La réforme Blanquer ou la mort de l’Education nationale !

4 juillet 2019 – plus de 50 000 copies du baccalauréat n’ont toujours pas été rendues à l’Education nationale, à seulement moins de 24 h de l’annonce des résultats définitifs de l’examen final, examen crucial donnant accès ou non aux études supérieures.

Inédit !

Enfants angoissés, parents stressés, la panique est à bord. Les médias dominants, aux mains du grand capital et de Macron, se battent pour défendre la politique gouvernementale. Il ne faut rien céder. Encore moins à ces gauchistes d’enseignants. La droite se mobilise aux côtés de Blanquer (1), de même que le Rassemblement National de Marine Le Pen. Le contenu de la réforme, on s’en fiche. Il ne faut pas « prendre en otage les enfants ». Les enseignants grévistes, retenant les copies du bac, seraient ainsi assimilés à des terroristes ?

Pendant ce temps, le gouvernement essaye de faire oublier la gravité de la situation. Le mouvement social est « minoritaire », ne concernant que 2,5% des enseignants selon le ministère.

Pourtant, un tel bras de fer n’a jamais été aussi fort entre les professeurs et le ministère de Jean-Michel Blanquer. Depuis plusieurs mois, les syndicats d’enseignants et de la fonction publique, à leur quasi-unanimité, multiplient les grèves (2).

En cause : la réforme Blanquer.

Stratégiquement, depuis le début du conflit, Blanquer a toujours été en mesure de faire face à ce mouvement social. Face à la grève de la surveillance du baccalauréat, des étudiants et des retraités ont été appelés. Face à la rétention des notes, la solution de repli sur les notes du contrôle continu a été privilégiée. Le ministère veut se montrer plus fort que les enseignants et les syndicats, menaçant tout salarié de l’Education nationale de fortes sanctions : une retenue de salaire de 15 jours, éventuellement des licenciements. S’attaquant dans le même temps au droit de grève, droit fondamental de notre Constitution, adopté en France depuis … 1864 !

Politiquement, les arguments pour défendre la réforme sont bien préparés : « cette réforme est indispensable », « les élèves sont nuls », « ils ne savent pas écrire et compter », « aujourd’hui, le bac ne veut plus rien dire, tout le monde l’a », « les inégalités scolaires sont déjà très fortes, la réforme ne peut que les amoindrir »… Forcément, l’opinion publique ne peut qu’acquiescer ! Les Français sont conscients de l’échec de notre modèle éducatif. Et le dénoncent depuis des années. Le coupable désigné ? L’enseignant.

Malheureusement, syndicats et personnels de l’Education nationale n’ont pas été en capacité, dans le passé et encore aujourd’hui, de démonter tout cet argumentaire. Et de dénoncer, à la hauteur qu’il le faudrait, la mort programmée de l’école publique au profit du privé…

Depuis des années, les enseignants sont, à leurs dépens, complices de la baisse des niveaux scolaires voulue par le ministère. Encore cette année, les inspecteurs ont imposé aux correcteurs du Brevet des collèges et du Baccalauréat de surnoter les élèves. En accord ou non avec cette politique, les notes données à ces examens par chaque professeur sont analysées par la hiérarchie. Des mauvaises notes distribuées, et c’est l’enseignant responsable qui se fait taper sur les doigts. Malgré tout, la contestation implicite des professeurs est manifeste : en 2017, moins d’un élève sur deux a eu le DNB en prenant seulement en compte les épreuves terminales (3). La réponse du ministère a été alors de privilégier depuis quelque temps le contrôle continu, afin de combler cette baisse des résultats et le refus de nombreux enseignants de surnoter leurs copies (du moins parfois l’impossibilité de le faire tellement que le niveau était bas). Contrôle continu que l’on retrouve aujourd’hui au lycée avec la réforme Blanquer : coïncidence…

Il faut donner le Brevet et le Bac, pour que ces examens ne valent plus rien : telle est la vision de l’Education nationale depuis des décennies. La posture de Blanquer, en cette fin d’année scolaire, montre le peu d’intérêt qu’il a pour le baccalauréat. On magouille les notes, on demande aux jurys de délibération d’ « harmoniser les résultats », du moment que près de 85-90% des élèves ont leur examen. Il ne faut pas de redoublement, cela coûte trop cher. Or, l’Etat ne veut plus donner de l’argent à ce ministère. De plus, il faut des jeunes employables et corvéables. Idéalement, des jeunes qui ne sont pas en capacité d’avoir de la réflexion, afin d’éviter révoltes et contestations !

Et ça marche. Regardons tous les étudiants qui rejoignent, dès leur entrée à l’université, les associations vendant soirées, drogues et boissons. Ces mêmes associations aux mains du grand capital et de Macron !

Enseignants, compatriotes, citoyens, nous devons nous battre pour augmenter le niveau de nos élèves. Nous devons exiger tout d’abord des programmes moins denses ! A chaque réforme, des chapitres sont ajoutés dans chaque discipline. Et la pression imposée aux professeurs pour finir les programmes empêche les élèves d’acquérir durablement des connaissances. Enseigner la Seconde Guerre mondiale en 4-5h, ce n’est pas la même chose que l’enseigner pendant 9-10h. On comprend mieux ainsi que nombre de nos enfants ne comprennent rien sur le régime de Vichy et la collaboration par exemple (sujet du Brevet des collèges de cette année) !

