Des représentants déterminés pour défendre la Cause Etudiante ce 22 février !
« Si toi aussi tu es contre la sélection, vote pour la liste de « l’Indignation » !
Ce jeudi 22 février se tenaient les élections aux conseils centraux de l’Université de Nice Sophia Antipolis. L’occasion pour les étudiants de choisir ceux et celles qui auront pour mission de les représenter dans les trois principaux conseils démocratiques de l’université : le conseil d’administration (CA), le conseil de Formation de la Vie Universitaire (CFVU) et le Conseil de gestion. Ces conseils sont des lieux de démocratie dans lesquels étudiants, enseignants-chercheurs et membres du personnel de l’université prennent des décisions concernant la manière de gérer l’Université, sur des questions aussi diverses que le vote, la répartition et l’utilisation du budget qui est alloué à l’UNS, l’ouverture de nouvelles licences ou masters, la répartition des cours dans les formations, ou bien n’importe quel changement relatif à la vie dans la fac (réparation du chauffage ou lumière dans un amphi, l’instauration de menus végétariens au restaurant universitaire, ou la question de l’accès aux places du parking de la fac). C’est aussi par les représentants en conseil d’administration qu’est élu le/la président.e de l’Université, pour un mandat de 4 ans.
Pour cela, nous avons décidé de constituer une liste pour participer à ces élections et faire entendre la voix de la jeunesse de gauche au sein de l’université. Si nous sommes conscients que le poids décisionnel des étudiants est faible (16% environ des sièges du conseil, alors que nous représentons 95% de l’université), il est toutefois impensable de se priver d’une présence dans ces instances. En effet, si le vote d’un élu étudiant en conseil est souvent négligé, il lui permet de se positionner politiquement sur chaque question, et de nouer des liens avec les élus de l’administration ou enseignants-chercheurs pour en faire de potentiels alliés de lutte. Mais plus encore, le rôle principal d’un élu étudiant est d’être une courroie de transmission entre les instances de l’Université, assez opaques, et les étudiants. Il doit s’appliquer à la fois à faire remonter les problématiques rencontrées par les étudiants vers les conseils, informer au plus vite les étudiants sur ce qu’il se dit, et vote en conseils les changements au sein de l’université. D’un point de vu politique, l’élu étudiant a donc un rôle d’informateur des étudiants sur les réformes et les lois à venir, et se doit de constituer l’avant garde des mobilisations étudiantes. C’est pour ces raisons que le collectif a décidé de présenter une liste « Cause Etudiante » au CA, au CFVU de la Faculté de Lettres, ainsi qu’a la CFVU de la faculté de Sciences. Nous souhaitions aussi présenter une liste pour le conseil de gestion de la faculté de lettres, mais en raison d’un léger manque de temps, nous n’avons pas pu la déposer.
Les élections ayant lieu un jeudi, nous avons décidé de nous mobiliser intensément dès le lundi matin pour informer les étudiants présents sur le campus de l’échéance des élections, et surtout de notre programme et nos actions. Des camarades d’Angers, pour la plupart des communistes totalement géniaux, sont venus toute la semaine nous prêter main forte. Nous étions donc toute la journée une quinzaine de militants, répartis sur les campus de Carlone et de Valrose, pour informer les étudiants du « Plan Vidal » ou « Plan Etudiant ». Cette réforme, préparée par le gouvernement Macron, vise à instaurer une double sélection à l’université, par la « méritocratie » et par l’argent, pour réduire drastiquement le nombre d’étudiants à l’université et en faire une institution d’élite, calquée sur le modèle anglo-saxon. Nous expliquons à chaque étudiant les différents points de cette réforme : l’instauration d’une sélection déguisée en L1, sous la forme de pré-requis, l’augmentation des frais d’inscriptions, la fin de la compensation, le processus de modularisation des diplômes, la mise en concurrence des diplômes par la création de Masters d’excellence (IDEX)…
Les forces en présence
Outre ce contexte national de destruction de l’université libre et accessible à tous, nous devions pour préparer ces élections prendre en compte le contexte politique local de l’université de Nice. Ainsi ce n’est pas moins de cinq liste étudiantes, dont trois listes « de gauche » (qui luttent globalement sur les même problématiques étudiantes). On a donc eu sur les campus de lettres et de sciences :
-La liste de la FACE 06 (Bouge ton campus): l’association largement majoritaire sur les campus à Nice, organisée de manière corporatiste, et ralliée à la FAGE (première organisation étudiante depuis 2017) au niveau national. Ils se revendiquent apolitiques, mais tiennent une impossible ligne entre défense de façade des étudiants, et soutien plus ou moins dissimulé aux différents gouvernements. Certains de leurs dirigeants ont des relations avec le pouvoir en place, comme l’ancien président de la FAGE Alexandre Leroy, qui a fait parti de l’équipe de campagne montée par Manuel Valls, ou bien Greg Monetti, ancien président de la FACE 06, devenu assistant de Mme Vidal au gouvernement. Il convient de rappeler que la FACE 06 bénéficiait ces dernières années d’un soutient de Mme Vidal au sein de l’université, ainsi que de subventions de la part du maire Estrosi, pour leur contribution à la vie étudiante (soirée, conférences…), ce qui a grandement facilité leur implantation au sein de l’UNS.
