« Parcoursup », deuxième essai : le naufrage continue !

Ce vendredi 17 mai, la plateforme « Parcoursup », sur laquelle les lycéens doivent remplir leurs demandes de vœux pour l’enseignement supérieur, a subi un « bug informatique » : plusieurs milliers de lycéens ont vu leurs vœux, initialement indiqués comme « acceptés », transformé inexplicablement en « en attente ».

En effet, depuis le 15 mai, les lycéens, reçoivent au compte goutte les réponses aux vœux qu’ils ont formulés. Pour chaque vœu, ils peuvent être acceptés, refusés, ou mis en attente. Les réponses arrivant au compte goutte, cela crée un situation d’incertitude et d’anxiété chez la majorité des lycéens. Ainsi, lorsque que l’on a un vœu de premier choix qui est accepté, naturellement, on va l’accepter, et se désengager des autres vœux pour libérer des places. Dans le cas où tous nos vœux sont sur listes d’attentes, ou qu’on l’on attend une réponse pour un vœu privilégié, c’est une pression supplémentaire pour des élèves qui voient leur destin mis entre les mains d’un algorithme obscur. Cette incertitude est accentuée par le fait que les vœux (au nombre de 10 maximum) ne sont pas classés et hiérarchisés par les élèves. De plus, certains critères de classement des dossiers sont totalement absurdes : l’importance prépondérante attribuée aux classements des lycées ; le fait qu’un lycéen d’un lycée d’une grande ville partira nécessairement avec un avantage sur les lycéens des plus petites villes ; ou bien le fait de demander un CV à un « gamin » de 18 ans, qui n’a, dans la très grande majorité des cas, aucune expérience professionnelle.

C’est dans ce contexte de concurrence numérique exacerbée que, Jeudi 16 mai, environ 67 000 élèves sur les 898 000 inscrits sur la plateforme (selon France info) se sont vus rétrogradés sur liste d’attente. Ils avaient initialement été acceptés à une formation, et avaient validé ce choix, puis finalement ils se retrouvent sur liste d’attente. C’est une situation extrêmement violente pour les lycéens touchés.

La ministre Frédérique Vidal assure ne pas connaître la cause de ces soudaines rétrogradations. Selon elle, il s’agirait d’erreurs humaines, où l’on aurait mal évalué les capacités d’accueil par rapport au nombre d’élèves sur liste d’attente. Cependant, comme souvent, elle ne s’est pas empêchée de répondre avec sarcasme et mépris à cette situation difficile : « J’ai vu des chiffres fleurir, et cela m’a beaucoup amusé de voir que des gens étaient capables de donner des chiffres alors que nous sommes dans l’incapacité de savoir combien de jeunes étaient affectés ». Avant d’ajouter : « C’est évidemment une catastrophe pour les jeunes. Après il faut bien comprendre que l’on a remis les choses comme elles auraient dû être. Même si ces jeunes le vivent comme « j’ai eu quelque chose et on me l’a enlevé », en fait la réalité c’est qu’ils n’auraient jamais dû l’avoir ».

Ces paroles de Mme Vidal illustrent à merveille toute l’arrogance de ce gouvernement et de son action néolibérale, cachées sous le vernie crade de la « méritocratie ».

Bien calés au sommet de l’échelle sociale, les bourgeois veulent toujours plus de sélection et davantage de marginalisation pour celles et ceux qui sont dominés socialement. Nous nous devons, en tant que lycéen, étudiant, jeunes travailleurs ou travailleuses, refuser toutes ces lois et mesures qui accentuent la hiérarchisation croissante d’une société où l’égalité et le « mérite » n’existent que dans les discours creux et idéalistes des politiciens.

Nous devons nous battre contre les inégalités sociales et ne pas laisser Macron, Vidal et
Blanquer décider du sort de la jeunesse.

Rejoins la lutte, camarade !

 

Lucas S.

Lorsqu’on regarde un débat que l’on n’aurait jamais du voir…

J’ai vu il y a deux jours un débat sur RT au titre évocateur de « l’Europe, on l’aime ou on la quitte ? ».

Enfin un vrai choix, loin des débats stériles et futiles, bien que le titre tombe encore dans le travers habituel de confondre l’Europe et l’Union européenne. Le débat a bien eu lieu et enfin un débat où les gens qui sont sur le plateau ont des opinions opposées. Je ne vais pas revenir sur les prises de positions de la plupart des intervenants. Cela regarde leurs sympathisants, leurs électeurs…

Qu’un élu de LR soit de droite ne me paraît pas aberrant, et à la rigueur il a tout à fait raison de défendre son point de vue. Ce qui m’importe c’est ce qui se passe dans le mouvement communiste au sens large. Ce sont les prises de position du Parti communiste, dont je suis toujours membre. Et là, sans grossir le trait, j’ai été tout bonnement horrifié.