Ensuite, il est de notre devoir de ne pas céder à la tentation de cette définition de « la réussite pour tous » qui consisterait à l’assimiler à « des études supérieures pour tous » (voir article de L’Indignation du 16 mai 2019 sur « la réussite de tous ne doit pas être un Bac+5 pour tous ! »). Nous devons accepter que des élèves ne sont pas en capacité, et ne veulent pas, faire de grandes études. Certains sont voués à des filières professionnelles, et nous devons l’accepter et le faire accepter à l’ensemble des Français ! Pour cela, il faudrait peut-être mettre des moyens pour des structures technologiques et professionnelles de qualité. Et peut-être dès le collège, sans attendre la dureté du lycée.

Concernant les inégalités scolaires, liées aux inégalités socio-spatiales très importantes dans notre République dont l’égalité est une de ses valeurs, il faut avoir une analyse claire sur ce sujet. Nous sommes bien conscients que la réforme de Blanquer et Parcoursup aggravent ces inégalités. Le baccalauréat n’étant plus dès 2021 un examen national, chaque établissement réalisera ses propres épreuves, avec son propre barème, et s’adaptera donc aux niveaux de ses élèves, avec idéalement une volonté d’avoir les meilleurs résultats possibles pour accroître le prestige de l’établissement. Un prestige parfois inexistant du fait de la situation géographique et sociale de celui-ci…

Dans le cadre actuel, un bon élève du 93, qui a son baccalauréat avec 18 de moyenne, est en mesure de rivaliser face à des élèves de grands lycées parisiens ayant eu des résultats plus faibles. Avec la réforme Blanquer, cette égalité des chances sera définitivement anéantie.

Les partisans du gouvernement et la droite nous répondront dès lors que les réponses d’entrée aux grandes écoles et à l’université se font actuellement avant le baccalauréat, et que donc cet examen final n’a aucune importance. En effet, et nous l’avons démontré juste avant. Aujourd’hui, tout a été fait pour que les examens nationaux ne valent plus rien… Il faudrait donc que les résultats du Baccalauréat soient LA variable d’analyse pour l’accès aux études supérieures. Même si encore aujourd’hui, de nombreuses écoles attendent l’annonce des résultats de cet examen de fin de lycée pour accepter tels ou tels dossiers. Cette pratique doit se généraliser ! Et être imposée par l’Education nationale.

Dernier élément : si la question des inégalités scolaires était la grande préoccupation du ministère, Blanquer mettrait très rapidement fin aux aides allouées aux écoles privées… Celles-ci étant tant acclamées par le patronat, la droite et l’extrême-droite. Tout cela dans un contexte où le public manque cruellement de moyens.

En attendant, l’école publique se meurt… Une bonne nouvelle pour cet Etat néolibéral : des dépenses en moins sont attendues !

Joseph. P

 

(1) http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/retention-des-copies-du-bac-la-droite-reclame-des-sanctions-pour-les-grevistes-20190704

(2) https://www.20minutes.fr/societe/2513843-20190509-reforme-fonction-publique-syndicats-appellent-greve-jeudi

(3) https://www.letudiant.fr/college/3e/brevet-moins-d-1-eleve-sur-2-a-la-moyenne-aux-epreuves-ecrites.html

15 février 2017 – Grande conférence sur la crise des migrants à l’Université de Nice !

22 décembre 2016 – après une année marquée par le mouvement social contre la loi travail, les jeunes des Alpes-Maritimes se sont retrouvés pour une réunion-soirée, au local de la JC – rue François Guisol –, pour préparer une nouvelle année militante !

Plusieurs idées ont alors émergé, dont une : celle de parler à l’ensemble de la jeunesse de notre département d’un sujet d’actualité, la crise des réfugiés.

Depuis plusieurs mois, la frontière franco-italienne faisait face à des flux de migrants quotidiens, par centaines voire milliers. Des personnages comme Cédric Herrou, Pierre-Alain Mannoni, ou encore de multiples associations du 06 venaient en aide aux réfugiés, qui essayaient de passer dans la vallée de la Roya les barrages policiers. Les risques encourus par ces humains, fuyant la guerre et la misère au Moyen-Orient et en Afrique, étaient très grands : les multiples accidents caractérisés cette fin d’année. Près d’une dizaine de migrants sont décédés en quelques semaines à la frontière… 

De plus, cette année 2016 marquait fortement l’opinion publique locale par les nombreuses condamnations de militants solidaires, ainsi que la judiciarisation du délit de solidarité.

Afin d’informer et sensibiliser la jeunesse azuréenne sur cette question, le collectif UFMJ (Union des Forces Militantes de Jeunesse), composé de jeunes militants indépendants, de la Jeunesse Communiste, de l’UNEF et du SGL, organisait dès lors le 15 février 2017 « une grande conférence sur la crise des migrants » à l’Université de Nice. Plus exactement à la fac de Lettres – Carlone –, dans le plus grand amphithéâtre : l’amphi 84.

Plus d’un mois de préparation pour faire la publicité de l’événement – 3000 tracts et une centaine d’affiches imprimés grâce aux multiples dons, et notamment l’aide du journal événementiel local La Strada – et inviter de nombreux intervenants de qualité :

  • Pierre-Alain Mannoni = ingénieur d’étude à l’Université de Nice, relaxé en 1ère instance et poursuivi en appel pour avoir secouru des migrants.

