« GILET JAUNE, COLERE NOIRE », Cécil Mévadat

GILET JAUNE, COLERE NOIRE

Gilet jaune qui se relève

Refuse le marche ou crève

Se caille sur le rond point

Toi tu passes et tu ne dis rien

Gilet jaune à la télé

Angoisse à l’Assemblée

Jaunisse à l’Elysée

Au Medef, chez les rentiers

Refrain:

Gilet jaune, colère noire

Plus personne au pouvoir

Ne me donne d’espoir

Alors bousculer l’histoire

Gilet jaune, colère noire

Mon fantôme dans le miroir

Alors prendre le pouvoir

Pour nos gosses et pour notre histoire —

Gilet jaune bat le pavé

Les mains face aux boucliers

Lacrymos dans le brouillard

Dans la zone des barbares

Gilet jaune s’est écroulé

Sur le trottoir allongé

Flashball dans la mâchoire

Tactique du pouvoir

(refrain) —

Attention Gilet jaune

Aux milices de l’image qui te prennent en otage

Serviteurs de la caste du dernier étage

Garde bien ton os loin des crocs des molosses

Les mythos, les conspis , les complots qu’on publie

Comme une industrie, loin d’ici, loin d’ici

Attention Gilet jaune, les truqueurs, les menteurs

Les signes avant-coureurs précédant le naufrage

Les visages et les masques de l’inacceptable

Gilets rouges, ou gilets bruns

Ca dépend, vraiment j’en sais rien

La colère a t’elle un parfum

Je l’ignore… Et je la connais bien !

 

Cécil Mévadat

Bilan d’un 1er Mai marquant… « Macroooon nous voilà  » !

Une mobilisation impressionnante des Gilets Jaunes, et pas seulement qu’à Paris… Des manifestants dignes, déterminés et responsables qui ne lâchent rien.

Mieux, le pouvoir a tenté de les isoler. Ils se retrouvent soutenus par des forces syndicales et politiques qui parlent de la nécessité d’une convergence des luttes avec les Gilets Jaunes, qui ont réussi à imposer le respect au-delà de leurs soutiens !

Des syndicats outrés et même « scandalisés », selon leurs dires, par les brutalités et violences policières… Forces aux ordres : provocateurs avant même le départ du défilé, ils ont commencé à gazer – sans raiso n- les manifestants ! Pourquoi et dans quel but… ? Les représentants syndicaux en rejettent l’entière responsabilité sur Castaner et Lallement, préfet de Paris.

Il est désormais clair que les vrais provocateurs, les casseurs de vies, les « éborgneurs », arracheurs de mains, ceux qui gazent, tabassent et humilient ne sont pas ces « horribles Black Blocs », mais bel et bien les forces – aux ordres – d’un pouvoir qui rappelle par bien des aspects celui de Vichy… :

• Répression qui n’a rien à envier aux régimes dictatoriaux ; « répression inouïe » disent les syndicats ! « Les CRS ont chargé violemment la CGT », dit Martinez.
• Mise en place d’une « police politique secrète » conduite par des voyous comme Benalla.
• Propagande nauséabonde des chiens de garde des médias de service avec certains « journalistes » qui font un travail de police.
• Fichage des opposants.
• Lois liberticides.
• Mise au pas de dépités, obligés d’avaliser les directives d’un président élu par défaut qui se prend pour un dieu.
• Ordres donnés au corps enseignant d’obéir à une « hiérarchie » et de se plier aux ordres ministériels, sous peine de sanctions.

Il ne reste qu’à se préparer pour bientôt, à entonner chaque matin, à la levée du drapeau des mafieux de l’Europe, « Macroooon, nous voilà ».

Les Gilets jaunes ont réussi à montrer le vrai visage d’un pouvoir dictatorial aux méthodes mafieuses détesté aujourd’hui, non seulement par ses opposants mais aussi par bien des personnes qui l’ont soutenu hier, même par des policiers, des militaires… Au niveau international, l’image de la France est ternie.

Macron est devenu la risée du monde !

HB

Réforme du lycée : une grève possible durant le baccalauréat !

Inédit. Le principal syndicat enseignant – le SNES-FSU – a appelé dernièrement ses syndiqués à participer à une votation pour ou contre une grève durant le baccalauréat. En cause : la réforme du lycée de Jean-Michel Blanquer. Pour parler de cela, nous avons interviewé Olivier Sillam, enseignant d’Histoire-Géographie dans un lycée de Nice et militant FSU.

