PACA : Le tout-numérique pour abrutir la jeunesse française, au nom de la « modernité »

Rentrée 2019-2020 : alors qu’entrera en vigueur la réforme du lycée de Jean-Michel Blanquer, tant décriée par les enseignants du Secondaire, un autre dispositif va bouleverser cette nouvelle année scolaire : le remplacement des manuels papier par des tablettes numériques dans la majorité des lycées de la région présidée par Renaud Muselier (1).

Dès Septembre, les Secondes et les Premières de PACA recevront ces nouveaux outils. Pour l’instant, près de 85% des établissements ont approuvé le passage au numérique, par l’intermédiaire de leurs conseils d’administration réunissant personnels administratifs, enseignants, parents, délégués d’élèves. En attendant éventuellement l’accord d’autres lycées…

La région s’en félicite ! Elle colle même des tas d’affiches, dans tous les trains régionaux, pour promouvoir sa politique. Argument véhiculé : « nous souhaitons préparer les élèves aux évolutions de notre société ».

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Coût total prévu pour l’opération : au moins 23 millions d’euros …

Encore de l’argent public gaspillé, jeté par les fenêtres ! 23 millions d’euros (soit 4,50€ par habitant de la région PACA) dépensés pour une politique majoritairement non désirée par les enseignants. Ces derniers se sont vivement opposés dans les établissements, et même dans les différents conseils d’administration, au passage aux tablettes numériques. Toutefois, la parole des professeurs n’a pas été écoutée et prise en compte ; le vote enseignant ne représentant qu’une petite partie des suffrages des CA. 

Les raisons de cette opposition ? Elles sont multiples : quels usages en faire ? Quels effets pédagogiques sur les lycéens ? Et surtout le coût d’une telle politique ! Alors que dans le même temps les enseignants ne voient pas une amélioration de leurs conditions de travail et de leurs salaires.

Les lycéens ont une réaction très contrastée : certains, généralement les plus décrocheurs, se réjouissent de l’arrivée des tablettes numériques ! Ils pourront enfin avoir un nouveau jouet pour s’amuser en classe. Les élèves les plus sérieux, quant à eux, s’en inquiètent et ont pris conscience de la gravité d’une telle démarche. Une jeune Seconde d’un lycée public des Alpes-Maritimes nous affirmait récemment qu’elle avait connu l’introduction des tablettes numériques dans son ancien collège – un collège privé – et qu’elle avait assisté à un bouleversement des comportements chez ses camarades : « beaucoup d’entre eux passaient leur temps à jouer, à regarder des films sur leur tablette… pendant les recréations, mais aussi pendant les cours ! ». Ajouté à cela, elle a même constaté une baisse des niveaux scolaires : « en rentrant en sixième, j’avais un assez bon niveau d’orthographe. Avec les tablettes numériques, nous écrivions tous les cours sur word, en langage sms pour certains. Et finalement, nous sommes arrivés en troisième sans être capables d’écrire correctement. J’ai fini avec 0 en dictée au brevet. Et nous avons été plusieurs au collège à avoir de très mauvaises notes sur cet exercice ».

D’autres élèves nous ont confirmé ce constat. Quelques jeunes, les plus studieux, prennent conscience du danger du tout-numérique. Ils en sont malheureusement les victimes. La Région PACA a trouvé les moyens pour imposer par la force sa politique, en faisant abstraction de la liberté pédagogique des enseignants ! L’objectif étant de « préparer les élèves aux évolutions de notre société », pour ne pas dire qu’il était question de les abrutir et d’en faire des objets du capitalisme.

Un capitalisme qui promeut le tout-numérique pour le peuple, mais qui refuse que ses enfants l’utilisent. « A la maison, nous limitons l’utilisation des gadgets technologiques » a affirmé Steve Jobs en 2010. À la maison, mais aussi à l’école : nous savons aujourd’hui que plusieurs dirigeants de Google, Yahoo!, Apple ou encore eBay placent leurs enfants dans des « écoles anti-technologie » (2).

Comment l’expliquer ? Ces derniers connaissent très bien les dangers de leurs inventions : des outils qui nuisent à la créativité et à la concentration des enfants, avec des conséquences très néfastes pour la mémoire et le sommeil (3).