Pour répondre à cette interrogation, la « camarade » invitée, Sophia Hocini, met en avant deux thèses :

La première est que la question est mal posée. Pour elle, elle devrait être « l’Europe, on l’aime ou on la kiffe ! »… C’est un choix cornélien non ? On avait enfin le droit à un débat avec une question centrale, celle de l’appartenance de notre pays à l’UE, mais non pour elle c’était trop… L’UE, horizon indépassable ? Le débat d’idée et le développement intellectuel et politique nécessitent la contradiction, pas le monolithisme ! Sans parler du fait que j’avais déjà vu ce slogan placardé sur les rotondes de ma ville quelques jours avant, sur les affiches de LREM… C’est donc ça la ligne ? La même que Macron et ses sbires ?

L'Europe tu l'aimes ou tu la kiffes

La deuxième thèse est encore plus grave… Pour elle, « les eurosceptiques tout d’abord, sont des gens profondément racistes, dénués de valeurs ». Quoi ? Pincez-moi, je suis en plein cauchemar ! Et bien non, elle réitère, vouloir s’extraire de l’UE, prôner l’indépendance de notre pays vis-à-vis de cette institution supranationale est « raciste », « xénophobe »… De même que toute critique de la finance internationale, de Goldman-Sachs ou de Wall Street tient de l’antisémitisme… Le tout étant encore plus absurde que la seule personne défendant le Frexit sur le plateau n’a ni l’allure, ni le nom, d’une gauloise de souche chère aux Le Pen et consorts…

Malgré toutes les désillusions engendrées par cette campagne, il faut quand même reconnaître que ces élections européennes, étant très idéologiques et mettant en avant des grands principes politiques, ont le mérite de clarifier les choses. Elles m’auront fait ouvrir les yeux, moi qui durant des années m’était accommodé puis résigné. La validation des institutions du grand capital comme l’UE est son acceptation par la majorité des camarades pour garantir quelques strapontins est le problème numéro un du Parti. Il permet à certains « communistes » de continuer à prendre des positions conformes à la social-démocratie en vue de prochaines échéances électorales et éloigne encore davantage les classes populaires et les travailleurs de notre pays de l’organisation politique qui devrait être la leur.

On en arrive alors à des absurdités, telles que les positions de notre « camarade ». Comme celle d’opposer la conquête d’une véritable souveraineté sur le travail et sur la production de valeur à la souveraineté du peuple dans la cité. Cette souveraineté ne peut en aucun cas se développer si les décisions politiques sont imposées de l’extérieur. De même prôner l’internationalisme, comme le fait Sophia Hocini, contre la défense des travailleurs français est une aberration. L’internationalisme c’est la libre association entre des nations libres, indépendantes et souveraines, pas la « concurrence libre et non faussée » ! Aucune souveraineté politique ou économique ne sera conquise tant que les décisions politiques et les lois seront dictées par une technocratie non élue (la commission) n’étant soumise qu’aux pressions des lobbies, des multinationales et jamais à celles des peuples et des travailleurs.

(Aujourd’hui plus de 80% des lois votées sont la mise en conformité avec le droit européen qui a été fixé, dans notre Constitution, comme supérieur au droit national).

L’UE, c’est l’organisation principale du grand capital à l’échelle continentale. Une sorte de super Medef déployant son pouvoir sur une population de 500 millions d’êtres humains. Avec l’Otan, son bras armé, elles forment une structure dont le seul but est d’asseoir le contrôle de la bourgeoisie européenne sur les peuples et sur des gouvernements qui pourraient, un jour, être tentés de satisfaire certaines revendications populaires, ne serait-ce que par démagogie et électoralisme. D’où les pressions contre le Royaume-Uni, les corrections exigées sur le budget de l’Italie ou encore l’avertissement du président de la commission européenne Jean-Claude Junker à la Grèce : « il n’y a pas de démocratie en dehors des traités ». La messe est dite…

Cette bourgeoisie est avant tout une bourgeoisie comprador. Elle se complet dans la défense et la promotion des volontés de domination planétaire des Etats-Unis d’Amérique dont l’UE n’est qu’une arrière-cours. Pour soutenir cette domination les courants néo-conservateurs ont pris le contrôle de l’appareil idéologique et médiatique. Dans une période où l’hégémonie mondiale étasunienne est contestée, à la fois par la Chine qui reprend sa place dans le monde, mais aussi par une Russie relevant la tête et de nouveau capable de leur faire face militairement (la guerre en Syrie est une défaite cinglante pour l’Occident et ses alliés du Golfe), cette caste est prête à aller jusqu’à à la promotion et l’installation de gouvernement de plus en plus autoritaires, voir même jusqu’à l’affrontement général. Au sein même de l’UE, dans les pays Baltes, on célèbre les Waffen SS, autrement plus racistes que les eurosceptiques dont il était question. Et le gouvernement français a une nouvelle fois déshonoré la France en refusant de condamner ces célébrations au motif de la « solidarité européenne ». En Amérique Latine l’étau se resserre autour du Venezuela, de la Bolivie, de Cuba. L’UE et l’Otan soutiennent les milices néo-nazies en Ukraine qui assassinent nos camarades, les putschistes en Amérique du Sud, les pétromonarchies wahhabites du Golfe… Ce sont des institutions mortifères qui doivent disparaître.

