Des élections européennes inutiles !

Depuis le 17 novembre et le mouvement des gilets jaunes, nous avions tous de l’espoir !

L’espoir d’un monde meilleur, où les néolibéraux -incarnés par La République En Marche- et les fachos -par le Rassemblement National- tomberaient progressivement dans le néant et l’oubli.

L’espoir que des mouvements progressistes et révolutionnaires prendraient peu à peu le dessus pour sauver notre planète, sauver notre modèle social, sauver notre service public.

L’espoir que les revendications du mouvement social actuel – rétablissement de l’ISF, partage des richesses,…- soit véritablement mises en place.

L’espoir d’un modèle politique plus démocratique, éloigné de l’emprise du grand capital et de médias corrompus.

La gauche avait mené la bataille de ces élections européennes pour renverser tout ce système écœurant, où le profit passe avant nos vies… Où des centaines voire des milliers de SDF et réfugiés meurent chaque année. Sans oublier tous les suicides des salariés.

Au lieu de cela, les Français ont fait le choix de se tourner massivement vers les listes d’extrême-droite et du président Macron. Presque 50% des suffrages exprimés à eux-deux… Une véritable débâcle pour nous ! Une débâcle qui doit nous obliger à nous remobiliser très rapidement. Non pas pour faire obstacle au FN et à Jupiter. Mais pour reconstruire une force révolutionnaire ! Nous en avons les moyens, amplifions-les. Allons chercher de nouveaux adhérents et militants. Construisons des organisations à plusieurs millions de sympathisants. C’est ainsi que nous détruirons nos ennemis, les ennemis de la République, les ennemis de la Révolution !

Camarades, tractons, collons, discutons, faisons campagne tous les jours. C’est ainsi que nous réaliserons notre rêve : le rêve d’un monde meilleur !

 

Antonio. G

Une nécessité de (re)considérer la grève générale comme arme de premier plan contre le capitalisme !

Aujourd’hui, « la gauche radicale », telle que définie par les médias bourgeois, est dans une bien triste situation. Non seulement elle est divisée en une multitude de groupes et d’organisations, qui sont à la fois très similaires et irréconciliables, pour diverses raisons, mais surtout la majorité des gens dans ces organisations (qu’elles se revendiquent socialistes, communistes ou anarchistes) ont abandonné toutes sérieuses perspectives révolutionnaires offensives.

Ces organisations, lorsqu’elles ne sont pas groupusculaires (comme les innombrables groupes trotskistes d’une quinzaine de militant.es ou qu’elles n’ont pas sombré dans le réformisme le plus crasse et la collaboration de classe -comme l’UNEF), sont incapables de mener la lutte sur un terrain qui inflige réellement des pertes aux entreprises capitalistes, ou des actions qui menacent la légitimité des gouvernements.

L’exemple le plus parlant, en France, est celui de la CGT, dont s’est tenu récemment le 52ème congrès. Premier syndicat de France, cette organisation plus que centenaire, a joué un rôle décisif dans la majorité des conquêtes sociales du XXème siècle, avec des bastions solides dans la majorité des secteurs d’activité. Ce syndicat était composé d’hommes et de femmes dotés d’une conscience de classe, et d’une vision de la lutte qui les ont amené à organiser et décréter à de nombreuses reprises la grève générale, dont les plus marquantes en 1936, en 1947 et en 1968 ! Des grèves qui avaient un impact sur l’économie, qui ont « paralysé le pays », à chaque fois durant plusieurs semaines, du fait de l’arrêt total de plusieurs secteurs d’activité, et qui ont obligé les capitalistes à lâcher (un peu) du leste, sur leur manière de nous exploiter (augmentation des salaires, davantage de congés payés…).

Cependant, en 2019, et ce depuis de nombreuse années, la CGT n’appelle plus à la grève générale et reconductible, mais convient d’un « appel », plusieurs semaines à l’avance, le plus souvent avec d’autres syndicats, dont la plupart sont tous sauf révolutionnaires (comme la CFDT et Force Ouvrière), pour une seule journée de grève, par-ci, une journée de grève par-là, assortie d’une manifestation déclarée, bien encadrée, qui rentre qui dans le parcours défini par la préfecture, et surtout sans débordement, toujours selon le même schéma : les syndiqués se mettent en grève pour la journée (voire pour la matinée), et se rendent au lieu convenu pour le rassemblement. Puis ils défilent, drapeaux à la main, derrière la banderole syndicale, en suivant le rythme du camion de la CGT qui passe en boucle « On lâche rien » de HK et des hits largement démodés et dépolitisés. Puis, arrivés à la fin du parcours, les manifestants se dispersent et rentrent chez eux (ou vont travailler pour certains).