1. https://www.nicematin.com/jeunesse/des-tablettes-numeriques-vont-remplacer-les-manuels-scolaires-papier-dans-la-majorite-des-lycees-de-la-region-sud-paca-386004

2. https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/ces-patrons-de-la-silicon-valley-qui-interdisent-la-high-tech-a-leurs-enfants_695203.html

3. https://www.psychologies.com/Culture/Ma-vie-numerique/Articles-et-Dossiers/Les-ecrans-les-eteindre-ou-les-apprivoiser/Neurosciences-l-impact-des-ecrans-sur-le-cerveau

 

Antonio. G

BU de Saint-Jean d’Angély : les étudiants n’en peuvent plus (témoignages) !

Ouverte au début des années 2010, l’université de Saint-Jean d’Angély et sa bibliothèque accueillent chaque année des milliers d’étudiants ! Etudiants en économie, en finance et en management (avec l’Institut Supérieur d’Economie et de Management et l’Institut d’Administration des Entreprises), en médecine (avec notamment la Faculté de Chirurgie dentaire), en lettres, en droit, ainsi que des lycéens préparant le baccalauréat dans la bibliothèque universitaire : le site de Saint-Jean d’Angély attire tous les jours la jeunesse de Nice !

Pour quelles raisons ? Sa position géographique, proche du centre-ville et accessible facilement avec le tramway. Mais aussi pour la qualité de l’environnement travail. L’établissement est très récent (il a moins de dix années). Le mobilier est par conséquent presque « neuf ». Du moins « neuf » par rapport à celui que l’on retrouve sur les autres campus universitaires, tels que Valrose (fac de Sciences) ou encore pire Carlone (fac de Lettres).

Toutefois, les étudiants travaillant à la BU de Saint-Jean d’Angély expriment de plus en plus leur colère ! En cause notamment : les toilettes de la bibliothèque.

Pour cela, nous avons rencontré deux étudiantes en médecine sur le parvis de l’université, qui nous ont fait part de leur fort mécontentement (afin de garder l’anonymat de ces personnes, seules leurs initiales seront utilisées).

Que pensez-vous de l’état de l’université de Saint-Jean d’Angély ?

E. L : Il y a aujourd’hui un vrai problème avec les toilettes ! Déjà parce que ce sont des toilettes mixtes. Ce qui n’est pas du tout normal…

Comment cela se fait-il ?

C. D : Cela fait presque deux ans que les toilettes des hommes sont condamnées, parce qu’ils ne font pas de travaux. En tout, on a seulement trois toilettes pour toute la BU, dont certains sont cassées et en « hors service ». Le pire c’est lors de la période des examens, quand il y a beaucoup d’étudiants qui viennent travailler à la bibliothèque… On ne peut tout simplement pas aller aux toilettes. C’est un scandale ! Et même quand on peut y aller, l’état est déplorable. Comme ces toilettes sont publiques, des gens extérieurs à la fac viennent salir les WC, se laver et se raser avec l’eau des lavabos…

Des réponses de l’université sur l’état des toilettes vous ont été données ?

E. L : On avait demandé à l’accueil de la bibliothèque pour avoir des explications sur l’état des toilettes. Ils nous ont dit que des travaux devaient avoir lieu. Mais toujours rien… Et que tant qu’on ne passait pas les portes de la BU, ce n’était pas la fac, mais à la ville. Donc l’université ne pouvait rien y faire, et il fallait attendre une réaction de la mairie… On attend toujours !

Voici des photographies des toilettes de la BU de Saint-Jean d’Angély que nous avons prises aujourd’hui :

 

 

Des travaux sont normalement prévus pour l’été 2019. En espérant que l’état des locaux s’améliore et que les étudiants puissent enfin aller faire leurs besoins !

Joseph. P

Quel bilan de ce mouvement des gilets jaunes qui ne lâchent rien… ?

Quel bilan de ce mouvement des gilets jaunes qui ne lâchent rien… ?

Précision : Seuls les animatrices et animateurs du mouvement GJ peuvent légitimement dresser un bilan assez complet de ces 6 mois et demi de luttes… Pour ma part, j’estime les acquis économiques et sociaux faibles ; le « gouvernement » est en train de reprendre -plus que ce qui lui a été arraché- avec les différentes mesures prises : augmentation des tarifs à la pompe, de l’électricité (5,9 %) alors que 12,5 millions de Français sont en situation de précarité énergétique, des tarifs des autoroutes, des biens de consommation courante et d’autres à prévoir avec ces « dirigeants » arrogants…

Tout ça est « normal » dans la logique d’un « pouvoir » au service du système capitaliste, qui refuse de faire payer sa part fiscale aux riches, et met tout sur le dos des classes moyenne et pauvre.