-Qu’est-ce qui va être mis en place avec la réforme du lycée de Blanquer ?

Déjà il faut savoir que c’est un plan social, ce n’est pas une réforme pédagogique. Le but, c’est de supprimer des emplois. Le président nous ment à la télé quand il nous dit qu’il ne supprimera pas d’emplois, c’est faux ! Il y a une diminution des horaires des élèves, il y aura forcément besoin de moins d’enseignants…

En Histoire-Géographie plus spécifiquement, les programmes proposés sont assez rétrogrades. Et indépendamment de cela, on vient de recevoir les épreuves que les élèves auront pour le bac : on passe d’une épreuve de quatre heures à une épreuve de deux heures. Ce qui veut dire qu’on prend les élèves pour des cons, et qu’on va faire du bachotage pour des épreuves de type Brevet des collèges : c’est prendre les élèves pour des crétins…  Comme si on ne pouvait pas leur apprendre à faire des choses différentes et plus élaborées que ce qui était fait jusque-là.

-Est-ce que les filières S, ES, L étaient plus pertinentes ?

Les filières existent toujours ! Les gamins qui ont les codes de la bourgeoisie, ils vont prendre Maths/Physique/SVT. Donc en fait les filières existent toujours !

-La FSU a appelé à une possible grève du baccalauréat, que penses-tu de cette action et penses-tu qu’elle va déboucher ?

Moi je suis pour la grève reconductible ! Si on est en grève le jour du bac, ils seront obligés de nous réquisitionner pour surveiller les épreuves… Si c’est la seule manière de leur faire comprendre, alors faisons-le !

Entre temps, il y a la grève du 9 mai. Et celle-là, il faut la réussir.

-Un petit mot sur la manif du 1er mai ? Pourquoi c’est important pour les enseignants de venir ?

C’est important pour tout le monde de venir, pas que pour les enseignants ! C’est important car cela fait plus d’un siècle que c’est le rendez-vous de tous les travailleurs et qu’il y a bien des revendications à faire exprimer, notamment face à Macron et sa politique…


Prochain rendez-vous acté : le 9 mai ! En attendant le résultat de la votation du SNES-FSU.

Un 1er Mai rouge et jaune à Nice : une grande réussite avec près de 5000 manifestants !

Le 1er Mai 2019 à Nice : une grande réussite ! Près de 5000 manifestants étaient présents ce matin dans les rues de Nice, partant à 11h de Gare-Thiers pour rejoindre en début d’après-midi la fameuse place Garibaldi, en passant par la place Masséna.

(Soit deux fois plus de personnes que l’année dernière, pour la même date).

Gilets jaunes – gilets rouges, cortège commun, la manifestation de ce matin était le symbole d’une convergence des luttes réussie : tous contre la précarisation de notre société, tous contre la casse de nos services publics, tous contre la destruction de notre modèle social, tous contre Macron !

Un slogan pour caractériser l’engouement des manifestants : « Même si Macron ne veut pas, nous on est là. Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, même si Macron ne veut pas, nous on est là ! »

Lors de cette manifestation, les contacts entre syndicats de luttes (CGT en tête) et gilets jaunes étaient très bons. Une manifestante gilet jaune affirmant à un syndicaliste CGT : « on doit se battre tous ensemble pour l’avenir de nos enfants, il faut continuer ainsi ».

Souvent considérée comme la « fête du travail », ce 1er Mai 2019 a montré à la France entière que nous ne commémorions pas le travail, mais les droits des travailleurs. Cela a été le cas à Nice, où les jours fériés sont traditionnellement très calmes. Les Niçois ont pris conscience que la défense de leurs droits était plus importante que le consumérisme prôné par notre société capitaliste !

A 14h30, les Gilets jaunes repartaient pour un tour au départ de la gare de Nice. Il n’était pas question de rentrer à la maison. Une seule volonté : emmerder Macron !

Prochaines manifestations : tous les Samedis et le 8 Mai avec les Gilets jaunes (à 14h devant la Gare de Nice) + le Jeudi 9 Mai pour la fonction publique.

Bravo à toutes et tous pour ce 1er Mai magnifique !

Voici quelques photos :

1er Mai CGT

1er Mai Gilets jaunes

K. Gio

De quoi rouge-brun est-il le nom ?