  • Cécile Dumas = secrétaire départementale du PCF 06.

  • Fabienne Révillet = militante communiste et habitante de la vallée de la Roya.

  • Teresa Maffeis = membre du collectif Migrants 06 et fondatrice de l’association ADN (Association pour la Démocratie à Nice).

  • Gérard Ré = secrétaire général de l’UD CGT 06.

  • Maeva Binimelis = avocat au Barreau de Nice, membre du syndicat des avocats de France.

Un travail colossal pour une conférence extraordinaire :

  • plus de 250 personnes présentes à Carlone ! Du jamais vu depuis des années à l’Université de Nice.Grande conférence sur la crise des migrants

  • une collecte de près de 300 euros redistribuées aux associations d’aide aux migrants.
  • une médiatisation hors-norme de la conférence, avec un Facebook live réunissant plusieurs milliers d’internautes et un article de Nice-matin intitulé « migrants : les étudiants se sentent aussi concernés », paru deux jours après – le 17 février 2017.Grande conférence sur la crise des migrants (Nice matin).jpg

  • un événement qui a fait trembler les autres organisations étudiantes, la FACE et l’UNI, étant impressionnées par l’engouement étudiant. Mais aussi l’administration de l’Université elle-même, avec à sa tête à l’époque Frédérique Vidal, actuelle ministre de l’Enseignement supérieur, qui voulait censurer la tenue de cette conférence. En vain.

Voici le compte-rendu rédigé par le collectif UFMJ suite à cet événement :

« En ce jour du 15 février 2017, l’Union des Forces Militantes de Jeunesse (UFMJ) a réuni 250 personnes, dont beaucoup de jeunes, en amphi Malik Oussekine, dit aussi amphi 84, à la fac de Lettres de Nice (Carlone), pour une grande conférence sur la crise des migrant.e.s, en réaction aux deux procès de Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni en début d’année.

Après 5 semaines et demi de préparation, l’UNEF, les Jeunes Communistes, des syndicats lycéens (SGL,…) et des indépendant.e.s se sont uni.e.s sous une même bannière (UFMJ) pour sensibiliser et éveiller les consciences sur la situation internationale, et surtout régionale, concernant la cause des migrant.e.s.

Pour cela, nous avions décidé d’inviter des intervenant.e.s d’horizons très différents :
Teresa Maffeis, Fabienne Révillet, Gérard Ré, Maeva Binimelis, Pierre-Alain Mannoni, Cécile Dumas.

La conférence a été d’une très grande réussite, en terme d’organisation, par le nombre de personnes présentes à cette soirée, mais aussi par la qualité des interventions et des débats qui s’en sont suivis. Il a été très rare de voir un amphithéâtre aussi plein pour une cause politique depuis des années au sein de l’Université de Nice. Un véritable engouement de la jeunesse a ainsi été perceptible avec cet événement, et l’UFMJ s’en félicite !!!

Nous espérons que de telles conférences puissent encore avoir lieu dans l’avenir, et que la jeunesse se mobilisera de plus en plus massivement pour faire (re)naître une véritable vie politique au sein des différents campus de la fac et des établissements scolaires niçois (lycées,…) !

Toutefois, nous voulons condamner le comportement inacceptable de la préfecture de Nice et de la présidence de l’Université qui ont voulu nous interdire la tenue de cette conférence, quelques heures avant le début. Nous demandons que la liberté d’expression des étudiant.e.s soit respectée. Et nous demandons des explications concernant ces intimidations ! Alors qu’une conférence sur le transhumanisme, ouverte à tous, s’est tenue le lendemain à Valrose (le 16 février), nous voulons savoir pourquoi l’excuse du « plan vigipirate », dont on nous a fait part, n’a pas été aussi appliquée pour cet événement ? Nous espérons que ces intimidations ne soient pas de portées politiques (même si les doutes sont forts), et que la présidence de l’Université respectera le droit des étudiant.e.s dans l’avenir !

Pour conclure, nous voulons remercier les différent.e.s intervenant.e.s présent.e.s à cette grande conférence, ainsi que le public qui est venu en masse !!! Nous avons pu récolter grâce à vous 200€ de dons, que nous avons redistribué aux différentes associations d’aide aux migrant.e.s. Et dans le même temps, à travers cette conférence, nous avons envoyé collectivement un message fort aux ennemis de l’aide humanitaire, le titre de l’article de Nice-matin allant dans ce sens : « Migrants : les étudiants se sentent aussi concernés ».

À bientôt !

UFMJ »

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Diviser la société pour surveiller les futurs bacheliers !

Le 17 juin 2019 était le premier jour du bac général. L’occasion parfaite pour les enseignants de faire entendre leur colère. Une colère qui s’exprime depuis des mois contre la réforme du lycée et du baccalauréat, peu entendue par le ministère de Jean-Michel Blanquer.

On ne cède rien, on avance dans le vide. La réforme a été actée. Les enseignants, élèves et parents ne doivent plus que suivre et écouter. Le désastre est annoncé. Ce n’est pas grave, il faudra faire avec. Telle est la pensée véhiculée par l’Education Nationale, et plus généralement par le gouvernement.

Malgré l’annonce de la grève de la surveillance du bac par plusieurs syndicats d’enseignants (FSU, CGT, Sud, SNALC), des discussions sur la réforme auraient pu être programmées. En vain. Blanquer a décidé de jouer la carte de l’affront : il ne reviendra sur rien.

