Les transports en commun, un grand enjeu économique et écologique !

Pour 2019, le PCF Nice a décidé de se concentrer surtout sur la question des transports, enjeu économique et écologique majeur.

Entre gratuité des transports en commun dans la métropole de Nice, tramway jusqu’à l’Ariane et la Trinité, et lutte contre la privatisation des TER dans la région PACA, tout y est !

Pour parler de ces trois campagnes, nous avons contacté un des cinq secrétaires départementaux du PCF 06 et militant communiste à Nice, Philippe Pellegrini.

  • Gratuité des transports en commun dans la métropole de Nice :

« C’est une campagne menée par la section de Nice du PCF depuis quelques mois. On pense qu’il faut que les gens soient incités à prendre les transports en commun, pour des raisons économiques et surtout environnementales. Pour cela, quoi de mieux que la gratuité !

Nice est une des villes les plus polluées de France en particules fines. Ajouté à la présence d’un aéroport en pleine ville, il y a une forte zone de trafic automobile avec la plaine du Var, la vallée du Paillon, la voie rapide…

Pour l’instant, la campagne se passe très bien : 1600 signatures, un écho extrêmement favorable de la part des Niçois, notamment parce que l’on propose des pistes de financement. Sans créer d’impôts nouveaux, on demande par exemple d’augmenter les taxes de séjour sur les hôtels, qui sont particulièrement basses à Nice pour les trois-quatre étoiles. Avec le nombre de nuitées dans la métropole, ça peut vite rapporter beaucoup d’argent. Voilà une solution plutôt bien accueillie ».

En espérant que Christian Estrosi prenne en considération tout cet engouement …

  • Le tramway jusqu’à l’Ariane et La Trinité :

« Le combat est mené actuellement par un collectif, composé d’associations, de partis politiques dont le PCF. On demande à ce que les engagements de la Ligne 1 du tramway de Nice soient tenus ! À l’origine, celle-ci devait aller jusqu’à La Trinité. Or, il n’en est rien…

Aujourd’hui, presque l’ensemble des quartiers sont reliés par le tramway (Nice Nord, Nice Ouest, le centre-ville, Pasteur), sauf l’Ariane. C’est un quartier totalement abandonné. De plus, la seule ligne de bus qui le relie s’arrête à Vauban. Elle ne va plus en centre-ville. Pour nous, la ville de Nice a véritablement mis en place une « ligne de démarcation », une ligne de ségrégation urbaine. On oblige de ce fait les habitants de L’Ariane à prendre deux transports en commun pour rejoindre le cœur de la métropole. Inacceptable !

Nous avons pour cela fait une manifestation le Samedi 9 Mars, qui a mobilisé malgré tout de nombreuses personnes. Nous sommes aujourd’hui à près de 6500 signatures sur la pétition.

Prochaine étape : une rencontre avec le président de la métropole pour discuter de ce sujet. Même si au fond, nous ne sommes pas très confiants. Nous savons pertinemment qu’Estrosi veut laisser les communes et les quartiers de l’Est de la ville à l’abandon…

Le pire de tout ça, c’est que le tramway est financé par un impôt métropolitain. Or, ce moyen de transport se restreint aujourd’hui exclusivement à la ville de Nice. Pourquoi La Trinité, qui fait partie de la métropole et qui a par conséquent payé elle aussi pour le tramway, n’en aurait pas le droit ? ».

Réponse dans quelques semaines, au plus tard l’année prochaine lors des élections municipales.

  • La privatisation des TER :

« Cela n’est pas acceptable. Nous sommes de plus en plus inquiets du sort du rail français, et notamment dans notre région. N’oublions pas la menace sur la ligne Nice-Breil-Cuneo, qui déjà circule très mal. La fermeture de celle-ci serait catastrophique pour des milliers d’usagers. Le rail doit rester un service public ».

Tous ces combats vont-ils déboucher ? Du moins, ils seront durement menés toute cette année.

Joseph. S

Comment les libéraux ont-ils repris la question écologique ?

L’écologie individualiste, l’écologie des grandes métropoles, l’écologie dite « bobo ». De plus en plus, nous assistons à un phénomène surprenant : une gauche et une droite libérales défendant l’écologie… Un vrai paradoxe.

Nicolas Hulot en est l’incarnation parfaite. Se précipitant sous la tutelle du président Emmanuel Macron, il se donne depuis des années l’image du sauveur de la planète… Avec six voitures, un bateau, une moto, et bien évidemment un scooter électrique, le temps de s’acheter une bonne conscience. Ce sont ces « écologistes » qui rejoignent massivement LREM pour les élections européennes. Ces « écologistes » qui pensent qu’un à un nous allons amoindrir le réchauffement climatique.