Mes petits camarades du journal l’Indignation m’ont demandé de faire ce petit article sur le concept de « rouge-brun », une accusation dont ils ont été taxés à cause de l’article sur les positions de certains cadres de l’UNEF1. Avant de faire un tel procès, il faudrait déjà donner une définition claire de « rouge-brun » à même de nous éclairer dans la qualification de telle ou telle position militante.

En cherchant un peu, voilà une définition assez simple et compréhensible par tout le monde qui pourrait nous éclairer un peu :

Le terme rouge-brun désigne une personne, ou une mouvance politique, susceptible de prôner des valeurs hybrides résultant d’un mélange entre celles de l’extrême-droite nationaliste (le brun) et l’extrême-gauche communiste (le rouge)2.

Dans l’histoire, il existe de nombreux exemples de militants de gauche passer à l’extrême-droite. On peut citer Mussolini qui débuta sa carrière politique dans les rangs des socialistes italiens et qui, après la Première guerre mondiale, créera le Parti fasciste et formalisera l’idéologie qui l’accompagne. Nous pouvons aussi citer Doriot, ancien militant communiste voyant sa progression au sein du Parti bloquée, créera le PPF, Parti Populaire Français, plus grand parti collaborationniste appelant à la « croisade contre le bolchévisme ». Seulement entre Doriot et Mussolini, le moins que l’on puisse dire est que toute trace de rouge avait totalement disparu. On pourrait d’ailleurs trouver des exemples de personnalités politiques ayant fait le chemin inverse, par exemple François Mitterrand qui a quand même commencé sa carrière politique à l’Action française avant de finir au Parti socialiste. Il existe aujourd’hui des parcours analogues, mais le moins que l’on puisse dire c’est que le procès en « rouge-brunisme » dépasse largement ces quelques changements d’orientation politique. Lorsqu’il n’est pas possible de discréditer une idée, on discrédite son porteur. Notre époque fourni chaque jour de nouveaux exemples. Sur le blog de Mediapart, on peut lire un réflexion éclairante  :

Variante d’une vieille antienne, celle des « extrêmes qui se rejoignent », visant à valider la parole centriste comme la seule raisonnable, la théorie du « rouge-brun » fait partie du corpus idéologique de la rédaction de plusieurs médias « de gauche », tels que Libération ou Mediapart. Mais loin de conduire à la classification politique rigoureuse d’une réalité, ce concept vise souvent à stigmatiser la parole dissidente, en généralisant à partir de cas particuliers et en recherchant des liens entre différents réseaux selon une méthodologie hasardeuse et complotiste.3

L’accusation de rouge-brunisme est aujourd’hui devenue une banalité, mais elle couvre systématiquement d’opprobre l’accusé, elle le met directement au ban de la société et empêche la réflexion politique sur de nombreux sujets. Cette accusation assénée en dehors de toute rationalité et de toute réalité concrète est particulièrement présente dans la bouche de militants sois-disant d’extrême-gauche, pour cacher leur conversion coupable aux intérêts du grand capital ou de l’impérialisme nord-américain ! En effet, en grattant bien ce concept, on s’aperçoit qu’il sert à distiller la confusion dans les milieux militants en s’appliquant aussi bien à des personnalités d’extrême-droite comme Alain Soral qu’à des militants communistes comme l’historienne Annie Lacroix-Riz4 , qui ne cesse de mettre dénoncer dans ces ouvrages, sources à l’appui, les liens entre les élites économiques et politiques françaises et du Reich durant la collaboration.

En recherchant justement sur les sites de cette mouvance, je suis tombé sur une petite Fiche technique : « comment reconnaître un rouge-brun »5. On y apprend qu’il serait « brun » de défendre la souveraineté ou de défendre le pouvoir du peuples contre des élites dirigeantes plus que corrompues et soumises aux intérêts de la finance mondialisée :

  • Le souverainisme (battre la monnaie, souveraineté nationale à tous les étages)
  • Le populisme (le peuple c’est le bien, les dirigeants, c’est le mal, le pouvoir au peuple, etc.)
  • La haine de l’Europe, mère de tous les maux : c’est un point qui réunit tous les Bruns, permet de faire un pont entre les tendances. Tout va mal à cause de l’Europe, et si l’on sort de l’Union, comme de l’euro, tout ira mieux (cf souveraineté, identitaire, complotisme).