Etre communiste c’est défendre le prolétariat et la libre entente des peuples et des nations. Ce n’est pas défendre les instruments de la domination capitaliste en faisant passer ça comme progressiste.

Etre communiste c’est analysé le réel, comprendre et agir pour le transformer, ce n’est pas être un nouvel ayatollah de la pensée dominante.

Etre communiste ce n’est pas confondre impérialisme et internationalisme !

Malheureusement tout cela devrait aller de soit. Mais ce n’est plus le cas… Je vois encore fleurir des excuses : Sophia Hocini est une « jeune camarade », « elle manque de formation », « elle n’a pas été briefer correctement »…

Combien de couleuvres avalées ? Combien de retournements de vestes justifiés ? Combien d’espoirs trahis ? Jusqu’à quand allons-nous laisser dévoyer les principes du communisme ? Jusqu’à quand allons-nous nous laisser faire sans broncher ?

 

T.

Pourquoi je vais voter et j’appelle à voter Ian Brossat le 26 Mai ?

Depuis 2007, le Parti Communiste Français – premier parti politique du pays à la sortie de la guerre – n’était plus engagé dans des élections nationales ou européennes.

La raison ? Une stratégie d’effacement, au nom d’une soi-disant « convergence des luttes ». Une stratégie suicidaire, puisque peu à peu le PCF s’est vu oublier des Français et a été profondément affaibli (« Mais le PCF, ça existe toujours ? », entendons-nous parfois de la part de non-politisés). Pourquoi rejoindre un parti qui ne se présente plus aux élections les plus importantes de notre pays ? Qui n’est plus fier de porter ses idées, ses valeurs, son histoire et ses couleurs ?

Avec la fin de l’ère Pierre Laurent en cet automne 2018, celle du nouveau secrétaire général Fabien Roussel s’annonce tout autre : le PCF doit revenir au devant de la scène ! À commencer lors des élections européennes avec la candidature annoncée très tôt de Ian Brossat. Aucun compromis, aucune soumission, le Parti communiste a décidé de mener le combat tout seul. Et il a bien fait ! Cette campagne, sur tous les points, est une pure réussite : la liste présentée, composée à 50% d’ouvriers et d’employés, est représentative de notre société. Avec une place non négligeable pour une des ouvrières les plus connues de France depuis le film Merci Patron de François Ruffin (2016), Marie-Hélène Bourlard – en deuxième position.

Les meetings sont remplis de militants et sympathisants. Les communistes sont de nouveau fiers de se dire « communistes », de tracter, coller et soutenir leurs candidats !

Ian Brossat mène une campagne parfaite. Il a du répondant et des arguments. Il sait se faire respecter. Il n’y a qu’à se rappeler de cette scène, où lorsqu’un journaliste interpelle notre candidat sur son utilisation massive de Facebook – réseau social qui ne paye pas ses impôts en France –, Ian Brossat lui répond que de nombreux journalistes du Figaro critiquent sans cesse la Sécurité sociale mais qu’ils ne se gênent pas d’en faire appel quand ils en ont besoin. Le journaliste terminant sans quoi dire et étant obligé de changer de sujet.

Le Parti communiste français n’est pas simplement un parti. C’est devenu au fil des années une institution, une structure essentielle à la survie de la gauche et de ses valeurs. Une structure de presque 100 ans ! Sa présence dans de nombreuses associations et collectifs, son organisation de multiples fêtes – dont la plus connue est la fête de l’Humanité, qui a lieu tous les ans au mois de Septembre à la Courneuve (banlieue parisienne) –, son journal L’Humanité (soit le dernier quotidien indépendant des mains du capital),… font du PCF un parti admirable !

Un parti parfois critiquable certes, notamment sur certaines de ses positions. Sortie de l’UE ou non ? Un vaste débat, qui pour de nombreux communistes – comme moi – est depuis bien longtemps tranché : la seule solution étant le Frexit !

Mais au-delà de cette question politique, le PCF est le grand parti français anti-libéral et anti-capitaliste. C’est le parti du progrès et de l’écologie. Il doit absolument survivre, et être de nouveau à sa place : aux premiers rangs de notre pays !

Nous connaissons tous les difficultés de L’Humanité, qui peut disparaître avant même le début de l’été. Un patrimoine fondé par Jean Jaurès risquant de partir en fumée d’ici quelques semaines… Nous sommes parfois inquiets des ressources financières du parti, de la tenue ou non de certaines fêtes qu’il organise depuis des décennies.

La vote Ian Brossat le 26 Mai est par conséquent indispensable ! À la fois pour porter nos idées et nos valeurs : la lutte contre la fraude fiscale et la misère sociale, la solidarité entre les peuples et avec les réfugiés, le développement d’une politique véritablement écologique et anti-libérale. Mais aussi pour faire barrage aux deux grands ennemis du peuple : les libéraux et les fachos – les premiers méprisant la classe populaire (au profit de la bourgeoisie), les seconds cherchant à promouvoir la haine et la division.

