Soir du lundi 6 avril – fin de trois semaines de confinement total en France, suite à cette mesure sanitaire radicale prise par le président de la République. Le pic de l’épidémie du coronavirus aurait dû être atteint. Pourtant, il n’en est rien…
Le ministre de la Santé Olivier Véran affirme dès le lendemain sur BFM TV : « Nous sommes encore en phase d’aggravation […]. La situation reste grave ». En effet, la journée du 6 avril a été la pire pour l’hexagone depuis le début de l’épidémie : plus de 800 morts en 24 heures, et près de 4000 nouveaux cas détectés.
Comment cela se fait-il ? Le confinement serait-il un échec ? Le gouvernement porte la responsabilité sur le peuple français, qui se serait « relâché ». Relâché, et donc coupable de l’aggravation de la situation. Coupable de mettre en péril l’hôpital public et son personnel, les médecins et les infirmières. Le préfet de Paris, Didier Lallement, ne s’en cache pas lors d’une interview télévisée du vendredi 3 avril : les patients en réanimation sont ceux qui n’ont « pas respecté » le confinement.
Tout le week-end, les grands médias montrent les Parisiens dans les rues, profitant du soleil. Pourtant, sur les images, les distances de sécurité sont pour l’essentiel respectées.
Porter la responsabilité sur les méchants Français, qui ne prennent pas en considération les mesures sanitaires, est un bon moyen de ne pas parler du vrai responsable de la situation : l’Etat et le gouvernement !
Qui est le vrai responsable de la diffusion de cette épidémie ? Qui est le vrai responsable de ces milliers de morts ? Quelques Français qui n’ont pas respecté les règles de sécurité ou un Etat qui a failli à ses devoirs : la protection de sa population. Depuis des années, l’hôpital public demande des moyens. Manifestations, grèves… Les infirmières sont gazées par les forces de l’ordre. Refus total d’écouter leur détresse. Depuis des années, les politiques de désindustrialisation, de délocalisation… sont dénoncées. Aujourd’hui, la France n’est plus souveraine dans la production de masques – obligée de quémander en Chine pour en avoir quelques-uns. Incapable de dépister les patients, incapable de fournir correctement la population en gel hydroalcoolique, l’Etat français subit la situation. Et pour cacher ses erreurs et ses politiques mortelles, le gouvernement ment. Il a menti en refusant de voir que ce virus allait toucher notre pays. Il a menti sur la question des masques : « ça ne sert à rien ! » il y a encore quelques jours. Désormais, on sait que le port du masque va devenir obligatoire. Il a menti sur le nombre de morts : pendant un temps, les décès dans les EHPAD étaient omis.
Erreurs médicales ? Les grands médias se défendent de la sorte. Leurs « experts » s’étaient trompés.
Mensonges ? Ces mêmes grands médias abordent de plus en plus la question du « scandale d’Etat ». Personne ne peut le nier : le gouvernement a failli. Il est l’unique responsable de la situation. Il n’a pas protégé sa population.
Aujourd’hui, comme un Etat digne du Tiers-monde, le gouvernement et les médias disent aux Français de fabriquer leurs propres masques… Des masques en sopalin, en papier, en tissu. Un moyen de protéger nos concitoyens ?
Pendant ce temps, le gouvernement français laisse certaines entreprises reprendre leurs activités : des activités non essentielles, comme dans le bâtiment. La priorité est donnée à l’économie du pays. Les Français peuvent crever. De toute façon, ils sont coupables de la situation !
Antonio. G