Alliez ça à la dénonciation de la mondialisation, du libéralisme et à la défenses des travailleurs et c’est bon : vous êtes un rouge-brun. S’il est donc « brun » de défendre le souveraineté des peuples, des nations et des Etats vis-à-vis des puissances de l’argent et d’organisations supranationales antidémocratiques, il l’est aussi de préférer la démocratie par et pour le peuple (ce qui est sensé en être la définition) à la domination politique des élites. Les assimiler au négationnisme, au complot judéo-maçonnique et on en arrive à des amalgames dignes de Je suis partout, mais malheureusement logique dans une période où la théorie est mise de côté, où l’émotion prime sur la réflexion, où on s’attarde plus sur l’image et les petites phrases que sur le fond des problèmes et, par dessus tout, où la recherche de la vérité en partant des faits, des sources est délaissée au profit d’une vision idéaliste et morale.

Après avoir lu cette fiche, il est temps de faire mon auto-critique… Je suis un « rouge-brun ». En effet, je pense être un vrai patriote, je suis prêt à défendre l’héritage de la France qui ne se limite pas à la colonisation. Il y a aussi les Lumières, la Révolution, la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, la Commune de Paris, la Résistance… Tout cela doit être défendu, de même que la Marseillaise, qui, si elle exhorte au combat, n’a rien d’un chant belliciste et raciste, certains feraient bien de relire les paroles jusqu’au bout… Je dois même ajouter que l’Occident n’est pas seulement celui des croisades et des guerres de rapines. Bien sûr tout cela est historiquement vrai et ses tendances sont encore vivaces dans les sociétés occidentales. Mais c’est aussi le lieu de naissance de la pensée rationnelle qu’il faut défendre et promouvoir dans cette période de retour de l’irrationnel et du fanatisme religieux. Mettre en avant ces concepts est aussi un combat à mener.

De même la défense de la souveraineté n’a pas grand-chose de « brun ». Il ne me semble pas que les nazis étaient les champions de la souveraineté nationale, ils niaient cette souveraineté et allaient jusqu’à remettre en cause le droit à l’existence de tout un panel de nations. Dans ce cadre, il faut se réapproprier le concept de Nation pour la révolution communiste. L’idée est bien justement que la classe ouvrière, que l’ensemble des travailleurs, deviennent La Nation. Cette souveraineté passe par le respect des choix populaires et donc par la remise en cause de notre appartenance à des organisations supranationales qui privent les peuples de leurs droits démocratiques, je pense bien sûr à l’UE, et on pourrait ajouter qui poussent les peuples à la guerre, là aussi je parle bien sûr de l’OTAN. Battre monnaie est une nécessité pour être autonome et indépendant dans ses choix économiques et ne plus dépendre de la volonté des marchés financiers ou d’une Banque Centrale Européenne soumise, avant tout, aux intérêts des banques d’affaires et des fonds de pensions, tout en favorisant en dernier ressort l’Impérialisme allemand. Dans ce contexte on peut saluer le travail d’un François Asselineau ou, dans un autre registre, d’un PRCF qui s’attaquent de front à la construction européenne et à l’OTAN en s’appuyant sur les faits et les textes juridiques et s’évertuent chaque jour à démontrer que cela n’a jamais rien eu d’une belle idée.

Pire, je refuse de défendre le parlementarisme bourgeois, de plus en plus corrompu, contre l’aspiration, à travers les gilets jaunes, à une démocratie émanant directement des citoyens. Nous savons tous aujourd’hui que la démocratie représentative sert les intérêts des puissants et non ceux des travailleurs, sans parler du fait que de nombreuses études montrent une corrélation quasi parfaite entre le temps d’antenne dans les médias et les résultats électoraux. C’est pour cette raison que quelqu’un comme Etienne Chouard apporte avec le RIC une contribution salutaire à laquelle je suis tout à fait favorable. Si je pense bien sûr qu’il n’y a pas que les aspects politiques et juridiques mais que l’économie est tout aussi essentielle, il faut avouer c’est un bon début et que cela répond à l’aspiration du peuple à devenir maître de son destin.