Propositions : tri sélectif, moins de voiture, industrie du bio, une baisse de la consommation de viande (« les vaches polluent ! »)…

Pourtant, peu d’entre eux abordent la nécessité de taxer le kérosène des avions et des bateaux (porte-conteneurs, yachts,…). Peu d’entre eux remettent en cause le système capitalise et le libéralisme, qui ont fait exploser les échanges et la production mondiale, ayant des effets non négligeables sur l’environnement. Au contraire, beaucoup défendent bec et ongles ce modèle économique. Peu d’écologistes libéraux remettent en cause la pratique du ski, alors que l’on sait aujourd’hui que plus de 30% du domaine skiable en France est fait de neige artificielle, qui a des conséquences catastrophiques pour la biodiversité.

Il faut remettre en cause tout notre système, tout notre fonctionnement. Et non faire de l’écologie individualiste une priorité pour se donner bonne conscience.

N’oublions pas que 71% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde proviennent de cent grandes entreprises, d’après le rapport de 2017 de l’ONG Carbon Disclosure Project.

La planète, c’est notre commun. Elle ne se sauve pas un par un.

Antonio. G

SCANDALE – Où va l’argent des étudiants ? À la FACE 06 et à leurs projets mirobolants

« Il n’y a plus d’argent à l’Université de Nice » ! Les bâtiments tombent en ruine depuis plusieurs années. Les rénovations se font attendre. Le constat est alarmant (cf. article de L’Indignation intitulé « Des conditions d’étude déplorables à la Faculté de Lettres de Nice », publié le 09/03/2019).

Plus d’argent à l’Université ? C’est ce que l’on nous dit en permanence : « Les étudiants doivent payer ». Après la mise en place de certains masters payants, ou encore de frais d’inscriptions à plusieurs milliers d’euros pour les étudiants extra-européens, la réponse est donnée. Il faudra s’y soumettre. Nous avons acté que nous étions la génération sacrifiée !

Et si depuis des années, l’Université de Nice et ses plus proches interlocuteurs nous trompaient ?

Demain, le Jeudi 21 Mars, aura lieu, dans le jardin Albert Ier de Nice, le Face’tival. Un grand événement organisé par la première association étudiante de l’Université, la FACE 06. Mais d’où vient le financement ? Les réponses sont assez vagues : on nous parle de plusieurs collaborations avec la mairie et l’Université. Certes, mais pour quel montant ? Impossible de le savoir. Nos journalistes faisant depuis plusieurs jours des enquêtes à ce sujet, et n’ayant aucune réponse précise de l’organisateur en question. Pourtant, que ce soit l’Université et/ou la mairie, ce sont les étudiants et les contribuables qui payent indirectement cet événement ! Il est par conséquent de notre devoir d’en connaître le montant.

En attendant que la FACE 06 nous donne le budget du Face’tival 2019, nous avons décidé d’enquêter sur leurs différentes dépenses de ces dernières années. Quoi de mieux que d’informer les étudiants, pour qu’ils comprennent où part leur argent annuellement !

Grâce à nos collaborateurs, nous avons mis la main sur des dizaines et des dizaines de pages concernant les projets de la FACE 06 pour les années 2011-2012 : « demande de subventions », « convention d’objectifs »…

Après plusieurs semaines d’analyse de tout ce dossier, le constat est édifiant ! Nous apprenons que le budget annuel de la principale association étudiante de Nice dépasse largement le montant des 100 000 € avancés l’année dernière. Une grande partie étant censée, selon la présidence de l’organisation, servir au financement de leur épicerie solidaire.

Le 30 Septembre 2011, la FACE 06 a touché 65 000 € de subvention de la part de l’Université de Nice Sophia Antipolis.

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Pour quoi faire ? Les montants sont sans équivoque :

  • 15 000 € au titre de la ronde des facs (pour avoir un aperçu de ce qu’est la ronde des facs : https://www.youtube.com/watch?v=aBUMISjQeoA)

  • 4497,08 € au titre du Festival Universitaire de Théâtre

  • 1099,72 € au titre de la représentativité au niveau national et international

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Des sommes folles ! Disproportionnées. Bien au-delà de nos moyens. De l’ordre de grandeur digne d’un meeting pour un candidat favori à la présidence de la République (la location de la salle à la Mutualité pour le meeting d’Emmanuel Macron le 12 juillet 2016 a été facturée 14 129 €).