Sur le plan politique, cependant, les acquis ou conquis sont importants :

  • Les puissants ont très peur : ils s’interrogent sur comment s’en sortir si le mouvement se poursuit…
  • Leurs chiens de garde pataugent et ne savent plus à quel saint se vouer…
  • Les collabos de tout poil sont démasqués.
  • Les syndicats sont au pied du mur.
  • Les silencieux mal à l’aise.
  • La majorité des Français est solidaire, mais encore en période de remise en question de cette servitude volontaire que connait le pays.
  • Une conviction que le « pouvoir » Macron et sa clique n’ont plus aucune légitimité pour représenter les Français : 11% à peine du corps électoral fait encore confiance à ses assassins !
  • Une fraternité solide conquise et des liens de solidarité retrouvés.
  • Une éducation populaire – aux arts, à la culture, à l’organisation et à la gestion humaine et technique…- qui resurgit.
  • Le rayonnement d’une résistance exemplaire à l’échelon national et mondial reconnu.
  • Et bien d’autres choses encore que les personnes mieux placées que moi ont vécu comme des convergences de luttes notamment, qui se concrétisent…

Restera une tâche rouge sang sur le front de Macron et son gouvernement ; un gouvernement qui justifie les crimes, les assume et qui ment, ment tellement. Ce sang de manifestants pacifiques et d’innocents : nos sœurs et frères mutilés à vie, tabassés, gazés, agenouillés, traînés par terre -par des sans cerveau- pour les humilier, sauvagement réprimés, verbalisés, arrêtés pour être intimidés ou carrément embastillés… Je n’oublie pas les valeureux journalistes qui honorent leur métier ainsi que les « streets médics » qui n’ont pas été épargnés pas une police/milice, par des mercenaires dressés pour brutaliser et terroriser.

Voici un bilan non exhaustif de ces 6 mois et demi de combat… Pour ma part je ne lâcherai rien tant que les donneurs d’ordres et les obéissants zélés n’ont pas rendu des comptes pour tous les crimes économiques et politiques commis…

HB

17 juin : début du baccalauréat ou début de la grève des enseignants !

Après la mise en place de la plateforme Parcoursup pour l’orientation post-bac l’année dernière – fortement critiquée par enseignants, élèves et parents -, le gouvernement s’attaque en 2019 à deux grands chantiers : les réformes du lycée et du baccalauréat. Toutes ces réformes sont étroitement liées : l’objectif étant de baisser les niveaux scolaires pour mieux sélectionner à l’entrée à l’université. Seules les élites ont le droit aux études supérieures de qualité selon Emmanuel Macron. Les autres, les prolétaires (les non-bourgeois), doivent être des imbéciles, bien corvéables pour le patronat, soumis aux règles du marché et de la mondialisation, soumis aux risques du chômage et de la précarité…

La réforme du lycée a déjà la sélection pour vocation : les bons élèves accéderont facilement aux disciplines désirées (Mathématiques, Physique-Chimie, SVT), pouvant ainsi se constituer un bloc logique d’enseignements. Les autres seront dans l’obligation de prendre des matières non pourvues, où il y a de la place, avec parfois aucun lien entre celles-ci et aucun débouché possible (« arts » avec « littérature, langues et cultures de l’Antiquité » par exemple…).

Pire, nous constatons aujourd’hui que cette réforme est un véritable frein à l’orientation : des élèves de Seconde, voulant devenir infirmiers, ne peuvent pas prendre de matières scientifiques – SVT de préférence, pour cette vocation-, en raison d’un manque de disponibilités et d’un niveau trop juste… De plus, tous les établissements ne proposent pas l’ensemble des enseignements de spécialité pour la Première générale. Dans cette situation, qui est multiple malheureusement, les lycéens doivent faire des dizaines et des dizaines de kilomètres pour pouvoir choisir leurs matières de spécialité. À défaut : abandonner et se résigner à faire ce qui n’est pas de leur souhait.