Personnels administratifs, parents d’élèves, retraités… tous ont été convoqués bénévolement pour remplacer les professeurs grévistes ! Des non-grévistes se sont même vus faire des surveillances supplémentaires pour combler le manque d’effectifs. De quoi créer de vives tensions entre les enseignants. Le gouvernement suit un principe : diviser la société pour mieux régner ! Ici pour surveiller les futurs bacheliers.

Résultat : aucun lycée n’a été perturbé par la grève du 17 juin, et une mobilisation bien inégale selon les lycées et les académies.

Les syndicats revendicatifs n’ont rien obtenu dans cette première bataille. La seconde est annoncée le 27 juin, premier jour du brevet. En espérant que les professeurs des collèges se mobilisent suffisamment pour mettre à mal l’autoritarisme du ministère et sa stratégie de destruction des mobilisations par la division de la société et des salariés …

Joseph. P

Lettre à Macron !

ERREUR Macron

Ce n’est pas le capitalisme qui est devenu fou, mais ce sont ses défenseurs qui sont devenus absolument fous : « Le pouvoir rend fou et le pouvoir absolu rend fou absolument ».

ERREUR Macron

Ce n’est pas une « erreur » que tu as commis ni même une faute, mais des CRIMES pour lesquels tu dois rentre des comptes toi et ta clique.

ERREUR Macron

J’ai toujours su que tu n’étais qu’un pion des milliardaires et grands patrons. Voilà pourquoi je ne t’ai jamais reconnu ni légitimité ni capacité d’entendre pour répondre, pour te réclamer quoi que ce soit. Même à tes maîtres, je ne réclame rien d’ailleurs. Mais j’exige tout et le meilleur pour chacun(e).

ERREUR Macron

Tu ne m’as jamais fait peur avec tes menaces de voir partir les fortunés avec leurs fortunes, ou avec le vrai/faux poids de la dette… La dette, je fais un audit et je la liquide ; sa part illégitime peut-être, même sa totalité je ne la paie pas et mieux je réclame des comptes à tous ceux qui en ont profité. Les fortunes, je sais qu’elles sont intransportables : usines, grands magasins, autoroutes, palais, grandes et belles bâtisses, terres, gros meubles et immeubles,… et surtout le savoir-faire de celles et ceux qui ont fait ces fortunes resteront là…

ERREUR Macron

Ce ne sont pas ces personnes, ces êtres que tu as éborgné, mutilé, gazé, tabassé, embastillé et humilié en les agenouillant qui ne sont « rien », mais c’est toi et ta clique qui n’êtes rien sans nous.

ERREUR Macron

Le capitalisme n’est ni réformable ni « humanisable » : il est à rejeter car ce système se nourrit des guerres, de l’exploitation, des vols et des pillages, des richesses des peuples. Ses défenseurs jouissent d’une impunité scandaleuse, qui les autorise à se mettre au dessus des lois, à se comporter comme des hors la loi.

ERREUR Macron

Les Gilets Jaunes, que tu as essayé avec d’autres de dénigrer, ont réveillé cette énergie et ce savoir que les collabos et autres opportunistes ont cherché à étouffer afin de maintenir les gens dans cette servitude volontaire. Pour que eux profitent des miettes comme récompenses de leur collaboration.

Un grand merci et bravo à ces admirables gilets jaunes… Macron délivre toi, Macron livre toi. Tes maîtres, on ne les oublie pas. On sait qu’ils ont compris, que nous avons compris que eux aussi ne sont rien sans nous. Ou ils partagent ou ils dégagent ! Mais, ils ne peuvent pas continuer à régner et à vivre avec cette arrogance et cette opulence scandaleuse aux dépens des autres.

 

HB

La grande supercherie des trains OUIGO : du low cost pour augmenter les profits de la SNCF !

Guillaume Pépy, président de la SNCF, fait des trains OUIGO sa grande priorité : il les présente comme « une arme de conquête », qui doit passer de 5 à 25% du trafic grande vitesse d’ici 2020 (1).

Pour faire simple, l’objectif est d’attirer de la clientèle avec le développement de trains low cost. Ou du moins des trains de faible qualité, de bas standing. Pour Najim Abdelkader, secrétaire général de la CGT des cheminots de Nice, les trains OUIGO suivent « le principe de troisième classe, pour ceux qui n’ont pas les moyens ».

Des prix pas chers, avec des annonces à 19€ pour un Nice-Paris. De quoi donner des envies de voyage à beaucoup de monde. Pour cela, les billets doivent être pris trois mois à l’avance, idéalement pendant les jours et périodes de faible fréquentation, c’est-à-dire le mardi et le jeudi et hors des vacances scolaires. Et à des heures peu demandées.