D’où vient l’argent ? Du FSDIE (=Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Etudiantes), financé en grande partie par les frais d’inscriptions. Donc de la poche des étudiants !

Une association telle que la FACE 06 propose de faire la fête : bien. Mais avec quel argent ? Le vôtre. Celui de tous les étudiants, consentants ou non, à un prix considérable. De quoi en dissuader plus d’un d’aller s’amuser sur la prom’ ou le jardin Albert Ier !

Pour l’année 2012, cette association a mis en place d’autres folies, financées également par les étudiants de l’Université : une application à 11 983,92€, devant comporter « les bons plans étudiants du département, les partenaires de vie étudiante, institutionnels ou privés ».

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Sans oublier bien évidemment la fameuse Journée d’accueil des étudiants (JAE), qui aurait coûté, selon la « demande de subvention », près de 20 000 € pour cette année 2012.

Un vrai délire ! La FACE 06 vit au-dessus de nos moyens, au-dessus des moyens des étudiants devant travailler pour étudier. Et en plus, dans des conditions déplorables. Avec les 20 000€ de la JAE, l’Université de Nice pourrait chaque année remettre en état un grand amphithéâtre (coût estimé par l’Université Toulouse Jean Jaurès en Mai 2018).

Nous imaginons bien que ces dépenses festives ont du s’accentuer avec le temps et l’inflation des prix.

Nous demandons pour cela à toutes les associations et organisations étudiantes, et notamment à la FACE 06, une totale transparence sur les montants de leurs projets.

Il n’est pas acceptable que les étudiants n’en soient pas mis au courant. Leur opinion en serait bien différente !

Sans transparence, il n’y a pas de démocratie !

L’ensemble de la rédaction de L’Indignation

Quand les luttes s’unissent !

Que c’était beau !
Le Samedi 16 mars a eu lieu l’Acte XVIII des Gilets Jaunes ainsi que « La Marche du siècle », et ces deux mobilisations ne s’opposaient pas, bien au contraire. Fin du mois et fin du monde sont intimement liés. Il est temps de dénoncer les coupables !

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À Nice, chaque Samedi depuis dix-huit semaines désormais, les Gilets Jaunes se donnent rendez-vous à 14h devant la gare Nice ville. Au loin, on y voit une marée jaune et des bruits incessants. Quand on s’y rapproche, on y voit des visages déterminés et on y entend des revendications claires.

Nombreux sont celles et ceux qui voudraient voir ce mouvement des Gilets Jaunes s’arrêtaient et que les invisibles de tous les jours arrêtent de revendiquer plus de justice sociale, fiscale et démocratique. Mais il n’en est rien, ces invisibles qui ont revêtu leur gilet jaune pour se rendre visible ne sont pas prêts de lâcher.

Alors que la caste médiatique et politique usent de toutes stratégies pour diaboliser le mouvement social, la majorité des Français continuent de soutenir les principales revendications des Gilets Jaunes, comme : le rétablissement de l’ISF, la TVA à 0 % concernant les produits de première nécessité ainsi que le Référendum d’Initiative Citoyenne.

Quelques heures après le départ du cortège des Gilets Jaunes depuis la gare de Nice,
celui-ci se joint au cortège de La Marche pour le climat. Les deux cortèges ne faisaient plus qu’un, et dans l’immense majorité, les gens ont bien compris que la protection de la
biodiversité et de notre avenir ne s’oppose pas à une juste sociale.

Le capitalisme vert n’existe pas, arrêtons de croire que le marché est philanthrope et qu’il se soucie de l’intérêt général. Il n’en est rien !

Il faut continuer de se mobiliser pour faire pression sur celles et ceux qui nous gouvernent, les multinationales et les lobbys, pour exiger une bifurcation immédiate de notre modèle économique, et limiter au maximum le pouvoir de l’argent sur nos vie et la biodiversité.

Article Maxime 3
Gardons espoir que ces mobilisations donneront l’aboutissement à des jours heureux. Il est temps que les choses changent. L’être humain, tout comme la planète, est à bout de ce
modèle de société qui exploite et use la vie des personnes qui demandent simplement de vivre dignement du fruit de leur travail, alors qu’une poignée d’autres s’enrichissent de manière honteuse, volant les richesses des travailleurs et travailleuses, tout en épuisant les ressources de la Terre.

Luttons, et nous y arriverons !