Outre la réforme du lycée, celle du baccalauréat s’annonce pire : une volonté indéniable de baisser le niveau de l’examen final ! L’épreuve d’Histoire-Géographie passerait à seulement 2 heures (comme le Brevet des collèges), contre 3 heures pour les Scientifiques et 4 heures pour les filières L et ES actuellement. Comment compenser la baisse du temps accordé pour cette épreuve ? Baisser les exigences et les attendus ! Faire du baccalauréat un semblable du Brevet des collèges… Du moins, seulement pour certains établissements ! Puisque l’épreuve finale du Secondaire ne sera désormais plus un examen national – soit une vision égalitaire de notre enseignement républicain -, mais un examen spécifique à chaque lycée… Certes, il y aura des sujets zéro pour guider les enseignants. Mais l’évaluation sera forcément liée non pas aux attendus nationaux, mais aux niveaux des lycéens à disposition dans les établissements. Les lycées bourgeois des métropoles pourront avoir des exigences bien plus élevées que les établissements des banlieues difficiles des grandes villes ou des zones rurales. Un autre moyen d’accroître les inégalités scolaires. Avec comme outil final principal : Parcoursup !

Autre inquiétude : le planning prévu pour ces épreuves. Les examens pour les disciplines du tronc commun (LVA et LVB, Histoire-Géographie, EPS…) devraient se dérouler en trois temps, dont le dernier aurait lieu en décembre de l’année de Terminale. Soit plus de 5 mois de cours, entre janvier et début juin, où l’enseignement de ces matières ne représenterait plus aucun enjeu pour les élèves… Ajouté au très faible coefficient attribué à ces matières de « non-spécialité » (seulement 30% de la note finale). De quoi rendre, de fait, ces disciplines rejetées et minorées par les élèves. Avec un enseignement presque impossible dans le cadre de certains établissements difficiles.

Sans oublier la mise en place de nouveaux programmes, très denses pour un temps d’enseignement toujours moins important. Impossible d’aborder les chapitres en profondeur. Une approche superficielle sera dès lors privilégiée pour que les programmes puissent être terminés avant la fin de l’année. Encore une manière de baisser le niveau des élèves… Les thématiques traitées ne pouvant être que floues et partiellement acquises par nos jeunes.

Un chamboulement comme jamais de notre lycée ! Blanquer a décidé de pulvériser l’enseignement public français. Avec des enseignants toujours moins payés, au regard du cours de la vie qui ne cesse d’augmenter.

C’est pour cette raison que de multiples grèves de la fonction publique ont caractérisé cette année. Mais au final, aucune véritable avancée… La seule solution ? Une action forte, très forte. La grève de la surveillance du baccalauréat, dès le début des épreuves le 17 juin, à l’appel du principal syndicat enseignant du secondaire, le SNES, mais aussi la CGT, le SNALC (reconnu comme étant assez à droite) et Sud’Education.

Blanquer ne veut pas céder ! Il l’a annoncé. Il a déjà en tête de convoquer des étudiants et des retraités pour surveiller les épreuves… Pire : il est possible que les enseignants habituellement grévistes ne soient pas appelés au lycée le 17 juin, afin de ne pas bouleverser la tenue du baccalauréat.

Tous les moyens sont bons pour faire taire la colère ! La répression et la division étant les outils privilégiés de l’État bourgeois. Mais au bout d’un moment, ces pratiques ne fonctionnent plus… La rébellion débouche alors sur une Révolution ! Et la guerre des places finit par une découpe des têtes (comme en 1793).

Koba

Acte 29 : Ami(e)s, vous gagnez en crédibilité…

Acte 29 : Ami(e)s, vous gagnez en crédibilité…

Une admirable Gilet jaune en pleine marche à Paris résume l’acte 29 avec le sourire : « Nous avons dépassé le stade de la solidarité, nous sommes dans une phase qui fait appel à plus de fraternité contre un gouvernement qui accentue -par ses mesures antisociales- la précarité… » Elle annonce les mobilisations à venir et rappelle : « que ce n’est pas le mouvement qui s’essouffle, mais les pseudos arguments du gouvernement ».