La SNCF a dans le même temps généralisé la marque OUIGO, supprimant ainsi en masse les TGV habituels pour les remplacer par ces trains « low cost ». Et bien évidemment aux meilleurs créneaux horaires, afin de promouvoir la nouvelle marque. Par exemple, le dernier train du Dimanche au départ de Paris Gare de Lyon pour Nice est un train OUIGO… De même pour les premiers trains du matin en direction de la capitale. Mais pour ces billets, où la demande est forcément forte, les trains OUIGO ne sont en rien low cost. Ils sont même bien plus chers que les TGV de la SNCF. Il est fréquent de voir des billets OUIGO à plus de 100€, aller simple, pour un Nice-Paris…

Dans l’absolu, payer plus cher pour une meilleure qualité, pourquoi pas. Toutefois, les OUIGO n’ont de neuf que l’apparence : tout en bleu clairvoyant, ils se différencient bien des TGV et TER de la SNCF, pour une grande partie d’entre eux de plus en plus vieillissants…ouigo.jpg

Or, l’apparence ne fait pas la qualité : les sièges des trains OUIGO sont beaucoup moins spacieux et confortables que ceux d’un TVG ou d’un TER, l’air des wagons est bien plus confinée (du fait notamment d’un plus grand nombre de personnes par wagon), l’entretien souvent oublié. Normal, tout cela est une question de rentabilité ! Il faut maximiser l’espace pour faire du profit : les OUIGO accueillent plus de passagers qu’un TGV, et la faible qualité n’est qu’excuse pour expliquer un soi-disant « petit prix »…

Pendant ce temps, les voyageurs sont obligés de prendre ces trains où les toilettes sont très souvent « indisponibles » ou bouchées, avec de l’urine stagnante, répandant ainsi une bien mauvaise odeur dans les wagons. Sans compter l’absence totale de savon dans les WC…

Exemple d’un train OUIGO où aucun WC n’était accessible. Plusieurs heures de train sans que les passagers ne puissent faire leurs besoins.

Les agents des trains OUIGO se sentent comme les premières victimes de la situation. Une employée nous expliquait que le manque d’entretien, pour des raisons uniquement budgétaires, leur retombe en permanence dessus. De nombreux voyageurs les invectivent régulièrement, et parfois violemment, pour dénoncer les conditions de voyage.

Tout cela sans prendre en compte les retards qui se multiplient, en raison notamment de problèmes sur les rames, bien peu entretenues… Avec des contraintes pour les usagers qu’ils n’avaient pas l’habitude de connaître : il faut se présenter 30 minutes avant le départ du train ; payer 5€ en ligne ou 20€ en gare pour pouvoir prendre des valises dépassant les dimensions de 55 / 35 / 25 cm ; une fois dans le train, les places n’ont pas de prise électrique pour brancher son ordinateur ou son téléphone, une seule poubelle est disponible pour l’ensemble du wagon (contrairement aux TGV où chaque rangée a sa propre poubelle), les bagages doivent aller sous les sièges ne permettant pas d’étendre aisément ses jambes. Et pour couronner le tout, il n’y a pas de services bar et restauration pour s’alimenter et s’acheter à boire. Pour une heure de train, pourquoi pas. Pour des longs trajets de plusieurs heures, imaginez les conditions de voyage !

Pour l’instant, rien ne changera. C’est la politique de la SNCF, avant que celle-ci soit définitivement privatisée par l’Etat. D’ailleurs, OUIGO ne se présente jamais sous l’étiquette de la SNCF. Coïncidence …

Pour Najim Abdelkader, la stratégie est claire : « il s’agit d’une volonté de saucissonner, saboter la SNCF en plusieurs parties, afin de la vendre plus facilement en lots dans l’avenir ».

 

(1) https://www.france24.com/fr/20170526-sncf-veut-15-millions-voyageurs-supplementaires-tgv-2020

 

Joseph. P

En quoi le PCF est-il indispensable à la gauche ?

Lors des élections européennes du 26 mai, la gauche a pris une grosse claque. Une claque inédite. L’ensemble des mouvements et partis se revendiquant comme telle, soit LO, le PCF, la France Insoumise, Génération.s et Place publique (avec pour allié le PS), cumulent seulement 18% des suffrages exprimés… Jamais, sous la Ve République, la gauche a été aussi affaiblie !

Alors que la question de la reconstruction des forces progressistes est posée sur la table depuis le 26 mai, les débats entre tous les cadres de ces mouvements sont tendus.

Comment la gauche, avec à sa tête la FI, a-t-elle pu passer de plus de 19% des suffrages à la présidentielle de 2017, soit aux portes du pouvoir, à une position extrêmement fragile seulement deux ans après ?

Dès le lendemain des élections européennes, Clémentine Autain – député de la France Insoumise – a critiqué fortement la stratégie de son mouvement, et notamment de son leader Jean-Luc Mélenchon. Depuis quelques semaines, de nombreux cadres de la FI claquent la porte. Argument justifiant un tel choix : le manque de démocratie et une position politique peu claire. Pourtant, un discours qu’ils ont défendu et promu depuis 2017. Et une structuration du mouvement qu’ils ont eux-mêmes mis en place au lendemain de l’élection présidentielle. N’est-ce pas une façon de quitter un navire en plein naufrage, avec seulement 6,3% lors des élections européennes ?

À l’échelle européenne, nous nous rendons compte que le sort des mouvements progressistes est identique. Comme Podemos, la FI a connu son heure de gloire : en 2017 ! Elle a été un outil nécessaire pour porter les valeurs de la gauche. Nous pouvons tous en être fiers. La gauche du PS n’avait jamais été aussi forte depuis Georges Marchais.