Le lendemain, ils retourneront travailler pour leur patron, ou pour l’Etat si ils sont fonctionnaires. Ce n’est pas une critique individuelle des manifestants et des grévistes, qui sont conscientisés et luttent avec leurs moyens (les militants de « L’Indignation » en font partis). Ce n’est pas non plus une critique propre à la CGT, elle pourrait d’ailleurs s’appliquer de la même manière à toutes les structures syndicales nationales en France. C’est simplement pour dénoncer l’absurdité de nos modes d’actions, voire leur nature contre-productives.

En effet, en l’absence de perspectives révolutionnaires, les travailleurs ne peuvent se permettre de faire l’impasse sur plusieurs jours de salaire. Cependant, le seul et unique impact, qu’aura eu cette journée de mobilisation mensuelle, c’est la symbolique. Pouvoir se compter, pouvoir dire « on est là, on revendique », et avoir le droit à quelques minutes sur les chaînes d’information qui, quasi systématiquement, travestissent ou minimisent les revendications des manifestants. Surtout, l’objectif de la grève, comme moyen d’action, est complètement dévoyé, car l’impact de quelques milliers de personnes en grève, sur une seule journée, est quasiment nul économiquement. Le capital ne fait pas de perte, car aucun secteur d’activité n’est à l’arrêt, surtout depuis qu’il a trouvé le moyen d’employer des gens en contrat très court pour suppléer les grévistes. La seule perte économique est pour le travailleur, qui perd environ 60 euros sur un SMIC. Dès lors, le constat est limpide: « Pourquoi sacrifier 60 euros pour un résultat absolument nul ». C’est la pression financière, couplée à l’inefficacité des journées de mobilisation qui finissent par éloigner les travailleurs des cortèges syndicaux.

Face à cette situation, je pense que si le syndicalisme veut de nouveau avoir des résultats sur le terrain, et attirer de nouveaux les travailleurs (les deux étant inextricablement liés, on rentrerait dans une spirale positive), il faut revenir aux méthodes d’origine de la CGT révolutionnaire, à savoir la grève générale ! En effet, le cœur du travail d’un honnête militant de « Gauche Radicale », quelle que soit sa mouvance politique, est d’agir le plus efficacement possible pour mettre à mal le système capitaliste et provoquer sa chute, pour aboutir à la société sans classe. Pour cela, il doit s’appliquer à faire émerger une conscience de classe dans son environnement social, et faire germer dans les têtes l’envie de lutter pour le Socialisme. Cela permet de constituer ses rangs pour la révolution, mais aussi pour poser les bases de la société nouvelle, qui passe par l’expropriation des moyens de production.

Et comme toute bataille, la bataille entre capitalistes et prolétaires pour les moyens de production ne se mène pas en un jour, et ne se gagne pas en une fois. La grève générale est précisément l’expression de cette lutte. C’est le moment où ceux qui produisent ont décidé de ne plus produire pour enrichir la bourgeoisie, faisant sentir que « l’économie du pays », la croissance, le PIB, que l’on nous rabâche à longueur de journée sur les plateaux télé, ne reposent précisément que sur le travail et l’exploitation des travailleurs. Une grève générale inverse le rapport de force : ce n’est plus l’employé qui est dépendant de son patron qui a la générosité de lui fournir un emploi. Non, ce sont les dirigeants de l’entreprise qui sont dépendants du retour au travail des employés pour ne pas perdre leurs dividendes. Par le fait qu’ils choisissent unanimement de ne plus travailler, les travailleurs ont déjà repris le contrôle sur la production, et sur la société. Une grève générale totale de quelques semaines, et le monde des puissants s’écroule. Ce n’est pas pour rien que c’est lors des grèves générales que l’on a obtenu des acquis sociaux. Le jour de repos le dimanche, la journée de 8h, les congés payés, les hausse du SMIC et des salaires…