Maxime CJ

CORTE : LES RENCONTRES INTERNATIONALES DE LA JEUNESSE EN LUTTE

Les 12, 13 et 14 Mars 2019 se sont déroulées à Corte les journées de rencontre internationales de la jeunesse en lutte (Scontri internaziunali di a ghjuventù in lotta).

Ralliés grâce à leur détermination commune pour la reconnaissance de leur peuple, ces jeunes ont répondu présent à l’appel de la Ghjuventù indipendentista, syndicat étudiant, indépendantiste corse. Des délégations d’Irlande avec le « 32 County Sovereignety Movment », de Nouvelle Calédonie avec des jeunes du « FLNKS » (Front de Libération National Kanak et Socialiste), de Sardaigne ainsi que du pays basque ont signé la nouvelle « Déclaration de Corte ».

Parmi les revendications, la principale est de : « réaffirmer que nous, jeune génération des peuples en lutte, nous engageons pour une résolution intégrale des conflits politiques, pour la reconnaissance des victimes et le statut politique de nos prisonniers ainsi que leur libération. Prendre les mesures appropriées pour nous aider et nous soutenir mutuellement dans la mise en œuvre de nos propres stratégies, plans et processus internes afin de faire progresser nos objectifs d’autodétermination et d’indépendance ».

Nous saluons nos camarades en lutte dans le monde entier, et nous souhaitons réaffirmer que notre journal est un journal de combats, de justice et de progrès social.

Nous tenons également à rassurer nos camarades du mouvement ouvrier sur le nationalisme des libertés : le nationalisme d’une patrie opprimée est à l’antipode du nationalisme d’une patrie souveraine. Le premier souhaite la reconnaissance et la liberté de son peuple, la sauvegarde de sa langue et de sa culture. C’est un partage et une ouverture sur le monde très précieuse. Le second, en tant que nation déjà souveraine, signifie l’exclusion d’autrui et le repli identitaire,  »racial ». Le premier est la voie vers le socialisme du peuple, comme avec le Dr Simeoni en Corse, fervent humaniste, progressiste et révolutionnaire… Le second est la route du fascisme ; route que nos camarades et nous mêmes avons déjà choisi de détruire.

Ghjuvan Santini

La multiplication des luttes ou la victoire du capitalisme !

« Il n’y a pas de lutte moins importante » : c’est la phrase que l’on entend tant dans les milieux militants. Ecologie, féminisme, internationalisme, pride, manifestations interprofessionnelles,… : les mobilisations et les luttes se multiplient. Plusieurs manifestations par semaine, sur le même sujet ou sur des thématiques bien différentes. Un calendrier annuel rempli de journées de lutte. Impossible à suivre !

A quoi occuper un inactif, un retraité, un étudiant à moitié dans les études, un professionnel de la politique, un carriériste. Mais nullement la masse du prolétariat.

Les mobilisations s’enchaînent, et pendant ce temps le nombre de participants ne fait que de se diviser au fur et à mesure des années.  Logique !

Quelle(s) lutte(s) privilégiée(s) ? Quelle(s) journée(s) de travail sacrifiée(s) ? Impossible de tout suivre. Une seule direction suivie : la division, ou tout simplement l’abandon.

La semaine du 11 au 17 Mars, au programme :

  • deux manifestations pour le climat (une Vendredi appelée par les lycéens et une Samedi),
  • une manifestation en soutien au peuple algérien (Samedi),
  • l’Acte 18 des gilets jaunes (Samedi),
  • la manifestation des Stylos Rouges (Dimanche), seulement quatre jours après un rassemblement devant le Rectorat de Nice et deux jours avant la grande manifestation interprofessionnelle appelée par les syndicats…

A quoi en perdre la tête… 5 manifestations en seulement trois jours ! Comment tout faire ? Ou plutôt comment ne plus rien faire.

Raisons à tout cela ? La multiplication des orgas. La culture de l’individualisme. La perte de l’esprit de classes, de l’esprit du prolétariat.

La preuve : à Nice, le Vendredi 15 Mars, lors de la marche pour le climat appelée par les lycéens, l’ONG Greenpeace a interdit aux Jeunes Communistes de porter leurs bannières. Certains de mes camarades me diraient que tenir de tels propos n’iraient pas dans le sens de la « convergence des luttes ». Au contraire : accepter ce type de comportements, c’est aller dans le sens de la « divergence des luttes », de la mort de la lutte, de la mort de la classe prolétarienne (définition tant développée par le grand philosophe du XIXe siècle, Karl Marx).