-La liste U.N.I : une association politique de droite, à dominance libérale qui ressemble un large spectre politique, au niveau national, allant de LRM, à certaines formes d’extrêmes droites beaucoup plus conservatrices. Leur socle politique est basé sur la notion de méritocratie à l’université. Ils revendiquent une forme d’élitisme à l’université. Ils sont pour la sélection, pour la valorisation des diplômes sur le marché de l’entreprise. Ils ont cette idée que l’université doit être un tremplin vers le monde de l’entreprise. Ils sont aussi farouchement anticommunistes et opposés au mouvement sociaux. Nos adversaires idéologiques et électoraux directs ! Ils disposent environ d’une quinzaine de millitants sur les facs de Nice. Ils sont surtout présents en faculté de droit.
-La liste du syndicat Solidaires Etudiant.e.s : un syndicat étudiant révolutionnaire et de lutte, à tendance anarcho-trotskyste, se revendiquant de l’autogestion sur le modèle de la CFDT. Ils sont relativement actifs, essentiellement sur la faculté de lettres, mais pas très nombreux, et pas très intéressés pas les élections étudiantes qu’ils jugent inutiles pour la lutte révolutionnaire.
-Notre liste « Cause étudiante », une liste regroupant des étudiant.es de gauche, affiliés à un parti (PCF ou FI), provenant de l’UNEF de Nice, ou indépendants (qui sont majoritaires).
-Et, chose inédite pour ces élections, une cinquième liste : cette liste est le fruit de tensions internes à l’intérieur du syndicat UNEF. C’est une liste fantôme portant le nom de « L’UNEF », avec à la tête des dirigeants bureaucrates et aliénés d’une tendance nationale en décomposition, la TUAS. Pour tenter de reconquérir leur pouvoir de petits chefs nationaux sur une section locale de Nice autonome et révolutionnaire, les cadres de l’UNEF sont eux-même descendus sur Nice en masse la veille pour militer pour une liste qu’il n’a jamais été question de faire siéger, uniquement dans le but de calomnier et de détruire la section locale de Nice, sur laquelle ils n’avaient plus de pouvoir. Ils ont mobilisé presque une trentaine de militants bureaucrates sur les différents campus de Nice, venus de toute la France pour déverser leur haine et appliquer leurs méthodes staliniennes d’un autre temps. Étant totalement étrangers aux conditions réels des étudiants sur l’UNS et débitant un discours préformaté, ce fut un cuisant échec pour eux.#ByeLaTUAS.
Les Résultats des élections
Avant toute chose, il nous faut remercier tous les étudiant.es qui nous ont donné leurs voix durant ces élections. Nous sommes amplement satisfaits du résultat, qui dépasse même nos attentes. En effet nous avons obtenu 3 élus, au total, un par liste que nous avons présenter. Une élue en CA, un élu sur la CFVU de Valrose, et un élu sur la CFVU de Carlone. En terme de voix et d’élus, nous sommes la deuxième organisation étudiante, (derrière la Face 06) et la 1er force de gauche, laissant loin derrière « Solidaires Etudiant.e.s » et bien évidement les bureaucrates staliniens et réformistes de la liste de l’UNEF, qui ont déguerpi des campus la tête basse, dès l’annonce de leur défaite.
Au Conseil d’Administration :
67% Face,
17% Cause Etudiante,
17% UNI

Lucas. S