Défendre l’indépendance de notre nation, de notre peuple, défendre une démocratie populaire faite par et pour l’ensemble des citoyens, promouvoir les conceptions matérialistes et toujours rechercher la vérité, combattre les puissances de l’argent et l’impérialisme c’est bien être « rouge ». Pour tout cela le qualificatif de « brun » est de trop. Il ne sert qu’aux idiots utiles d’un extrême-centre, de plus en plus autoritaire et fascisant, pour discréditer les idées et les élans révolutionnaires d’une part grandissante de la population qui refuse de continuer à vivre dans un système social et économique favorisant sans cesse les ultra-riches au détriment de l’immense majorité des travailleurs et de la planète.

1Propos tenus par une dirigeante de l’UNEF où elle « s’en balek » de Notre Dame, ou qui veut « gazer tous les blancs » : https://lindignation.home.blog/2019/04/20/unef-la-haine-des-blancs-na-rien-a-faire-dans-les-organisations-progressistes/?fbclid=IwAR2hEE0DkkKXMyfQjO08eadtGz4_6IO3_aqtuHCHo1prv5l8wU2l3XIoeAo. Cette bêtise crasse se passe de commentaire et je suis bien content d’avoir fini mes études il y a plusieurs années, période ou ces positionnements n’avaient pas cours.

 

2Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouge-brun. Oui je sais, ce n’est pas le mieux mais elle est plutôt bien écrite, en tous cas je n’aurais pas fait mieux. Je conseille d’ailleurs de lire l’article en toutalité.

 

3Blog Mediapart : https://blogs.mediapart.fr/xipetotec/blog/240414/national-bolchevisme-rouge-brun-historique-dun-concept. Je vous conseille d’aller lire l’article complet qui permet de donner plus de détails sur l’utilisation de cet amalgame douteux.

 

4Voir la vidéo de la Librairie Tropique, une librairie militante parisienne : https://www.youtube.com/watch?v=VAIzj-onpkU. Cet interview est un peu long mais cela vaut vraiment le coup de le regarder en entier. On y apprend justement les raisons des accusations lancées contre Annie Lacroix-Riz par le service de formation de la CGT.

 

5http://www.socialisme-libertaire.fr/2014/10/fiche-technique-comment-reconnaitre-un-rouge-brun.html. Je vous conseille aussi de lire cet article en entier. Le contenu en est édifiant et donne bien la pensée de nos chers gauchistes. Lénine avait raison de qualifier le gauchisme comme une « maladie infantile »…

 

T.

Frontière franco-italienne : liberté de circulation, sauf pour les êtres humains !

Avril 2019 – les contrôles à la frontière franco-italienne sont encore systématiques. Non pas qu’en France. En Italie également.

Quel objectif ? La traque des « nègres », la traque des migrants !

Un noir dans un train : contrôle d’identité assuré. Un blanc : circulation en paix.

Le contrôle au faciès, malgré son interdiction dans la loi française, est devenu la norme des pratiques policières pour faire barrage aux migrants. Quotidiennement, les travailleurs traversant la frontière franco-italienne assistent, devant leurs yeux, à de nombreuses arrestations (avec une totale indifférence désormais, tant l’habitude a pris le dessus). Entraînant dans le même temps des retards de trains, et ainsi une contestation de la SNCF et du service public par les usagers… Tout ça pour notre soi-disant « sécurité » !

Des milliers d’euros dépensés tous les jours à la frontière pour que les migrants soient renvoyés de part et d’autre, entre l’Italie et la France. Pour un résultat nul : soit ils arrivent à passer, soit un drame se produit (on se demande parfois si la deuxième possibilité n’est pas espérée par les autorités).

Quelle est belle notre Union Européenne…

Un bon choix est à prendre le 26 Mai : l’humain d’abord ou la priorité à la mort ?

 

Antonio. G

Gilets rouges – Gilets jaunes : tous unis pour le 1er Mai !

Pour ce 1er Mai, aucun(e) GJ ne doit rester isolé(e) pour être tabassé(e) ou emmené(e) par les forces aux ordres…

Restons unis solidaires et n’ayons surtout pas peur… La force non violente est de notre côté. Légitime défense !

Le pouvoir et ses maîtres ont commencé à avoir sérieusement très peur des Gilets Jaunes… Ces femmes et hommes qui ne badinent pas ni avec la justice ni avec la dignité, qui tiennent bon, ne lâchent rien et n’ont pas peur !

« Une personne consciente, debout, est plus dangereuse pour le pouvoir que dix mille individus endormis et soumis », Gandhi.

Ps : Tous à la manifestation à 10h30 à Gare-Thiers (Nice).