Il faut également donner une visibilité à notre parti et lui donner matière à s’affirmer à l’échelle nationale ! Pour cela, la barre des 5% à ces élections européennes – qui assurera la présence de 4 députés communistes à Bruxelles – est primordiale !

Militants communistes, sympathisants de gauche, faites le bon choix : il nous faut au moins un million de voix.

Votez Ian Brossat le 26 Mai !

K. Gio

UNION EUROPÉENNE, LE CHOIX DU TRAVAILLEUR ? L’ABSTENTION !

Le 26 mai 2019, les « Européens » sont appelés à voter pour les élections européennes.

En France, c’est 33 listes qui vont s’affronter dans les urnes pour savoir combien de députés rentreront au parlement. Pourtant, depuis 1999, c’est à chaque élection plus de 50% d’abstention !

Le peuple ne veut pas voter pour une cage qui opprime le prolétariat et troque sa souveraineté nationale contre une décentralisation des pouvoirs, réalisée par l’oligarchie bourgeoise europhile, qui par bien des stratégies détruit les conquis sociaux de nos aînés. L’abstention de masse est nécessaire pour délégitimer ce carcan dont il faut sortir au plus vite.

Les travailleurs anglais ont ouvert la voie, mais la pieuvre euro-fasciste résiste et retarde le départ par bien des tentacules ! Le jeu de la bourgeoisie veut nous faire voter pour « ne pas laisser passer les extrêmes » – on notera d’ailleurs une façon de parler très hypocrite – car elle nous ressort le fameux duo d’enseignement anticommuniste scolaire : « les extrêmes se rejoignent, voir la leçon de troisième sur les totalitarismes ». Donc une stratégie clairement d’extrême-droite, pour ne pas citer et froisser leurs frères de pensée !

Car le peuple s’est déjà fait avoir en 2017 ! Un président élu pour l’image, un faux renouveau pour faire barrage au Front National. Un comble quand le gouvernement applique la même politique de destruction de l’œuvre du C.N.R, qu’il réhabilite Pétain et qu’il ferme ses portes à l’Aquarius par exemple !

En 2005 déjà, les ouvriers et la majorité des Français ont dit NON à l’Europe libérale ! Pourtant, en 2019, c’est l’Europe qu’on ne voulait pas qui monte une armée européenne et détruit la souveraineté nationale ! En pleine crise des gilets jaunes, la France se réveille et demande – ou plutôt exige !– dans un premier temps des revendications sur le pouvoir d’achat, puis de plus en plus des revendications historiques bien plus « syndicales » comme la hausse des salaires, du SMIC, une baisse du temps de travail, un référendum d’initiative citoyenne (RIC)… Dans un tel climat, le choix du peuple se résume au schéma « classe contre classe » !

Le prolétariat a tout à perdre, peu importe le choix de son bulletin, avec des parlementaires qui ne seront pas représentatifs dans les instances, et même avec la meilleure volonté militante du monde pour voter contre tous les traités libéraux, ne pèseront jamais face à l’hydre euro-fasciste.

Nous, travailleurs, montrons que nous ne sommes pas dupes et n’allons pas voter pour ces porcs gavés, ne leur donnons pas le pain de notre travail, de nos conquêtes, ils vont un jour en crever ! Ne nous laissons pas avoir également par l’UPR qui propose un frexit certes, mais pour établir un projet capitaliste et libéral qui ne profiterait pas plus au prolétariat français !

LE 26 MAI, EN RANG SERRÉ VERS LA FRACTURE DE L’U.E !

SORTONS DE LA CAGE CAPITALISTE, BRISONS LES CHAÎNES QUI NOUS OPPRIMENT !

 

Par un jeune travailleur.

Voter deux fois aux élections européennes, c’est possible !

Les élections européennes approchent : le 26 mai, tous les Européens seront conviés à voter pour les futurs députés du Parlement bruxellois. Pour chaque pays, chacun son combat. Chacun son élection. Et au final, la constitution d’un Parlement. Jusque-là, rien ne semble particulièrement problématique.

Or, les binationaux – ceux qui ont une double nationalité européenne – se sont vus appeler à voter deux fois : dans le pays d’origine (au consulat) et dans le pays de résidence. Même si il est bien inscrit que l’électeur devait voter qu’une seule fois à ces élections, au risque de connaître « des poursuites pénales » comme nous le précise le Quai d’Orsay.

Toutefois, les élections se tenant au même moment et les résultats annoncés dans la foulée (le soir même), voter deux fois semble bien faisable. Sachant que les relations entre pays européens, entre consulats, semblent parfois compliqués… Ajouté au grand nombre de binationaux et d’électeurs, qui rend la tâche beaucoup plus difficile.

Une meilleure harmonisation de ces élections est essentielle ! Un citoyen doit être sur les listes d’un seul pays, qu’il doit choisir bien avant la tenue du scrutin. Un choix essentiel pour assurer une véritable démocratie, une démocratie où toute fraude serait impossible.