Toutes ces choses précieuses que nous avons arraché au patronat, et que l’on ne cesse de nous reprendre depuis quelques décennies, ont été gagné par la lutte, par des semaines de grèves générales et des occupations d’usines, souvent accompagnées de grosses répressions de la part du patronat. Pas en défilant un jour par mois de la gare à la place Garibaldi.
Oui la lutte paye, car sans elle, nous travaillerions toujours dans les mêmes conditions qu’à la fin du XIXème siècle. Mais la mener demande de la détermination, de l’organisation, des sacrifices et surtout de la radicalité et de l’intransigeance vis-à-vis de nos ennemis, mais aussi de nos propres camarades. Il faut en finir avec ces mouvements sociaux « défensifs », qui ont pour but d’essayer de ralentir l’impitoyable machine néo-libérale, avec une efficacité largement relative ces dernières années.

Loi Travail, Loi ORE, mouvement des cheminots, réforme du bac, Parcoursup… Toutes ces luttes ont fini par échouer. Macron et son gouvernement, malgré le fait qu’ils soient impopulaires, et menacés chaque samedi par les Gilets Jaunes, ont pourtant les mains libres pour faire passer toutes leur lois.
La seule manière de renverser la vapeur, d’arrêter d’enchaîner les défaites sociales et de stopper l’hémorragie de nos droits sociaux, c’est de repasser à l’offensive ! Et cela ne pourra se faire sans l’arme principale à disposition de la classe ouvrière : la grève générale !

Alors Camarades, tous ensemble et toutes ensemble, GRÈVE GÉNÉRALE !

 

Lucas

Une participation aux élections européennes en hausse à midi, peut-on s’en satisfaire ?

19,26% des citoyens français inscrits sur les listes électorales ont pris part au vote ce matin, avant 12h ! Contre 15,70% en 2014. Une plus grande participation donc !

Les journaux titrent déjà leur grande satisfaction. Les Français prennent enfin au sérieux ces élections.

Pourtant, peut-on véritablement s’en satisfaire ?

Avec ces 6 mois de mobilisation des gilets jaunes, la question politique est revenue au centre des intérêts des Français ! Taxations, référendum d’initiative citoyenne (RIC), ISF… pleins de sujets ont été mis sur la table par nos compatriotes.

Ajouté à cela, les médias en ont profité pour stimuler l’engagement politique des hexagonaux. De nombreux débats entre les différents candidats ont rythmé ces dernières semaines télévisuelles. L’idée était de faire de ces élections une priorité !

Cette participation en hausse s’explique également par le choix proposé en ce 26 Mai 2019 : 34 listes sont présentes, contre seulement 22 en 2014. La pluralité des idées et le plus grand nombre de candidats permettent forcément un plus fort engouement.

De plus, ces élections européennes ont été abordées par les Français comme une occasion de punir notre président actuel, plutôt qu’une véritable adhésion au projet européen vendu par certains partis politiques. Il n’y a qu’à voir les sondages, qui annoncent les mouvements « eurosceptiques » – les mouvements critiques de l’UE et de ses traités actuels – dans une position favorable !

Cette participation, en légère hausse, reste malgré tout très faible. Trop faible pour rendre ces élections légitimes !

En attendant les résultats définitifs de ce soir…

 

Koba

Votez contre les libéraux et les fachos !

Aujourd’hui, une belle occasion de mettre une véritable claque au président Macron… Après 6 mois de mobilisation des gilets jaunes, le 26 Mai se présente comme un tournant pour le quinquennat !

Est-ce que les Français vont soutenir, dans les urnes (à défaut de la rue), son programme et son orientation politique ? Le projet européen étant si cher à notre monarque. Lui qui veut construire, avec son ami Cohn-Bendit, « les Etats-Unis d’Europe »…

En ce 26 Mai, après près de deux ans de Jupiter à l’Elysée, nous pouvons mettre à mal démocratiquement tous les délires néolibéraux de notre président.

Deux solutions :

  • l’abstention serait le signe d’un rejet massif de l’Union Européenne et de sa politique anti-sociale et anti-démocratique !
  • le vote pour des mouvements progressistes, remettant en cause la totalité des traités européens, comme la liste de Ian Brossat (PCF) ou de Manon Aubry (France Insoumise). Ceux-ci devant atteindre au moins les 5% pour avoir des élus et représenter ainsi une force d’opposition au Parlement bruxellois.