Toutefois, un mouvement n’est pas un parti. Un parti construit des structures pour perdurer dans le temps. Le PCF a l’histoire de son côté, tandis que la FI avait les idées. Les idées évoluent, mais l’histoire reste. Le Parti communiste français a depuis 100 ans posé les bases de son éternité : issu des théories marxistes ayant dominé le champs intellectuel tout au long du XXe siècle, il a son propre journal –L’Humanité–, ses fêtes régionales et nationales (la fête de l’Huma étant la plus connue), ses locaux issus en grande partie de son rôle joué pendant la Résistance… Toutes ces structures, même affaiblies, perdureront ! Et elles se doivent de perdurer puisqu’elles sont indispensables à la gauche. Que l’on aime ou non le PCF, que l’on soutienne ou non les revendications du PCF, il est de notre devoir de maintenir sur pieds, non plus seulement un parti politique, mais une institution. L’institution de la gauche ! L’institution qui défend la classe populaire et promeut les valeurs progressistes.

Parfois, nous avons la tentation de rejoindre des mouvements où les possibilités de faire émerger certaines de nos revendications seraient plus faciles. Des mouvements moins massifs, où tout est à construire. Où nous nous retrouvons plus dans les discours véhiculés.

Toutefois, aucune organisation ne peut remplacer le PCF ! Sans cette institution, la gauche est vouée à disparaître. Du moins à rester au mieux groupusculaire. Et à laisser toute place aux libéraux et aux fachos… Comme c’est déjà le cas en Italie notamment, où aucune liste véritablement de gauche a été en capacité de se présenter aux dernières élections législatives, laissant ainsi les mains libres au mouvement 5 étoiles et à la Ligue de Salvini. Heureusement, en France, nous avons encore une force d’opposition de gauche, même affaiblie. Le PCF et la CGT font encore trembler les capitalistes et les bourgeois. Tant qu’ils tremblent, l’espoir est là !

Ne détruisons pas tout camarades … Posons au contraire les bases de notre avenir ! L’avenir de la gauche et du progressisme.

Antonio. G

L’impasse du syndicalisme français : pourquoi la grève générale ne prend pas ?

Aujourd’hui, le syndicalisme français est très décrié par les médias nationaux et une grande majorité de notre société. Ainsi que par des syndicalistes eux-mêmes. « Ils ne représentent plus rien », « ils ne défendent pas les travailleurs, « ils ne pensent qu’à leurs intérêts », « leur stratégie est inefficace »… D’ailleurs, depuis novembre 2018, les gilets jaunes ont été les premiers à critiquer fortement les structures syndicales, refusant leur présence dans de nombreux cortèges du pays.

En effet, actuellement, les syndicats n’ont plus véritablement le poids qu’ils avaient dans le passé. La CGT – premier syndicat français, apparu en 1895 – a moins de 700 000 adhérents, bien loin des 2 millions durant les Trente Glorieuses.

Les manifestations, les appels à la grève ne fonctionnent plus suffisamment. Les gouvernements font la sourde oreille. Et les salariés perdent leurs journées de salaire. Sans compter les potentielles représailles du patronat, qui n’hésite pas à réprimer les grévistes. D’où une bien plus faible mobilisation dans le secteur privé que dans la fonction publique.

Depuis 2010 et la mobilisation contre la réforme des retraites menée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, les Français ne descendent plus massivement dans la rue. Il est très rare de dépasser la barre des 1 millions de personnes depuis près de 10 ans. Aujourd’hui, 500 000 manifestants relèvent même presque de l’exploit…

Certains remettent en cause les stratégies des syndicats, notamment celles de la CGT. Qui appelle à la grève, mais pas à la grève générale. Un argument que l’on entend beaucoup dans les cercles militants de la gauche, particulièrement de l’extrême-gauche française. Pourtant, une attaque peu fondée puisque le premier syndicat du pays dépose régulièrement des préavis de grève de plusieurs journées. Or, la faible mobilisation initiale ne permet pas d’espérer la continuité d’un mouvement social.

Les grèves actuelles ne bloquent plus l’économie, si chère au patronat et à l’État. Le blocage des raffineries pendant la loi travail a été fortement réprimé par la police. La grève des cheminots l’année dernière n’a pas été assez massive pour un arrêt total du fonctionnement de la SNCF. De même que celles des enseignants qui n’ont plus l’ampleur escomptée pour perturber collèges, lycées et universités.

Les difficultés financières des Français (et notamment de la classe populaire), la peur du licenciement et du chômage, la concurrence au sein des entreprises, la répression d’État, le manque de politisation, l’individualisme propre à notre société capitaliste… sont autant d’éléments expliquant que la grève générale ne prenne pas. À condition que la grève prenne un jour.

À de nombreuses reprises, les forces syndicales ont appelé les gilets jaunes à se mobiliser en semaine et à se mettre en grève. Un faible retour constaté. Ces derniers préférant manifester et bloquer les ronds-points le week-end, afin de ne pas perdre une journée de salaire et ne pas mettre en péril leur travail.

N’oublions pas que le capitalisme n’a jamais été aussi féroce… Il reprend progressivement le dessus sur tous les droits sociaux durement acquis aux XIXe et XXe siècles.

Par conséquent, la question est de savoir : comment faire ? Peut-être revenir à la base syndicale, reconquérir la classe populaire – cette population exploitée par le capitalisme et les gouvernements au service de celui-ci… Une vague d’adhésions formelles (par une carte), mais aussi d’adhésions aux valeurs révolutionnaires, semble nécessaire. Et même indispensable pour reprendre le chemin des conquêtes sociales ! Et non plus simplement limiter la casse de nos droits.