Amis Gilets Jaunes, merci pour cette claque assenée :
• Aux détenteurs d’un pouvoir abject et arrogant qui vous méprisaient.
• Aux propagandistes qui cherchent -vainement- à vous discréditer. Poussant la malhonnêteté très loin encore, ils nous rabâchent les oreilles avec l’essoufflement du mouvement qui est pourtant à sa 29e semaine, et vous présentent comme votre propre échec : celui des individualités de gilets jaunes qui ont fait le choix de participer aux européennes !
• Aux intellos, dirigeants politiques et syndicaux collabos qui vous insultaient.
• Aux « sachants », donneurs de leçons -installés dans un confort glaçant qui passent leur temps à blablater sans courage et sans passion- qui vous moquaient.
• Aux soumis volontaires et aux résignés qui cherchaient quoi trouver pour vous critiquer pour se rassurer…

Pendant que ces « importants », et sans importance, faisaient le tour des médias, des salles du « grand débat », des cafés, des rues en foulard (rouge), comme des prostituées sur les trottoirs pour raconter leurs histoires, vous êtes doucement et sûrement en train d’écrire l’Histoire, malgré la répression, la censure et toutes les tentatives de diversion.

Écrire l’Histoire de votre sang, de votre chair, de vos mutilations, de vos douleurs, de vos sacrifices, de votre courage, de votre détermination, de votre engagement, de tous vos membres et surtout de vos yeux qui refusent de se fermer même la nuit, jusqu’au lever du jour. Ce jour nouveau tant attendu qui rompt avec la laideur d’un passé dépassé !

Des yeux qui vomissent chaque jour ce monde immonde parce qu’injuste et inhumain… Un monde fait sur mesure par des criminels pour les criminels. Un monde qui maltraite les Hommes, la nature et tout ce qui vit, tout ce qui nous donne envie et des raisons d’aimer la vie.

Ami(e)s gilets, comme je vous l’ai écrit une fois, vous êtes comme Prométhée : des bienfaiteurs de l’humanité, car votre combat rayonne au-delà de la France…

La seule différence entre vous et Prométhée est que pour ce dernier nous étions dans la légende, alors qu’avec vous nous sommes dans la réalité !

Heureux de vous voir résister encore et encore.
Heureux de vous voir déterminés jusqu’à arracher la victoire.
Heureux de vous voir gagner en efficacité et en crédibilité car chacun(e) sait aujourd’hui que l’essoufflement est du côté du gouvernement qui ment effrontément !

 

HB

Une main-d’œuvre d’Europe du Sud exploitée comme jamais …

La crise économique de 2008 a frappé fortement le monde entier, et particulièrement une grande partie de l’Europe qui subit toujours les conséquences de celle-ci : c’est le cas des pays du Sud du « Vieux continent », notamment la Grèce, l’Italie et l’Espagne.

La misère qui s’y est installée, depuis déjà dix années, a profité aux grandes entreprises. Jouant sur la baisse des salaires, l’acceptation de la perte de droits sociaux pour sortir de la « crise », les patrons ont détourné les flux de la mondialisation. Alors que les productions de biens manufacturés se faisaient essentiellement en Asie (Chine, Vietnam) et en Europe de l’Est (Pologne, Roumanie…), quelques grandes marques ont décidé ces derniers temps de relocaliser la fabrication de leurs articles de mode haut de gamme dans les pays d’Europe du Sud touchés par la crise.

Pour quelle raison ? Donner une meilleure image d’elles. Enfin des produits fabriqués dans des pays développés. Enfin des produits de « qualité »… Sans compter les moindres frais du transport des marchandises.

Pourtant, la réalité est tout autre. Le journal italien Il Venerdi di Repubblica a mené dernièrement une enquête montrant que de grandes marques exploitaient une main-d’œuvre pas chère en Italie du Sud. De manière totalement illégale. C’est le cas de Gucci, Prada, Salvatore Ferragamo, Tod’s… Ces dernières vendent des chaussures en magasin, avec le label « Made in Italy », à plus de 500 euros. Alors qu’elles rémunèrent leurs « employés », sans contrat de travail, pour maximum 2 euros de l’heure (soit le temps de faire une paire de chaussures). Un coût, pour ces grandes entreprises, bien plus avantageux que celui des pays de l’Europe de l’Est… Et un bénéfice sans équivalent : plus de 400 euros par paire vendue !