 

Dégageons les libéraux !

Écartons une bonne fois pour toute les fachos, ennemis de la République !

Déjouons tous les pronostics, faisons trembler la sphère médiatique !

Rendez-vous ce soir pour une soirée électorale peut-être inédite…

 

Antonio. G

Européennes aux Pays-Bas : le grand vainqueur, l’abstention !

Les élections européennes aux Pays-Bas ont eu lieu plus tôt que pour les autres pays de l’Union. Les résultats nous sont déjà connus. Qui en est sorti vainqueur ?

Les grands médias français présentent un renversement des pronostics. Alors que le Parti populaire libéral et démocrate (VVD) était annoncé dans les sondages bien au-dessus de tout le monde, c’est le Parti travailliste (PvdA) qui a fini en tête de ces élections. Et a déjoué toutes les annonces en amont : pressenti à moins de 13%, le PvDA a récolté 18,1% des suffrages. Une grande victoire pour les sociaux-démocrates !

Pourtant, le constat est tout autre. Avec 58,8% d’abstentions -soit plus d’un néerlandais sur deux-, c’est bien un rejet de ces élections européennes qui s’est de nouveau manifesté aux Pays-Bas ! Ce pays qui avait voté « NON »en 2005, à plus de 61%, au traité établissant une Constitution pour l’Europe.

Certes, les sondages d’opinion montrent de partout en Europe que les peuples ne veulent pas sortir de cette Union commerciale et financière. Mais peut-être que la réalité est bien différente. L’abstention massive en est un signe ! Les erreurs des sondages, attestés à ces élections européennes aux Pays-Bas, en confortent cette position.

Peut-être qu’une véritable réflexion sur cette question de l’Union Européenne doit être très rapidement posé à tous nos compatriotes ! Si l’implosion de l’UE devait arriver, elle arrivera. Que l’on veuille ou non. Tant qu’à trouver une voie pacifique et démocratique !

En attendant les résultats des autres pays européens…

 

Joseph. P

Daniel Riolo aux côtés des fachos, est-ce un collabo ?

Daniel Riolo a fait parler de lui hier après-midi en annonçant que le PCF avait collaboré avec le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Attaquant ainsi la mémoire du Parti communiste, et dans le même temps la Résistance française (voir article publié hier soir sur le site de L’Indignation).

Selon la logique du journaliste sportif, le PCF serait un parti proche de l’extrême-droite. Qui a collaboré avec Vichy et les Nazis. Et donc responsable indirectement des politiques antisémite et raciste pratiquées en Europe à ce moment-là. Sans compter l’absence de liberté nationale, l’oppression menée par l’ennemi allemand…

Une belle leçon d’histoire… révisionniste ! Robert Faurisson  -historien remettant en cause l’existence des chambres à gaz- a trouvé un nouvel ami. Les preuves historiques, ce n’est pas grave. L’idéologie avant tout !

Mais qui est donc Daniel Riolo, ce donneur de leçons, ce journaliste sportif se transformant à tout moment en journaliste politique ? Son passé est très connu et clairement revendiqué dans de multiples médias : c’est un supporteur acharné du PSG, membre du Kop de Boulogne – tribune qu’il a fréquentée à de nombreuses reprises au cours de sa vie (1).

En quoi cela pose problème ? Le Kop de Boulogne est considéré depuis longtemps comme une tribune « raciste » (2), à l’inverse du Virage Auteuil où les différences culturelles sont très différentes (entre 2005 et 2010, les coursives du Virage Auteuil étaient entièrement taguées de fresques orientées style hip-hop en rouge). D’ailleurs, cette opposition idéologique s’est manifestée à de nombreuses reprises : le 16 janvier 2010, les hooligans de la Tribune Boulogne chargent violemment les ultras du Virage Auteuil, entonnant de nombreux chants racistes. Le 28 février 2010, à nouveau, mais cette fois-ci un mort… (3)

Nous n’accusons pas Daniel Riolo d’avoir participé à ces actes inadmissibles ! Toutefois, il a fréquenté cette tribune connue pour son positionnement idéologique extrémiste. Cela ne l’a pas gêné de sauter et chanter, pendant des années, aux côtés de fachos. Qui pour certains se reconnaissent dans la France de Vichy collabo…

Il est très mal venu de sa part de donner des leçons au PCF, qui n’a jamais eu aucun lien avec le régime de Pétain et l’Allemagne d’Hitler. Et qui a même connu une violente répression durant les 4 années de guerre en France (1940-1944).