Antonio. G

LA RÉPUBLIQUE : IL FAUT LUI RENDRE JUSTICE !

En 2019, se revendiquer républicain ne signifie plus rien de progressiste.

Pourtant, l’idée républicaine, c’est avant tout le symbole du pouvoir du peuple par le peuple, sans intermédiaire ni autorité liberticide. La justice sociale, populaire, c’est la République. Nous sommes bien loin des leurres de la droite internationale (Les républicains aux États-Unis et en France avec LR par exemple) qui se revendique républicaine.

La gauche est étroitement liée au principe républicain. On peut se référer au républicanisme espagnol, aux luttes de libérations anti-coloniales comme pour les combattants socialistes de l’IRA (Irish Republican Army), la constitution progressiste de la République corse de Paoli, qui a été reprise pour rédiger la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en France et aux États-Unis…

Il est insupportable aujourd’hui de voir que les libéraux et le capital tuent la République au profit des intérêts privés, et utilisent un système qui n’a de républicain que le nom. Ce n’est pas un hasard si les États socialistes se sont, dès le départ, revendiqués républicains : dès 1917 avec l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, la Républica de Cuba, la République Populaire de Chine après sa révolution communiste…

Il est commun aujourd’hui d’entendre les élites qualifier les militants progressistes d’anti-républicains, alors que nous œuvrons justement pour la création d’une vraie République, non corrompue par le capital et la bourgeoisie, la République du peuple qui libère les opprimés et les nations, la République qui lie les Hommes dans une perspective de socialisme commun !

Alors Macron, nous sommes contre ce gouvernement, contre cette République fantoche qui usurpe à nos idéaux la vraie République, la République sociale ! Que vive les travailleurs, vive la liberté !

Ghjuvan Santini

Le 19 Mars, deuxième grande journée de mobilisation entre syndicats et gilets jaunes ?

Depuis le 17 Novembre, la France se trouve être agitée tous les Samedis par un mouvement tout à fait inédit : le mouvement des gilets jaunes !

Alors que le temps passe et que le gouvernement ne recule toujours pas – ou presque pas –, syndicats et gilets jaunes cherchent peu à peu, depuis quelques semaines, à marcher main dans la main !

Moment fort : la manifestation interprofessionnelle du 5 Février, réunissant des gilets jaunes et la CGT (suite à l’appel de cette dernière). Un grand succès avec la présence dans les rues françaises de près de 300 000 personnes !

Est-ce que le 19 Mars sera l’Acte 2 de cette convergence des luttes ? Est-ce que la mobilisation en semaine est la seule solution ? Possible.

On se rappelle des grandes grèves de 1936 ou de 1968, qui avaient fait toutes les deux plier les gouvernements alors en place.

Et si le blocage de l’économie était le seul moyen de faire reculer le président des riches et des patrons ? Ces derniers ne pouvant exister que par notre production, la production issue du travail quotidien du petit peuple !

La précarisation de la société n’est plus acceptable… Les richesses s’accumulent, les actionnaires et les chefs d’entreprise en profitent. Seule la masse du « petit peuple » est complètement oubliée. On comprend mieux dès lors la phrase d’Emmanuel Macron : « dans une gare, vous croisez les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ». Ceux qui méritent de recevoir les richesses, et ceux qui ne le méritent pas. Pourquoi ? Peut-être parce que nous sommes des « sans-dents ».

Tous dans la rue le 19 Mars !

Dans les Alpes-Maritimes :

  • Rendez-vous à 10h à Nice, devant la Gare Nice Ville.

Dans le Var :

  • À 10h30 à Draguignan, au niveau de la Sous-Préfecture.

  • À 10h30 à Toulon, Place de la Liberté.

 

Antonio. G

La hausse du coût de la vie étudiante à Nice, ce n’est plus possible !

La hausse du coût de la vie étudiante, une question majeure en cette période de paupérisation de la société !

Fin août 2018, l’UNEF a publié une grande étude sur les coûts de la vie étudiante pour l’année universitaire 2018-2019.

Premier constat : une augmentation de 1,31% par rapport à l’année dernière, soit près de 830€ par mois pour un étudiant ! Dans un contexte d’inflation, où plus de 70% des étudiants sont exclus du système boursier. Sans penser bien évidemment à la baisse des APL de 5€ mise en place par notre cher président…

En tout, on estime qu’un étudiant va payer cette année 130€ de plus que lors de l’année 2017-2018. Ce n’est simplement plus possible ! D’ailleurs, les étudiants se montrent de plus en plus en accord avec notre constat.