Les ouvrières italiennes se trouvent dans le même temps obligées de travailler plus de 12 heures par jour, avec un salaire mensuel d’environ 500 euros. Trop peu pour vivre, seulement pour survivre. Mais comment refuser cette condition ? La misère et le chômage frappent comme jamais l’Italie du Sud, de nombreux jeunes préférant fuir que subir… Toutefois, tout le monde ne peut pas tout abandonner. C’est le cas de ces pauvres ouvrières exploitées par un système : le système capitaliste !

Ouvriers de tous les pays, ne nous laissons plus exploiter. Réveillons-nous ! Les vrais responsables de notre misère, ce sont ces bourgeois qui veulent une chose : notre chair…

 

Koba

 

 

L’heure est grave, il faut vite libérer notre pays de cette minorité agressive et nuisible !

J’entends une petite voix me dire…

Je dormais d’un sommeil profond, quand soudain je sens une main légère se poser sur moi avec une grande délicatesse, comme pour me réveiller. Et au même moment, j’entends une petite voix douce me dire : « L’heure est grave, il est temps de hausser le ton ; il est temps de concentrer votre (tes amis et toi) énergie pour libérer votre pays de cette minorité agressive, cette minorité nuisible. Sais-tu que le petit dictateur/criminel n’a en réalité qu’un soutien de 11 à 12 % du corps électoral ! Peut-on avec un tel score revendiquer la moindre légitimité ou représentativité ? Pourtant « la majorité » malfaisante passe en ce moment -en catimini- des lois réactionnaires dans tous les domaines et notamment dans l’enseignement, vote des lois liberticides, privatise tout ce qui est bénéfique pour les actionnaires, ferme les yeux sur les licenciements, institutionnalise une médecine à plusieurs vitesses, poursuit méthodiquement la généralisation de la précarisation, prépare les échéances intermédiaires locales et régionales pour baliser le terrain pour les prochaines présidentielles avec un (re)duel sur mesure Macron/le Pen… La médiocrité dans le rôle d’épouvantail et toi tu dors tranquillement comme si de rien n’était ! Et s’il-te-plaît, rappelle à tes amis que le meilleur moyen d’apporter une aide réelle, efficace aux peuples en lutte en Palestine, au Yémen, en Syrie, en Irak ou ailleurs est de commencer par libérer la France sous le règne de véritables gangsters et de mafieux sans foi ni loi… Cela aura un impact indirect. Certain sur le rapport de force chez eux là-bas ; ne serait-ce que par l’arrêt de soutiens et des ventes d’armes aux têtes couronnées, ces monarques coupeurs de mains et de têtes auxquels les responsables français lèchent les babouches et baisent les mains…pour sentir et profiter de l’odeur des pétrodollars… Quelle horreur ! Transmets aux Gilets Jaunes mon salut fraternel et solidaire et rassure-les… car les politiciens et leurs collabos savent que les répliques après le tremblement politique bouleverseront -sans le moindre doute- le paysage de la France. L’initiative d’action, le choix du quand et où pour agir est entre les mains des Gilets Jaunes… Ni les champs Élysées, ni les autres places interdites illégalement ne sont à l’abri… Ni même les réunions publiques et/ou déplacements des politiques ne connaîtront la tranquillité… Et comment surveiller les maisons des élus, des milliardaires, les stations d’essence, les galeries de luxe quand les « gueux » avec un aspect sale et en guenilles iront aux contacts des touristes pour leur dire : « c’est à ce prix que vous venez faire vos emplettes chez nous… ? » Bref les cupides et leurs chiens de garde doivent comprendre qu’ils ne connaîtront plus jamais la paix et la tranquillité s’ils s’obstinent à refuser de partager les richesses et les fruits de notre travail avec nous. Comment peut-on vivre en France -pays à l’initiative de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme- la conscience tranquille en laissant à la tête de l’État des responsables de crimes contre l’humanité ? Comment peut-on s’accommoder avec un pouvoir qui a usé d’une répression qui n’a rien à envier à un régime fasciste ? »

 

HB

En quoi la campagne du PCF est-elle une grande réussite (malgré ses résultats) ?

