 19h00 : repas convivial pour poursuivre la discussion dans un cadre plus informel.
  • 20h30 : conférence-gesticulée « Je veux décider du travail jusqu’à ma mort ! ».

A la Fédération du PCF 06,

6 rue Balachano,

06300 Nice.

Inscription : 8€ (5€ pour le repas et 3€ pour la conférence-gesticulée).

Pour préparer le repas, merci de vous inscrire à l’adresse suivante : waret.th@gmail.com

1Voir le rapport des Grandes Orientations de politique économique 2018 publié par la Commission qui exige à la France d’ « uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite pour renforcer l’équité et la soutenabilité de ces régimes ».

2Publié ressassement aux éditions la Dispute.

3Pour voir la précédente conférence-gesticulée : https://www.youtube.com/watch?v=ZuZz9NSOh10

4Macron, à propos des français qui en touchant le RSA resteraient dans la pauvreté. Bien sûr les milliards qu’il donne à ses commanditaires du CAC-40… ça ne coûte pas « un pognon de dingue »…

 

Thomas Waret

Non à la violence, oui à l’autodéfense…

Nous avons tous été choqués et révoltés par des scènes de violences et de brutalités policières qui marqueront à vie notre esprit, et pour de nombreuses personnes leur chair et leur vie.

Ces policiers se comportent comme de véritables mercenaires, payés pour éborgner, arracher des mains, gazer, tabasser, humilier… Payés pour faire mal, très mal.

Leur chef, le boucher Castaner, les protègent et leur accordent le permis de tuer… Peut-on encore parler de police républicaine ? (*) Où sont les républicains au sein de cette police qui a été trop loin jusqu’à dégrader son image en brisant des vies ? Pourquoi ce silence coupable devant toutes ces violences qui se déroulent sous nos yeux comme ce qui s’est passé pour cet Acte XX à Bordeaux…?

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Aucune peur ne peut le justifier… Ami(e)s gilets jaunes et soutiens, consciences libres de France, nous ne pouvons pas laisser des personnes non violentes livrées à des brutes « dénuées » de sentiments humains, dressées pour terroriser… Sans violence, organisons notre autodéfense et n’hésitons pas à aller au contact en masse pour désarmer ces voyous, ces casseurs ! Ces lâches ne peuvent pas continuer à se cacher derrière le devoir d’obéir… Obéir à des criminels ? Détruisons leurs armes…

(*) Regardez cet aperçu des méfaits de ces casseurs de vies… BRUTES, êtes-vous satisfaits de vos « exploits » ?!  Lien : https://www.facebook.com/watch/?v=2227747160601900

HB