 

Joseph P.

 

Réunion publique du PCF 83 à Draguignan : une belle réussite !

Hier soir – le 15 Mai à 18h30 -, se tenait à la maison de la jeunesse et des sports de Draguignan (rue Max Dormoy) une réunion publique pour présenter la campagne du candidat communiste aux élections européennes, Ian Brossat ! En présence de deux personnalités du parti dans le Var : le secrétaire départemental du PCF 83, Pierre Daspre, et William Mathevet (secrétaire de la section).

Réunion publique PCF Draguignan.jpg

Une belle réussite : près de 40 personnes présentes, des militants communistes mais pas que ! Le signe d’une campagne très enthousiasmante.

Objectif posé : passer la barre des 5%, pour avoir au moins 4 élus au Parlement européen ! Et la première femme ouvrière à Bruxelles. Pour cela, chacun de nous doit convaincre au moins 20 personnes de voter pour la liste de Ian Brossat.

Après une présentation de qualité du programme et des enjeux de ces élections par Pierre Daspre, il a été question d’aborder quelques sujets clés pour ces élections et l’avenir :

  • la nécessité de se mobiliser massivement pour ces derniers jours de campagne, y compris le 26 Mai.
  • aller au contact des gens, sur les marchés…
  • l’avenir de L’Humanité et de la presse écrite plus globalement. Se réapproprier des organes de presse.
  • mettre au coeur de nos projets futurs la question écologique : énergies, transports en commun.

Cette campagne remet au premier plan l’ancien premier parti de France ! Une vrai réussite.

A concrétiser le 26 Mai…

« La réussite de tous » ne doit pas être un BAC +5 pour tous !

En France, nous avons souvent l’idée que le nombre d’années d’études est une variable indispensable pour réussir : c’est notre vision de la « réussite de tous ». Il faut faire des études. La qualité de celles-ci, on s’en fiche. D’ailleurs, le niveau observé de nos collégiens, lycéens, étudiants ne fait que de baisser.

La solution trouvée ? La baisse des exigences. Une baisse telle qu’aujourd’hui tous les lycéens, du moins presque tous, ont le baccalauréat à la fin de l’année de Terminale (ne pas l’avoir résidant plus d’une volonté). Nous pourrions nous en satisfaire : nos jeunes lycéens seraient plus studieux, plus prêts aux métiers dits « très qualifiés ».

Pourtant, le constat est tout autre. Aujourd’hui, nous avons des Terminales qui ont peur d’écrire plus de deux pages, qui abordent la dernière ligne droite de « l’examen final » sans avoir acquis des notions indispensables abordées… en 4e !

Aucune préoccupation de leur part. Ils sont nuls, mais auront leurs baccalauréats. Et après, ils ne sauront quoi faire… Peut-être les classes préparatoires ? Celles-ci sont actuellement de plus en plus remises en cause du fait de la faiblesse des niveaux de nos étudiants. Pour préparer aux grandes écoles, il serait peut-être question de passer cette formation de deux années préparatoires à trois…

Comment en est-on arrivé là ? Parce que nous avons promu « la réussite de tous, pour tous ». En définissant de base ce qu’était la réussite : faire de longues études. En oubliant la qualité de celles-ci. Une approche bien constatable !

Au lieu de la « réussite de tous », qui se transforme finalement « en échec de tous », nous devrions plutôt nous intéresser à l’égalité de tous devant la réussite. Il faut donner les moyens pour que tout le monde -classes populaires, moyennes, aisées- puisse faire ce qu’il a envie. La réussite n’étant pas le nombre d’années d’étude. Mais la façon dont un individu va s’insérer dans la société.

Il faut pour cela, à tout prix, développer les voies professionnelles et technologiques. Et en faire des filières de qualité (ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui). Et comprendre et faire comprendre que les cursus dits généraux sont parfois néfastes pour certains élèves, qui décrochent et font décrocher les autres, à condition bien évidemment de ne pas baisser le niveau…

Joseph. P

Le règne du gangstérisme …

Souvent j’entendais cette phrase revenir dans les conversations : « Avant Al Capone, le mot gangster n’existait pas »…

Al Capone est l’homme qui s’est enrichi par le grand banditisme et les trafics en tout genre : alcool, drogue, prostitution, corruption… Une sorte de mafia organisée ! Il va sans dire que ce gangster ne pouvait s’enrichir ainsi sans la complicité de hauts gradés dans la police, de juges, d’hommes politiques… Pablo Escobar a fait la même chose plus tard dans le domaine du trafic de drogue avant d’être liquidé quand il a dépassé les limites fixées par les nord-américains ! Fait nouveau, les Etats dits démocratiques ont pris en main et légalisé le gangstérisme en élargissant son champ d’action et en multipliant la diversité des produits : cela va des produits de consommation courante -cigarettes, parfums, habits et autres produits que permet d’écouler la contrebande- aux trafics d’armes de toutes catégories, d’instructeurs et même de mercenaires pour mener à bien les opérations de « maintien de l’ordre » chez les régimes « amis » ou -au contraire- de déstabilisation des régimes qui dérangent le bon déroulement du « laisser passer, laisser faire » des ETATS GANGSTERS… Ce sont des choses qu’on nous cachait !