A Nice, la situation se trouve être encore plus alarmante : après Paris et les villes universitaires d’Île-de-France, elle est la ville la plus chère de province (soit au 8ème rang national) avec un total de dépenses mensuelles avoisinant les 980€. Bien au-dessus de villes étudiantes reconnues comme Lyon (930€/mois), Aix-en-Provence (921€/mois), Toulouse (844€/mois) ou Rennes (806€/mois).

Deux postes de dépenses majeurs : le coût des loyers très élevé à Nice – un peu moins de 600€/mois -, ainsi que des transports – plus de 150€/an (alors qu’il est seulement de 102€/an à Toulouse ou de 100€/an à Aix-en-Provence). Rien de satisfaisant !

Cela explique la nécessité de faire campagne pour la baisse du coût de la vie étudiante, et pas que … Lycéens et jeunes travailleurs sont aussi concernés ! N’oublions pas que beaucoup trop d’étudiants sont déjà contraints d’avoir un travail en dehors de leurs études, expliquant en partie le fort d’échec à l’université.

Au lieu de la sélection des étudiants, vivement de l’argent ! Il y en a, l’État a supprimé l’ISF et donné 40 milliards d’euros aux grandes entreprises.

De l’investissement certes, mais intelligent surtout !

K. Gio

Acte 18 – Fin du grand débat, les gilets jaunes sont toujours là !

Entretien avec Valentin, lycéen niçois et gilet jaune

-Bonjour Valentin, peux-tu te présenter ? Comment a débuté ton engagement militant ?

Je suis actuellement au lycée. J’ai commencé, comme beaucoup de jeunes, par des manifestations sans véritablement savoir pourquoi. Puis, progressivement, j’ai rencontré des vrais militants, je les ai fréquenté. J’ai notamment assisté à des réunions syndicales, à des soirées-débats organisées par des organisations politiques de jeunesse.

-Quelle est la raison de ton engagement dans le mouvement des gilets jaunes ?

Je me suis engagé avec les gilets jaunes car je me rends compte que la vie est de plus en plus chère et qu’il n’est plus possible de vivre décemment. Le fait que ce mouvement vienne directement du peuple rend les choses bien plus belles. Celui-ci est déterminé et le sera jusqu’au bout, malgré les multiples attaques du gouvernement.

-Quelles sont tes revendications personnelles ?

J’aimerais qu’il y ait une véritable justice sociale en France :

  • rétablissement de l’ISF,
  • taxation des GAFA,
  • plus de pouvoir d’achat,
  • baisse des indemnités pour les élus,
  • augmentation du SMIC,
  • aides pour les étudiants…

-Peux-tu nous présenter les principales actions menées par les gilets jaunes depuis le 17 Novembre dans les Alpes-Maritimes ?

Nous avons mené depuis le 17 Novembre de multiples actions. La plus courante et habituelle : la manifestation. Sans oublier de nombreuses ouvertures de péage, des occupations de ronds-points, des opérations escargots, des blocages de camions travaillant pour Amazon ou traversant la frontière franco-italienne.

-Quels sont les profils des gilets jaunes dans le département ?

Il y a tout type de profil. C’est ce qui fait la grandeur et la richesse de ce mouvement.

-Que prévoyez-vous Samedi, pour cette grande journée de mobilisation, pour cet Acte 18 des gilets jaunes ?

Notre objectif sera de montrer à Macron que les gilets jaunes sont toujours là, et que son grand débat (qui devait se clôturer ce Samedi) n’a été que du « blabla ».

Huit pays seront invités à manifester avec nous pour cette journée de mobilisation : Italie, Allemagne, Belgique, Espagne, Angleterre, Suisse, Portugal, Pologne.

Grande surprise ce Samedi à Paris !

-L’avenir du mouvement ?

J’espère que le mouvement persistera. Une association s’est déjà créée à Antibes. Il y a plusieurs choses qui se disent déjà pour la suite. Est-ce que l’on va former un syndicat indépendant ? Ou un parti politique pour les prochaines élections municipales ? Ou seulement une association pour débattre de temps en temps.

-Le mot de la fin : tu suis depuis le début le nouveau journal militant L’Indignation, qu’en penses-tu ?

Je trouve qu’il est très bien ! Il faut absolument qu’il continue parce que les Français ont besoin d’un autre discours. Et surtout, de ce que je vois, ça marche très bien pour l’instant.