Daniel Riolo doit s’excuser. Sinon le CSA doit imposer à la chaîne de RMC de le licencier pour ses propos injurieux et révisionnistes !

 

Antonio. G

 

(1) http://www.psgmag.net/258-Daniel-Riolo-supporter-du-PSG-ou-journaliste.html

(2) https://www.lexpress.fr/actualite/sport/psg-les-ultras-d-auteuil-denoncent-un-climat-de-terreur-raciste_854757.html

(3) https://fr.wikipedia.org/wiki/Supporters_du_Paris_Saint-Germain#Fraternisations_et_rivalit%C3%A9s

Révisionnisme de Daniel Riolo : une souffrance pour toutes les familles de résistants…

En ce 21 mai 2019, lors d’une émission des « Grandes Gueules » sur RMC, le candidat communiste aux élections européennes – Ian Brossat – a été interpellé par le journaliste sportif Daniel Riolo sur le rôle du PCF dans la collaboration : « le Parti communiste français a collaboré avec les Nazis ».

Des propos révisionnistes, d’une extrême gravité ! C’est une atteinte à tous les résistants communistes encore vivants, mais aussi à toutes les familles de résistants morts pour la liberté de la France.

Rappelons-le : les communistes français ont été durement réprimés par l’Assemblée nationale, dès 1939, avant même le début de la guerre. Et encore plus avec la mise en place du régime de Vichy et l’occupation nazie.

Alors que les propos de Daniel Riolo étaient déjà inacceptables, le journal sportif a poursuivi en insultant la mémoire de Guy Môquet – résistant et militant communiste fusillé en 1941 à seulement 17 ans :  « A quand il s’est réveillé Guy Moquet pour entrer dans la résistance ? ».

Que l’on aime ou non le PCF, il y a un devoir de mémoire à respecter. Et remettre en cause de tels faits historiques est tout simplement insupportable.

Respectons les résistants ! Dont une partie sont morts contre le nazisme et pour la liberté de notre patrie.

 

Antonio. G

Comme si nous étions dans un ÉTAT normal…

Six mois de résistance pour une existence digne. Six mois avec un lourd, très lourd bilan en nombre de morts, de mutilés à vie, de blessés, de familles gazées dont des bébés, de personnes tabassées, de citoyens -dont des enfants de 12 ans- agenouillés pour les humilier et combien d’autres personnes embastillées…

Six mois de mobilisation sur tous les fronts avec une détermination exemplaire qui impose le respect…
Six mois de mensonge d’État et d’une propagande nauséabonde encouragés par un silence assourdissant. Silence :

Face à cette médecine qu’on dégrade
Face à cet enseignement qu’on brade
Face à ce niveau de vie qu’on baisse
Face à cette dignité qu’on rabaisse
Face à ce capital qu’on valorise
Face à ce salaire qu’on dévalorise
Face à ces patrons qu’on divinise
Face à ces salariés qu’on méprise
Face à cette opulence qui s’affiche et se banalise
Face à cette pauvreté qui se multiplie et cette charité qui s’institutionnalise
Face à ces personnes qu’on déprime
Face à ces rebelles qu’on réprime
Face à ces vies qu’on supprime
Face à ces guerres qu’on vénère
Face à ces armes qui prospèrent
Face à ces vies fauchées qu’on enterre
Face à cette nature qu’on dénature
Face à cet idéal humain qu’on caricature
Face à cette jeunesse qu’on sacrifie
Face à ces retraités qu’on maltraite
Face à tous ces êtres qu’on « crucifie »
Face à ces vies privées qu’on espionne
Face à ce monde qu’on empoisonne…

Alors que les Gilets Jaunes nous rappellent, par leurs sacrifices, notre devoir de mères/pères responsables de l’éducation et d’un avenir serein pour nos enfants et s’adressent à notre conscience de femmes/hommes nés libres avec -normalement- des devoirs et des droits garantissant le meilleur pour tous, certains collaborent avec un pouvoir au service des riches, un pouvoir assassin ; d’autres observent un silence coupable et d’autres, enfin, s’occupent de leur tambouille syndicale ou politique comme si nous étions dans un ÉTAT normal !