1er Mai.jpg

 

HB

Le 3 Mai dernier, la Préfecture de Nice a tremblé comme jamais : retour sur le mouvement social des cheminots !

Personne n’a pu passer à côté. Le printemps 2018 a été marqué par un important mouvement social au sein de la SNCF. Pourquoi donc ?

Outre la remise en cause du statut des cheminots qui n’est pas, contrairement à ce que peuvent véhiculer les médias, le point principal de la grève, le gouvernement veut faire de cette entreprise publique une « société anonyme », soit un pas majeur vers la privatisation de ce service public… Ajouté à cela, la mise en concurrence du transport ferroviaire s’annonce être très inquiétante pour les usagers. En prenant en compte des réformes similaires dans nos pays voisins, l’Angleterre ou encore l’Allemagne, celles-ci ont débouché sur une hausse très importante des prix des tickets. Sans compter sur la précarisation du métier de cheminots. Macron veut ainsi s’aligner sur les politiques libérales de l’Union Européenne, en justifiant sa politique par la soi-disant « dette du service public ». En effet, il ne s’agit que d’un argument de communication. On parle de 40 milliards de dette de la SNCF. Mais comment peut-on parler de dette alors qu’il s’agit d’un « service public » ? Une partie de celle-ci est liée aux investissements massifs de l’État dans la réalisation des lignes à grande vitesse Paris-Rennes et Paris-Bordeaux, récemment ouvertes. Autant d’investissements qui ont aggravé la dette de la SNCF, mais qui a dans le même temps rapporté beaucoup d’argent aux villes de Bordeaux et de Rennes, et donc à l’État français : il n’y a qu’à voir la hausse du prix de l’immobilier dans la capitale de la Gironde en seulement quelques mois… Pourtant, le gouvernement pourrait être satisfait du fonctionnement de la SNCF ces dernières années : à la fois une hausse importante de la fréquentation, et surtout des bénéfices annuels très encourageants avec près d’1,3 milliards d’euros pour 2017. Cela valait les propos du président du directoire de la SNCF, Guillaume Pépy, en février dernier : « Ces résultats sont un signal positif pour l’avenir du ferroviaire dans notre pays ». Pourquoi donc cette réforme ? Hormis une volonté libérale de détruire le service public ferroviaire, pour ne pas dire tous les services publics nationaux. Ou encore un désir de mettre fin à un bastion historique de la lutte sociale que représente le mouvement des cheminots.

Depuis le 3 avril, ces derniers sont en grève pour une longue séquence annoncée de 3 mois, suivant une logique de 3 jours de travail puis 2 jours de grève, et ainsi de suite. Après un mois de mobilisation massif, le 3 mai était annoncé comme une date majeure pour l’intersyndicale des cheminots des Alpes-Maritimes (CGT – UNSA – CFDT – Sud rail) : en ligne de mire, un rassemblement-concert devant la préfecture, siège de la représentation du pouvoir étatique. Pour l’occasion, la CGT avait fait un appel à l’ensemble des cheminots de la région PACA. Plusieurs bus sont donc venus de Marseille, d’Aix-en-Provence, des Arcs-Draguignan,… En tout, plus de 250 personnes se sont réunis à 10h du matin, avec plusieurs lycéens et étudiants, pour protester contre la réforme de la SNCF. Au vu du nombre et de la colère montante face au non-recul du gouvernement, une idée d’action forte a vite véhiculé auprès des manifestants. En seulement quelques minutes, les cheminots, épaulés par lycéens et étudiants, ont décidé de foncer sur le portail de la préfecture avec fumigènes et tout en musique. Après avoir fait une cinquantaine de mètres au sein même de l’établissement, des dizaines de CRS sont venus pour « protéger » les lieux et faire reculer les manifestants, avec un usage important de gaz lacrymogènes… Une tension palpable pendant près de deux heures, les cheminots désirant discuter avec le préfet. En vain.

Symbole du pacifisme du mouvement social, le chant résistant italien « Bella ciao » a été joué devant le barrage formé par la police nationale. Une journée malgré tout satisfaisante, avec une importante résonance nationale et un signe fort contre le gouvernement ! 