Une chose à retenir : nous ne gagnerons pas, nous ne pourrons pas réussir une grève générale si nous n’imaginons pas une mobilisation massive et populaire.

Ce combat sera long, certes. Il prendra du temps, avec des hauts et des bas. C’est indéniable. Mais, il faut que toutes les forces militantes aillent dans ce sens pour qu’un jour notre société connaisse enfin un monde meilleur : un monde égalitaire et solidaire !

Koba

Quand la consommation de produits locaux s’invite dans les grands centres commerciaux !

En cette année 2019, un nouveau concept de consommation de produits frais et locaux s’est imposé dans le Nord de la France, au centre commercial du Jeu de Paume, en plein cœur de Beauvais (Picardie). L’achat de nourriture à Carrefour, c’est terminé ! Juste à côté de la grande enseigne présente dans le centre-ville de la capitale de l’Oise, comptant environ 60 000 habitants, des petits casiers sont apparus dans les allées du Jeu de Paume…

En quoi consistent-ils ? Ils reçoivent tous les jours les commandes faites par des consommateurs sur Internet, à la recherche de produits frais et de proximité : viande, légumes et fruits… En tout, une vingtaine de producteurs du Pays de Bray vendent les récoltes de leurs productions par cet intermédiaire. Un moyen d’amener « la campagne à la ville » !

Au Casier brayon.jpg

Une idée intéressante venue d’une certaine Jessica Andrieux, qui a créé l’entreprise Au Casier brayon (1).

Comment ça marche ? Voici le mode d’emploi :

  • je commande sur le site avant minuit (10€ minimum) ;

  • je pense à choisir mon point de Retrait Gratuit et je précise dans l’onglet les informations complémentaires, le jour de retrait souhaité (délai de deux jours minimum entre la commande et le retrait)

  • je passe au Drive récupérer ma commande à l’aide de mon code personnel reçu par sms, sauf le Dimanche bien évidemment ! Journée de repos consacrée aux paysans.

Un concept écologique et social ! La consommation de proximité arrive enfin dans nos cités, dépourvues depuis des années de liens avec nos campagnes et nos productions locales.

Généralisons cette pratique dans toutes nos villes ! Au lieu d’acheter des produits venus du monde entier, par avions, navires ou camions.

Consommons frais, local et de qualité. Et sans polluer !

K. Gio

1. Site de l’entreprise Au Casier brayon : https://www.aucasierbrayon.fr/

Le Bastion Social, mensonge fasciste et bêtise raciste !

Avez vous déjà entendu parler du Bastion Social ? En avril dernier, il a été dissous par le ministère de l’Intérieur. Toutefois, ses partisans continuent de propager leurs idées et valeurs nauséabondes dans notre société…

Retour sur cette organisation, née avec la  nouvelle vague et le nouveau style des militants d’extrême-droite. Les footeux, les patriotes conservateurs, qui pensent que le socialisme ne peut être que national. Le Bastion est en fait une enseigne pour les nazillons, créé en 2017 par des  membres du G.U.D (Groupe Union Défense). Des cellules sont nées à Lyon, Marseille, Aix, Chambéry, Strasbourg, Clermont-Ferrand…

Son credo ? « LES NÔTRES AVANT LES AUTRES »

L’organisation constitue une parodie d’association caritative, et leur mode d’action est atroce pour ceux qui sont dans le besoin. Pour faire simple, les militants font des maraudes pour nourrir les SDF en faisant un tri racial. Seuls les blancs, français de souche comme ils disent, sont nourris. Mais attention ! Les fascistes ont pensé à tout ! La nourriture proposée est TOUJOURS composée d’au moins un élément à base de porc (saucisson, sandwich au pâté ou au jambon), au cas-où un SDF, bien que blanc, soit juif ou musulman et se serait glissé entre les mailles du filet raciste. Nous condamnons avec la plus grande fermeté les tris racistes perpétrés par le Bastion Social.

La supercherie « sociale » ne dure jamais bien longtemps car nombreux sont les SDF qui se sont insurgés d’avoir (comme ils le disent) « un pauvre morceau de pâté étalé sur une tranche de pain » alors que leur camarade, lui, n’a rien eu à cause de sa couleur de peau.

L’initiative nationaliste a bien plu au Front National (maintenant RN) qui soutient l’organisation. Le mouvement originaire de Lyon s’inspire de son frère italien Casapound, avec qui ils sont en contacts étroits. De nombreux membres sont connus pour violences, et l’utilisent régulièrement.

En outre, ils font aussi quelques actions coup de poing, comme l’intrusion et la pose de banderoles sur le forum des réfugiés… Ou bien l’occupation illégale d’un immeuble pour redonner un toit à des sans abris blanc et français…Bien joué les gars, mais question stabilité de vie, on y repassera, et aucune excuse comme « au moins on loge des gens » ne marche car les sans abris ne sont pas de la chair à propagande fasciste et leur promettre un appartement illégal est infâme. Qui plus est de les sélectionner.

L’alternative solidaire existe bel et bien, par exemple à Paris l’adjoint à la Mairie sur la question des logements est communiste (Ian Brossat) et il loge les SDF dans des mairies et les accompagne dans les démarches. Il ouvre aussi des camps dans le 16ème arrondissement entre autres, chose qui dérange les bourgeois.