Les médias « propagandes » nous occupent avec des faits divers, des futilités, des films/navets réchauffés, des faux débats, des jeux pour faire de nous des cerveaux disponibles, des zombis entièrement hors-jeux ! Pour nous faire croire que nous vivons en « démocratie », ils nous laissent le droit de choisir -périodiquement- à quelle sauce nous serons mangés ! Au final, ou on vote comme ils veulent ou ils s’assoient sur notre vote…

Trump, le Gangster, a retiré le masque pour exiger ouvertement 100 milliards de dollars par-ci, 200 milliards par-là… Je cite les propos qu’il vient de répéter publiquement dans un meeting : « j’ai dit à ceux qui sont immensément riches en pétrodollars : payez si vous voulez qu’on vous protège. Pour vous, c’est rien 250 ou 300 milliards de dollars… Vous savez que sans notre protection votre régime ne tiendra pas une semaine »… Cela a le mérite d’être clair ! Le message s’adressait à l’Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis, au Qatar… Trump rackette et/ou intimide ouvertement en rançonnant : par les taxes douanières qu’il impose aux produits chinois par exemple, 100 puis 200 milliards tout récemment ; par des sanctions imposées arbitrairement aux banques des Etats croupions comme la France ; par des embargos criminels ou par les menaces et tentatives de renverser et/ou de déstabiliser des États souverains comme l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie, le Yémen, le Venezuela, Cuba… Trump est le nouvel Al Capone qui s’octroie le droit de légaliser, d’officialiser et de normaliser le GANGSTÉRISME ou GRAND BANDITISME ; les dirigeants des Etats alliés ne sont que des mafieux aux ordres du Chef de bande, Trump, qui impose tout à tous.

Les États-Unis sont au-dessus des lois ! Qui fomente les guerres, encadre et entraîne les mercenaires dans tous les coins du monde? Qui sème la terreur avec un terrorisme low cost (Daesh et Cie) pour tenir les gens par la peur ? Qui organise des propagandes à la Goebbels pour maintenir les citoyens désinformés ? Qui pille et gaspille les richesses des peuples et détruit la nature sans se soucier de l’avenir de nos enfants et petits-enfants ? Qui nous fabrique de faux ennemis pour nous empêcher de voir à qui profitent les crimes ? Ce que nous vivons, directement ou indirectement, ce sont de véritables complots contre les peuples. Et tout cela, en toute impunité ! Serions-nous impuissants au point de ne pas pouvoir nous opposer au gangstérisme régnant ? La réponse est NON.

La résistance des peuples et des Etats indépendants arrive à ramener -contraints et forcés- les agresseurs à la raison ; mais pas les Etats complices, les Etats tenus en laisse au sein de l’UE et de l’OTAN, comme la France ! Que peuvent faire quelques députés européens sur 700 dans une Europe verrouillée par des « mafieux » ? Aujourd’hui beaucoup sont dans des calculs bassement politiciens pour gagner un poste de député aux dépens de l’avenir du pays, de l’avenir de leurs propres enfants.

Inutile de chercher à réformer de l’intérieur le gangstérisme régnant… Le banditisme se combat.

En France les Gilets Jaunes nous donnent une occasion en or pour nous en débarrasser. Saisissons-la.

 

HB

DRAGUIGNAN – profanation de tombes musulmanes : Marine Le Pen passe, la haine s’enchaîne…

13 Mai 2019, Draguignan – plusieurs plaques, objets et tombes ont été dégradées et brisées au cimetière paysager de la capitale de la Dracénie…

Pas n’importe quelles tombes ? Des tombes du carré musulman. Un acte purement islamophobe ! Dans un contexte où le racisme et les discriminations sont de plus en plus en hausse dans notre pays, et notamment dans le Sud de la France où les élus du Rassemblement National répandent sans cesse leurs idées nauséabondes.

Cette profanation a lieu seulement trois jours après la venue de Marine Le Pen -le Vendredi 10 Mai à 18h au complexe sportif Saint-Exupéry -, en meeting pour les élections européennes du 26 Mai 2019. Meeting où la question de l’immigration a bien évidemment été centrale.

Qui sème la haine récolte la violence !

Cet acte islamophobe n’est pas anodin et est forcément à lier avec la venue des cadres du RN la semaine dernière.

En espérant que justice soit faite.

Et que le peuple français, à défaut de la démarche de l’actuel président Emmanuel Macron, ne laisse pas véhiculer et banaliser la haine et la violence !

 

Koba

 


Source de la photographie : Var Matin, 13/05/2019.

 

Triptyque poétique d’aujourd’hui !

1 /LE TRAVAILLEUR, LE FAUX IDOLE ET LA MERE SAUVAGE

a) Lamentations contemporaine

Je suis le travailleur acharné,
Ma lumière est dans le gouffre,
Ma condition l’a chassé et
Je me dois de vivre alors :
Je suis le travailleur acharné.