Même si, par exemple, on prenait les 9/10 de la fortune de Bernard Arnault, il lui resterait 8 milliards d’euros pour vivre…

Faire payer leur juste part aux riches serait confiscatoire, un scandale mais racketter toujours plus les pauvres est normal ?!
Si ce monde immonde vous insupporte, sortez -vite- de votre silence et/ou de vos lamentations…

Manifestez-le.

HB

Soyons fiers de la répression policière !

Depuis le mouvement social contre la loi travail en 2016, encore plus depuis celui des gilets jaunes, la répression policière est devenue systématique et a pris un tournant inédit dans son rapport à la violence : flashball, LBD 40… Le nombre de blessés lors des manifestations devient de plus en plus considérable, avec pour cas extrême des personnes éborgnées voire des morts.

Une répression contre les blacks blocs ? Non, contre tout le monde. On se rappelle tous à Nice la charge policière contre une militante d’Attac et gilet jaune, Geneviève Legay. On se rappelle tous également l’arrestation, lors de la manifestation pour la fonction publique du 9 mai, d’un enseignant niçois pacifique et syndicaliste…

Malgré cette répression policière inédite, nous devons en être fiers ! Certes, les conséquences humaines sont désastreuses, des vies sont détruites… Mais au final, cette réponse d’Etat montre que celui-ci est à bout de souffle, ainsi que le capitalisme qui ne sait plus quoi faire pour maintenir son modèle en place.

Nous sommes révolutionnaires, nous sommes les prolétaires ! Le capitalisme ne nous laissera pas faire. La violence est sa dernière survie. Donc continuons à le perturber autant que possible. Chaque fois qu’il devra recourir à la violence, son espérance de vie s’amoindrira.

Restons pour cela le plus longtemps pacifique. Un Etat ne peut survivre si il n’a pas le soutien populaire. Unissons donc nous tous, prolétaires !

Koba

À chaque mouvement social, le même schéma : d’une possible Révolution à la guerre civile !

Tous les derniers mouvements sociaux prennent la même allure. Une stratégie militante ou une stratégie gouvernementale ? Au final, à chaque fois, c’est l’Etat qui gagne.

Un petit retour historique sur les deux dernières grandes mobilisations populaires : la loi travail en 2016, les gilets jaunes depuis le 17 novembre. Des mouvements qui se sont insrits dans la durée, plusieurs mois, et qui n’ont pas connu véritablement de débouchés (en attendant la fin de celui en cours, même si les espoirs de bouleverser la politique d’Emmanuel Macron se sont amoindris…). Les deux ont vu des sorts militants très similaires : ils ont commencé avec un vaste soutien populaire, à partir d’une pétition. Les revendications se sont progressivement peaufinées et ont permis à ces mouvements de connaître des heures de gloire. Toutefois, tous les deux ont été repris par les « violences » des manifestations, avec à leur tête ce que l’on appelle les blacks blocs – des manifestants qui font recours à la casse pour contester le gouvernement et le système en place. La répression policière, omniprésente, ne fait dès lors que s’accentuer. Les premières cibles ? Les militants pacifiques. Le combat du mouvement social prend alors une tournure « anti-répression », et oublie peu à peu les revendications du départ. Nous avons eu, par exemple, des manifestations de gilets jaunes « contre les violences policières ». Les grands médias en profitent et canalisent le débat sur ce sujet, en omettant progressivement volontairement la question politique.

L’opinion publique, qui défendait au départ des revendications similaires à la mobilisation populaire, change dès lors rapidement de bord – le mouvement social n’étant plus un mouvement politique et démocratique, mais un mouvement anarchique dont son seul recours est la violence.

Nous ne remettons pas en cause la violence de notre Etat capitaliste, qui fait chaque année des centaines de morts dans les rues de notre pays, des milliers de suicides,… Qui détruit notre planète sans aucun scrupule.

Nous remettons seulement en cause une stratégie militante qui nous paraît suicidaire et amène à l’échec de nos mobilisations, largement soutenues au départ et dont une petite structuration permettrait de tout renverser : à bientôt la Révolution !

Antonio. G