Comment se finance le Bastion ? Ses membres tiennent divers commerces comme des bars ou des salons de tatouage. L’organisation se définit elle même ouvertement néo-fasciste et « nationaliste-révolutionnaire ». Au point où ils en sont, ils n’ont même plus honte d’utiliser leur slogan officiel « autonomie, identité, justice sociale ». Peut-être serait-il nécessaire de leur expliquer que la JUSTICE SOCIALE c’est avant tout une idée de progrès social, que nous devons être uni devant l’oppresseur commun des peuples, le capitalisme sous toutes ses formes. Car pour eux l’étranger est synonyme de tous les problèmes. Le repli identitaire, en France et en Europe, progresse et c’est à cause de ce genre de viviers à fascistes, qui attirent les jeunes et les opprimés qui n’ont pas trouvé les réponses. L’enseigne peut être belle et vendeuse pour eux, avec une nouvelle vague de  militants, mais il suffit de gratter un peu la peinture pour découvrir avec horreur une vérité qui pourtant n’est même pas cachée : le fascisme attire de nouveau !

Notre combat pour un monde socialiste uni va devenir de plus en plus dur face à l’ultra-libéralisme, à la menace fasciste et à la dépolitisation des masses ! LA BATAILLE N’EST PAS PERDUE ! Les rangs de la gauche révolutionnaire se garnissent de nouveaux étudiants et militants, et il y aura toujours, toujours une riposte face à la peste Brune et au capitalisme !

Message à la jeunesse : il est urgent de s’organiser, face aux inégalités sociales, la sélection, le racisme et l’oppression ! Rejoignez les organisations de jeunesse, venez aux manifestations et aux actions ! Le monde social à bâtir ne se fera qu’avec vous !

Message aux jeunes du Bastion et des autres organisations néo-fascistes : renseignez -vous sur les origines du mouvement, pensez par vous même et repensez les causes des problèmes sociaux. Pour les autres, sachez que vous nous trouverez toujours sur votre route, peu importe le lieu, le temps et la date, nous, communistes, seront toujours là pour réduire à néant vos projets fascistes et vous remettre dans la honte de l’Histoire.

 

RIPOSTE COMMUNISTE

Macron-Trump : le pouvoir du buzz !

6 juin 2019 : Macron et Trump font le tour de toutes les chaînes de télé d’information. Pour cause : le 75ème anniversaire du débarquement de Normandie par les « Alliés ». Les deux présidents se montrent complices, s’échangeant des mots d’amitié, mettant en avant les liens historiques unissant la France et les Etats-Unis.

Une union de posture, le temps d’un jour ! Alors que les deux chefs d’Etat passent leur mandat à s’invectiver par tweets interposés : un se présentant comme « le grand progressiste européen », tandis que l’autre désire reconstruire la puissance américaine par une politique « nationaliste » très dure et anti-migrants.

Pourtant, malgré des divergences idéologiques de discours, les deux hommes ont des pratiques politiques et de communication très étroites : tous les deux ont utilisé et utilisent le pouvoir du buzz ! Macron s’est pour cela fortement inspiré de la campagne présidentielle de Donald Trump.

Le principe : ne pas parler de politique. Mais faire du buzz pour que l’on parle de nous. L’objectif étant de capter l’image et monopoliser l’information. Et ça marche ! Notre société actuelle ne cesse d’être captivée par les slogans, les punchlines et les scandales… Comment l’expliquer ? Notre culture capitaliste, notre modèle de consommation profondément ancrés dans les mentalités, que l’on soit de gauche ou de droite. Nous grandissons avec la publicité, nous nous cultivons avec l’information immédiate… Les hommes politiques l’ont compris, à commencer par Macron et Trump qui viennent du monde du business et qui ont donné une dimension inédite à cette pratique de communication ! L’actuel président américain se mettant en scène sur un camion et jetant tous les « migrants » essayant d’y monter lors de la campagne présidentielle aux USA. Sans oublier dernièrement son tweet appelant les Français à utiliser des canadair pour éteindre le feu de Notre-Dame de Paris…

Macron a fait de même avec ses différentes phrases chocs avant et pendant la campagne présidentielle en France, et il continue encore ! Cela a été un moyen pour lui de se faire connaître, de faire entendre son nom de partout et en permanence. Les médias étant croustillants de ces petites phrases. Même si à vrai dire il ne suffisait de pas grand chose pour que l’ensemble des journaux et des chaînes de télévision parlent de lui, ces derniers étant tenus par les amis de l’actuel président français.

Voici quelques-unes de ses phrases : « des gaulois réfractaires au changement », « je traverse la rue, je vous trouve un travail », les femmes salariées de Gad « pour beaucoup illettrés »…

Une arrogance et une pratique politique qui attirent malheureusement le peuple. Les deux hommes étant élus à partir de ces phrases chocs et de ces mises en scène, à défaut d’un véritable programme politique. C’est bien dommage que notre société en soit arrivée là… Le pire étant que de nombreux hommes politiques essayent aujourd’hui de faire de même.

La politique du spectacle a remplacé la politique idéologique, la politique au service de l’intérêt général ! Sans discours pertinent, il sera difficile de révolutionner notre société, d’améliorer nos conditions de vies. Il faudrait que le peuple s’en rende vite compte. Qu’il est dominé quotidiennement par la dictature de la publicité et du capital …

 

Joseph P.