Je trime le jour en bête d’airain,
Dieu l’industriel m’oppresse et moi,
Moi je suis dans son culte douloureux,
Une adoration vitale, je dois
– vivre -.

Les honneurs ne sont pas pour moi,
Je suis un travailleur parmi la foule,
Foule née sans Dieu
Et trouvant « VIE » dans son substitut,
Création d’autres que moi.

( – Cela, nées sous le bon Dieu )

Toujours dans cet enfer,
Sans lumière.
– Sans elle ?
– Soit ! Je dois VIVRE !

Dieu industrie me paye
Mon labeur me tue
Mais je survie,
Ce sont la tout les honneurs.

L’appel sauvage, la révolte,
Les créateurs du dieu la détruisent.
– Mais le savent-ils ?
– Quoi donc ?

– Qu’ils en sont aussi l’esclave ?
– De ce dieu ? A quoi bon…Ils vivent.

L’appel est depuis longtemps,
Depuis des générations, qu’un souvenir ;
Nous en parlons, mais l’acte, l’action,
N’est qu’un fantasme.

Et le labeur continu
Le dieu s’enorgueillit.
Nature, ô mère sauvage,
Où es-tu ?

Et moi je ne te ressens plus !
Où est ton appel ?
Je n’ai plus de fougue !
Suis-je déjà un domestique ?

Mais il est vrai que je ne te vois plus,
Ton secret n’est plus à mes yeux,
Ton charme a disparu et
– J’ai peur !

Nature, Ô mère , je suis un travailleur.
Un esclave de mes paires pour un faux Dieu !
Je t’en conjure rappelle-moi à toi !

Dans mon gouffre il n’y a rien,
La ferraille ma sueur, mon désespoir :
Tout cela m’oppresse !

Il n’y a autour de moi que désolation,
Plus rien ne vit, ton œuvre même,
Jusqu’au cœur du plus sacré et sauvage,
Ne semble plus être ! Tout est disparu.

J’aimerais voir mère !
Pouvoir faire l’expérience des choses !
Mais je dois vivre…
C’est dans ma nature !

( tu m’as fait ainsi : survivre ! )

Mais pourquoi ? Regarde moi !
Scarifier par le travail et les fouets,
Ceux de l’oppression et du silence !
Usé par le temps qui est passé,
Passer sans que je ne l’embrasse !
Abattu par la vie qui me quitte,
Qui me quitte sans que je ne le sache !
Regarde ton fils, est-ce cela que tu voulais pour moi ?

J’en viens à me demander :
« Ou l’enfer se trouve-t-il ? » ,
Tans la vie me semble l’être.

Mais voilà que le faux idole parle :

b) Paroles de l’idole

C’est ton destin,
Ainsi tu es fait,
Je t’ai travaillé.
Tu dois vivre,
Alors tue-toi à le faire !
N’attend plus car
Tu n’as rien à attendre.
Qu’aurais-je à te donner ?
Ta mère, tes aînés et tes pères
L’ont violé dans sa couche.
Elle est partie sanglante,
Et tu restes ici orphelin et héritier,
Tu restes ici dans ce gouffre.
Et tu iras jusqu’à mourir pour
Survivre.

C’est ainsi que tu es fait ,
C’est ainsi que ceux avant toi firent.
Il en a toujours été ainsi ,
Les vrais battements de votre cœur,
Sont ceux du marteau contre l’enclume,
Et des chaînes battantes sur le sol.
Travaille pour vivre,
« Soit domestique, ou Domestique ! »
C’est la mon seul commandement.

c) Plaintes des travailleurs

Je veux être !
Je veux vivre !
Je veux être libre !
Je veux vivre libre !

–C’est dans l’espérance que l’homme,
Que la femme est l’enfant,
Trouveront toujours la voix.
L’espérance enflamme les cœurs !
Laissez moi espérer,
Laissez moi la folie de croire !

d) Voix de la nature

Et on entendit plus rien,
Plus rien du vacarme de la nuit.
Les lumières à pâlirent pour faner,
Les souffle, lutte vitale, cessèrent :
Le silence se fit dominant et maître .
Car c’est ainsi qu’il va de toute chose.

La lutte pour vivre est une illusion,
La vie se suffit à elle-même, elle n’a que faire de lutte
Elle est en vérité, je vous le dis,
En toute chose, une sorte de force ;
Un souffle prodigieux mais douloureux.

Ce qui force l’homme à se transformer,
À se transformer en loup,
C’est la peur de ne rien être,
De n’avoir aucun contrôle à la fin,
La frayeur Du dernier souffle,
Du dernier est éternel silence.

Il est cet instinct en chacun,
Cette prodigieuse force,
Cet élan lumineux et si violent
Qui nous pousse à nous battre !
Oui car j’ai en moi c’est essence divine :
Liberté, rêve, révolte.

Et j’embrasse ses dieux supérieurs,
Car dans chacune de mes créations,
Chacun de mes enfants ils y sont.