Cette campagne aux élections européennes aura été une grande réussite pour le PCF ! Paradoxalement, la liste de Ian Brossat -une liste incarnant au mieux notre société, avec 50% d’ouvriers et d’employés- n’a obtenu que 2,5%. Un score très faible dans l’histoire du Parti Communiste Français, d’autant plus que les moyens investis ont été considérables et que les militants communistes se sont battus depuis de nombreux mois pour que le PCF fasse le plus beau résultat possible ! Passer la barre des 5%, et donc avoir au moins 4 élus, étant le grand objectif.

Toutefois, le PCF peut être fier de sa campagne ! Absent de toutes les élections nationales et européennes depuis plus de 12 ans, absent donc des débats médiatiques de grande antenne, le parti de Thorez et Marchais a refait surface sur la scène politique. Désormais, les communistes français ne sont plus morts. Ils existent ! Ils existent et font peur à la grande bourgeoisie, qui a paniqué de voir éventuellement le PCF à plus de 5%.

De nouveau des élus communistes ? Le diable rouge est de retour ? La fin de campagne de ces élections européennes aura entraîné un vent de panique chez les élites ! L’exemple le plus connu étant celui du journaliste sportif Daniel Riolo, remettant en cause l’importance du PCF dans la Résistance et allant même dire que les communistes avaient collaborés avec les Nazis… Du pur révisionnisme bourgeois ! Du pur révisionnisme anti-communiste ! Le Figaro a également publié des articles montrant leur grande inquiétude quant à la montée en puissance de la liste de Ian Brossat.

Les communistes ont été de retour. Ils sont de retour ! Les militants ont été fiers de mener cette campagne, de porter haut et fort le rouge, le marteau et la faucille.

Des communistes, mais aussi de nombreux non-communistes se sont tournés vers la liste de « L’Humain d’abord » : 500 000 personnes en tout !

La campagne européenne est donc terminée. Mais la lutte est toujours d’actualité ! Désormais, il ne s’agit plus seulement de s’opposer à Macron et au Rassemblement National, mais véritablement de construire une grande force communiste pour changer notre société : une société plus égalitaire et solidaire !

Camarades, communistes, toutes et tous dans la rue ! Objectif : un parti d’un million d’adhérents pour 2022.

 

Joseph. P

Mêmes effets, mêmes conséquences, une petite analyse des conséquences du résultat des européennes !

Le résultat des élections européennes est sans appel ! Les forces progressistes, et notamment le Parti communiste, sont balayées. Comme on pouvait s’y attendre, c’est le Front national qui remporte la mise et attire à lui une bonne part de l’électorat hostile à Macron. Pourtant, il faut un peu relativiser la victoire du FN. En effet, leur score est inférieur d’un point et demi à celui des dernières élections européennes, celles de 2014. Leur « victoire » est donc plus une défaite des autres forces. De plus, au niveau européen, même si l’extrême-droite fait le plein en Italie, en France ou dans les pays de l’Est, elle est loin d’être hégémonique dans les hémicycles de Strasbourg et de Bruxelles.

Parlons alors de la défaite des forces de gauche, et commençons par la France Insoumise. Il y a deux ans, Jean-Luc Mélenchon était arrivé à un cheveu de la qualification pour le second tour, avec presque 20 % des voix. Aujourd’hui, sa pupille atteint à peine les 6,3 %… une perte sèche de plusieurs millions d’électeurs. Pourquoi la FI s’est-elle effondrée ? A première vue, elle ne paraît plus répondre aux aspirations populaires. A mon sens, elle vient de la réorientation de la ligne politique. En effet, depuis plusieurs mois, les départs s’enchaînent. Tous les tenants de la ligne « populiste » s’éloignent peu à peu du mouvement. D’ailleurs, il y a quelques semaines, dans une interview à la chaîne Thinkerview1, Mélenchon entérine ces changements. Fini le plan A on négocie, plan B on claque la porte de l’UE, la sortie de OTAN, on en reste à la désobéissance aux traités européens (en cachant bien les milliards d’amende que nous allons prendre en retour) et à la sortie du commandement intégré (mais pas de l’alliance)… On en revient alors à une stratégie de gauche habituelle, fondée essentiellement sur des postures morales, qui n’a plus aucune portée auprès de la majorité des Français, pour peu qu’elle en ait eu une un jour.