Pour réitérer ce type d’action, la semaine d’après, le 9 mai, a été caractérisée par un rassemblement devant la permanence du député En Marche de la 3ème circonscription des Alpes-Maritimes, Cédric Roussel. Malgré encore une fois un refus de discuter de la part de sa collaboratrice, cette action coup de poing, avec jets de tenues de cheminots, a eu un important écho nationalement. La réponse du député n’a été autre qu’un dépôt de plainte…

Le 14 mai, ce fut au tour d’une grande journée « gare morte » avec manifestation au départ de la Gare-Thiers pour rejoindre la place Masséna. Pour l’occasion, un vaste appel de différentes organisations politiques et syndicales locales a permis de mobiliser près d’un millier de personnes en soutien des cheminots, et ce malgré la pluie.

Cheminots (1)

Même si le combat contre la réforme de la SNCF n’a pas véritablement obtenu gain de cause, ce mouvement social aura été grand par la nature de sa mobilisation ! Et aura été un élément déclencheur de la colère montante des Français, dont tout a explosé quelques mois après avec le mouvement des gilets jaunes… 

K. Gio

INSOLITE : DES ÉTUDIANTS DE CARLONE BIENTÔT PRIÉS D’URINER SUR LE PARVIS

Depuis plus de deux mois, le journal L’Indignation dénonce les conditions de vie et d’études des étudiants de l’Université de Nice !

Après avoir publié des photographies des amphis, des murs, de la BU de la fac de Lettres, des plans d’expertise où se concentre l’amiante – substance cancérogène -, voici des photographies des toilettes de Carlone… Rien à en dire !

 

Toilettes impraticables, cassées, plastifiées, … L’hygiène des étudiants est totalement omise !

Il serait peut-être intéressant de rappeler que de nombreuses maladies se transmettent  de nos jours dans ces lieux indispensables à la vie… Selon l’AFA (Association François-Aupetit), 2 millions de personnes meurent chaque année de maladies dues en grande partie à un problème lié à l’assainissement ! D’où une journée qui fait souvent rire les Français, mais qui est très importante : la journée internationale des toilettes, chaque année, le 19 Novembre.

Comment expliquer l’état de ces toilettes ? Faute de moyens de l’Université ? De l’argent, il y en a. Mais pour les soirées, non pour les WC !

Où va notre monde ?

Peut-être qu’un jour les étudiants seront priés d’uriner sur le parvis de la fac ?

 

Antonio. G

 

Les Français espéraient tout, Macron ne change rien…

Convaincus…

Monsieur « J’AI DIT » a dit qu’il ne change pas d’avis, maintient le cap et aucun de sa triste cour, de sa dérangée basse cour et du « beau » monde qui rode autour ne l’a contredit…

Monsieur « JE, JE » est un grand malade pour qui le pouvoir n’est qu’un jeu, où tout lui est permis :

  • Provoquer et jouer avec les nerfs de celles et ceux qui ne comptent pas à ses yeux, : « les Riens ».
  • Afficher son mépris pour les « gueux », pour sa cour, pour sa « majorité », pour l’ « opposition », pour les élus, pour les magistrats, pour les partis, pour les syndicats, pour les journalistes, pour la police et l’armée qu’il manipule pour parfaire son je(u).
  • Terroriser un peu plus tous ceux qui ont peur de lui pour leur rappeler, qu’en contrepartie de leurs privilèges, ils doivent soumission totale à lui, le maître du jeu…
  • Adresser un message aux gilets jaunes, aux gueux pour leur dire clairement : « vos doléances, le grand débat, vos sacrifices, vos morts, vos éborgnés, vos mutilés, vos tabassés, vos gazés, vos agenouillés, vos embastillés… oubliez et venez en délégations régionales présenter l’allégeance à sa Majesté, Macron, Roi de France et de l’univers et il verra s’il peut faire quelques choses pour vous : agrandir les poubelles pour que vous puissiez vous ravitailler davantage et élargir les restos du cœur par exemple !

La question qui me vient à l’esprit sur ce que je vois et entends aujourd’hui en France est : en dehors de cette résistance exemplaire des GILETS JAUNES, y a-t-il encore des femmes et des hommes libres dans « la patrie des droits de l’homme » ?!

Se laisser traiter avec autant d’arrogance et de mépris par un vaurien me renvoie à une triste époque de l’histoire de France que des amis m’ont racontée, la période sous Pétain avec de nombreux collabos ! Quelle horreur…

NB : Pour gagner du temps, les manipulateurs ont dit aux gens : « attendez la conférence avant de juger et vous allez voir » et ils ont vu !

 

HB