Ils sont les seuls dieux à prier,
Les seuls idéaux chérir,
Les seuls secrets à partager.

Mon hurlement est sauvage,
Que le tien le soit aussi
Car c’est dans ta nature.
Tu n’es aujourd’hui que le fruit,
Le fils bâtard de la domestication !

Hurle ! Hurle et sois sauvage !
Prix avec autant de force,
De fougue que le torrent,
Porte tes rêves et aspirations
Plus haut que les cieux étoilés,
Et fait que ta révolte soit dure,
Soit forte comme le roc et le chêne.

Car c’est dans ta vraie condition,
Brise les chaînes du travailleur
Et aime la nature secrète,
Impénétrable, empanacher de ses
Mystères et ses secrets obscurs ,
Mais ne te prive, en rien,
De goûter encore au sein maternel.

Goutte donc cette liberté :
Celle de t’évader dans les bois, loin
De courir et marcher, marcher,
Pour découvrir et enfin combler
Combler ce gouffre en toi :
Combattre les durs stigmates
Ceux De ta Domestication

 

2/ A TON FILS. A TA FILLE

Veux-tu vraiment avoir à dire
A ton fils, ton bambin,
Pourquoi le ciel est gris
Quand tu lui promettais bleu ?

Lui expliquer pourquoi ces chaînes,
A ton gosse, ton trésor,
Quand tu lui parlais du monde,
De cette aventure – Laquelle ?

Un jour tu devras lui dire mon vieux,
A lui ton fils, ce gamin qui bave,
Pourquoi il grandit aujourd’hui,
Dans le carnaval de la haine et du rouge.

Pourquoi les fêtes ne sont plus qu’un souvenir,
Pourquoi les rires sont effacés,
Pourquoi le temps est pauvre
Et les temps sont pauvres.

Tu lui diras pourquoi les champs sont de croix,
Et pourquoi le chant est tout bas.
Tu lui diras pourquoi les couleurs sont tristes,
Et lui, pourquoi il est condamné à vivre.

Tu lui diras toutes ces choses d’hier,
Cette histoire que tu as vue naître,
Et tu lui diras « Papa a été lâche »
ou « maman n’a rien fait ».

Et tu lui diras à ton fils,
Et toi tu lui diras à ta fille,
Pourquoi son monde est si différent,
Si lointain des couleurs de ces contes.

Tu lui diras à ton fils l’histoire de ces pères,
La couleur des ciels le soir,
Et les yeux qui se moirent face à celui-ci :
L’absolue horreur.

Tu devras à ton fils,
Lui raconter comment de son trône,
La belle liberté, souveraine des esprits,
Fut abolie pas ses enfants.

Comment lâchement vous avez observé,
Contempler, l’apesanteur de sa chute,
Et les sévères gravité dans son oeil,
Son oeil déjà clos.

Tu devras un soir souffler une dernière fois,
Laisser ta main sans fil, et ton coeur sans rythme.
Mais surtout, tu laisseras ton fils et ta fille,
Dans ce monde que toi lui a créé.
Tu lui laisseras ces démons que tu as construit,
Ces fous que tu as fait vivre.

 

3/ LA NOUVELLE EGLISE

C’est un étendard rouge que brandissent les hommes
Là dans la rue… foule exultante, cohorte furieuse.
Une femme le sein nue, un homme l’échine courbé,
Un Gavroche abattu, et le chant d’hier aux allures du retour.
Un mouvement se trame, la masse exulte,
Mais où sont le coeur et les choeurs : Les « Compagnons »,
Les fidèles de Marianne ont perdu la prestance de leur jeunesse.

Une Eglise nouvelle à la main avare et envieuse,
Torture de psaumes menteurs et de rêves bucoliques
Où femmes, hommes, sexe et lubie honteuse
Sont une sainte Trinité prié avec la ferveur des Franciscains.
Voilà son haleine, soufflant un mot, qui nous pousse ici,
Voilà son oeil, rapace affamé, qui nous épie dans le geste.
Une nouvelle Eglise nous a donné la main.

Et pourtant une révolution se Ranime comme un Lazard qu’on bouscule.
Une épiphanie qui lentement se Ranime du fond des caveaux, des suaires,
Des mémoires, du fond d’une histoire bien trop cyclique qui conduit toujours,
Sans l’ombre d’un coeur battant, vers la bière, historique litanie.
République, la peureuse se courbe devant l’Eglise, Rêves,
Comme poussière au vent, espoirs, comme flamme dans la tempère.
Mais jamais l’idéal ne fléchira…

Chaque esprit pourrait bien faire faner la rose Liberté,
Mais tant qu’un seul sera le havre, Front Résistant et Batailleur,
L’Eglise et son inquisition, l’Eglise Capitale, pourra toujours rager,
Enrager, face a cette Lumineuse Résistance,
-Car –
C’est un étendard rouge que brandissent les hommes
Là dans la rue… foule exultante, cohorte VICTORIEUSE

 

Pier. R