Venons-en maintenant au PCF ! Le résultat est lui aussi sans appel, 2,6 %. Mais contrairement à la FI qui s’effondre, on peut dire qu’il correspond à l’électorat congrus du Parti communiste. Malgré une campagne menée globalement avec un certain enthousiasme et une liste faisant la part belle aux travailleurs, cette énième défaite était prévisible, d’une part car la ligne défendue est loin d’être porteuse dans la population, mais surtout le peu d’accès aux médias des « petites listes » est déterminant dans leurs résultats. Certains vont chercher des boucs-émissaires dans les rangs de ceux, qui à l’intérieur du Parti et à l’extérieur, s’opposent à la ligne sur la question européenne. Mais il faut rappeler que dans nos sociétés « démocratiques », ce sont les médias qui choisissent les résultats des élections en distribuant la parole. Dans un monde où l’information est contrôlée par neuf milliardaires, il est clair que le Parti ne gagnera jamais une élection autre qu’une élection locale, où les gens votent plus pour une personne que pour une étiquette.

Maintenant que faire après le constat ? La réponse donnée est encore la même, celle de l’unité et de la reconstruction de la « gauche »… Cela fait quarante ans que le Parti est sur la pente descendante. Défaite après défaite, il est fait le constat que cela ne marche pas, qu’il faut changer d’orientation… Et depuis quarante ans, ces changements consistent exclusivement à mettre de l’eau dans notre vin pour aller, encore un peu plus chaque fois vers des positions conformes avec le reste de la « gauche », c’est-à-dire la sociale-démocratie, le PS et ses résurgences. C’est encore la teneur du message de Ian Brossat dans son allocution pour les résultats… Aimons-nous les uns les autres… Les responsabilités de la « gauche » dans l’arrivée au pouvoir de l’éborgneur et l’autoritarisme dont il fait preuve ne font pas réfléchir ? Au lieu de continuer dans une voie qui nous emmène invariablement de défaite en défaite, peut-être faudrait-il justement revenir au point de départ de cette spirale infernale ? Arrêtons de couper notre vin, il est devenu totalement indigeste pour la majorité des communistes et aucun Français ne veut en boire. Essayons le marxisme et combattons les institutions du grand capital, arrêtons de les légitimer (cela vaut pour l’UE, mais aussi pour le parlementarisme bourgeois et la « démocratie » représentative).

Il faut aussi revoir la place des élections, et donc des élus dans le Parti. Si les élections sont une période propice pour faire partager des idées et les élus des porte-paroles, il serait bon d’en profiter pour propager des idées révolutionnaires et non des idées réformistes. Comme le dit si bien un camarade, qui me pardonnera de le citer, « il vaut mieux perdre sur ces idées, que perdre sur celles des autres ». Or, cela fait des décennies que nous perdons sur celles des autres… Le résultat est invariable, on perd les élections sans avoir fait progresser le marxisme d’un iota dans la société.

 

T.

 

1https://www.youtube.com/watch?v=9y3aC0LruiQ

Clash Collard/Cohn-Bendit : les Français ont voté pour des voyous !

26 Mai 2019 – soirée électorale sur TF1, à la suite de l’annonce des résultats du scrutin européen. Alors que La République En Marche et le Rassemblement National sont sortis largement en tête de ces élections, plus de 20% pour tous les deux, le débat d’après-tour a fait beaucoup de bruit !

Le bras droit de Marie Le Pen, Gilbert Collard, et le chien de garde macroniste, Daniel Cohn-Bendit, se sont interpellés pendant plus deux minutes par des insultes inacceptables pour des mouvements qui gouvernent ou qui sont censés gouverner : « ordure », « traître », « focus de la politique », « tu es une merde », « connard »…

Ces deux élus, cadres respectifs du RN et de LREM, ont sali l’image de notre République et de notre démocratie ! Des millions d’enfants étaient à l’antenne à ce moment-là et ont assisté à cette scène ignoble… Quel respect véhiculé à nos plus jeunes ? Quelle exemplarité ? Ces deux personnages devraient être durement sanctionnés !

Lors de ces élections européennes, les Français se sont de nouveau tournés massivement vers des voyous ! Des mouvements où le dialogue se fait par insultes interposées. Des mouvements peu respectueux de la démocratie. Des mouvements dont les pratiques politiques se rapprochent de celles des dictatures …

Français, soyons tous exemplaires ! Dégageons les !!!

 

Antonio. G